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auteur Louis-René Des Forets

Ouvrages chroniqués

Les Mégères de la mer (suivi de) Poèmes de Samuel Wood
de Louis-René Des Forets
2008
Travaillée par le combat contre la médiation impure des mots et toutes les formes de leurre, la poésie de Louis-René des Forêts rend justice au chant autant qu’au silence. Mince en volume mais pleinement efficiente, l’œuvre poétique de Louis-René des Forêts (1918-2000) tient en deux recueils ne totalisant pas plus d’une soixantaine de pages. Publié en 1967 au Mercure de France, Les Mégères de la mer est un long poème divisé en laisses irrégulières. Près de 300 vers au phrasé d’une ampleur rare - le vers de 13 à 17 pieds excédant largement l’alexandrin. Un poème épique mêlant l’évocation à l’incantation, mû par une fureur sourde, et porté par le rythme obsédant du sabbat des vagues. Une langue à déclamer, à savourer dans sa véhémence comme dans sa richesse...
Richard Blin
octobre 2008
Le Matricule des Anges n°97
Pas à pas jusqu’au dernier
de Louis-René Des Forets
2001
Les derniers fragments d’un Louis-René des Forêts aux abois, "sous le coup de la décharge meurtrière qui va lui couper le souffle". Seule la mort imposera le silence. On retrouve ici la formule du précédent texte de des Forêts : « Le moi réduit à l’état de fragments, parlant sur un mode aussi impersonnel qu’il se peut ». Se succèdent ainsi de brefs développements -qui se font d’ailleurs de plus en plus brefs et nerveux, comme les élancements d’une douleur- dans lesquels règne en maître la troisième personne, parfois contrariée par la violence d’une prise à partie (« Allons réveille-toi, secoue ta vieille carcasse et debout sans tarder »). Les deux ouvrages ne peuvent cependant être confondus : si Ostinato mêlait diverses réminiscences (enfance, guerre,...
Gilles Magniont
décembre 2001
Le Matricule des Anges n°37
Ostinato
de Louis-René Des Forets
Ostinato est paru en février de cette année, plus de vingt ans après sa mise en chantier. Mais une note nous informe qu’il ne s’agit là que « des éléments épars d’un ouvrage en cours, son état excluant toute possibilité d’organisation et sa nature même la perspective d’un aboutissement ». À presque quatre-vingts ans, l’auteur ne faillit pas à une exigence qui aura traversé tous ses livres. La certitude qu’on est « sans cesse à recommencer/ ce qu’on cherche et n’arrive jamais à saisir » 1, imprègne la moindre phrase de cette œuvre murmurée, d’une extrême tension, laissant à chaque mot la...
Christophe Fourvel
juillet 1997
Le Matricule des Anges n°20