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Corpus Auteurs

Gros plan

  • En 1939, Aharon Appelfeld se prénomme encore Erwin. Il a 7 ans, ses parents font partie de la bourgeoisie juive de Cernauti, puisque tel est le nom, alors, de la vénérable, de la majestueuse Czernowitz d’hier. Cette petite Vienne est en effet, depuis plus d’un siècle, la capitale de la Bucovine. Cette région, grande comme la Gironde, annexée par l’Autriche en 1774, incorporée à la Galicie en 1786, fut une des marches de l’Empire austro-hongrois – mais la Roumanie, se retrouvant en 1919 dans le camp des vainqueurs, s’en est emparée. Erwin, cependant, comme ses parents, et comme nombre de leurs (...)

    Aharon Appelfeld

  • Quand, en 2009, paraît Les Veilleurs, on se dit que ce roman-là a été écrit par un vieux briscard de la littérature qui a gardé assez de fraîcheur dans son sang pour marier ensemble une maîtrise impressionnante de la construction romanesque, un imaginaire débridé et une liberté dans le traitement de l’écriture. Un portrait qui colle assez mal avec la photo du très jeune homme qui accompagne la sortie du livre : Vincent Message, qui sourit légèrement, arbore un visage qu’habite encore l’adolescence. L’homme, apprend-on, est né vingt-six ans plus tôt, en 1983 à Paris où il enseigne la littérature à (...)

    Vincent Message

  • Comment nommer un éblouissement collectif reproduit trois mois par an, qui cesse à l’âge adulte et dont la mémoire affecte durablement le restant d’une vie ? Un mirage, une épiphanie, un satori… ? Sur une île grecque minuscule, des familles d’archéologues se retrouvent l’été à investiguer le sol d’un ancien palais. Les pères, érudits, passionnés brillent par leurs comportements fantasques et outranciers. Les mères s’ébrouent en dansant le soir dans les tavernes. Pour les enfants, le monde commence et finit ici, dans une totale liberté. Il palpite « vivant, chaud » dans leurs mains, sous leurs pieds. « Ses (...)

    Christine Avel

  • On est loin du village de Montblanc (Hérault) où se déroulait La Mer c’est pas grand-chose (P.O.L, 2016), loin aussi des manchots empereurs de La Fonte des glaces (P.O.L, 2017). L’Arbre d’obéissance qui paraît cette année, se situe pour l’essentiel dans un désert écrasé de chaleur, abandonné de Dieu si Dieu a jamais existé. Quelques villages de misérables éleveurs sont disséminés à ses abords, quelques ruines témoignent de l’aridité des lieux que ponctue un monastère où « accueillir » ne se décline à aucun temps. C’est là que veut se rendre l’adolescent Théodoret, au grand dam de son père qui le bat pour lui (...)

    Joël Baqué

  • Rien que du blanc où se blottir. » C’est ce que trouvent les trois héros du nouveau roman d’Hélène Gaudy au terme de leur expédition. L’Arctique, l’oubli. Quelques mois d’errance aux confins du XIXe siècle puis la mise au jour, trente ans plus tard, de leurs dépouilles et de leurs minces traces – papiers, pellicules photographiques : l’histoire de Nils Strindberg, de Knut Fraenkel et de Salomon August Andrée tient en quelques effets personnels et a nourri toute une littérature scientifique. Qu’est-ce qu’une écrivaine peut avoir à dire aujourd’hui de ces hommes envolés jadis dans le ciel polaire ? On (...)

    Hélène Gaudy

Notre sélection

Domaine français Raphaël Jerusalmy

La Rose de Saragosse Editions Actes Sud
2018
Contre l’oppression, l’art est une arme, nous dit Raphaël Jerusalmy dans son nouvel opus. Et le romanesque, une belle façon de le faire entendre. On peut se demander de quel désir de littérature est née l’œuvre – en cours – de Raphaël Jerusalmy. Quel besoin de fiction pousse l’ancien officier de renseignement d’Israël à proposer à ses lecteurs des opus diablement romanesques ? La Rose de Saragosse, qui paraît pour cette rentrée hivernale, ne déparerait pas un rayon de littérature populaire : nous sommes en Aragon en 1485, la violence...
Thierry Guichard
janvier 2018
Le Matricule des Anges n°189

Domaine étranger Pedro Mairal

L' Uruguayenne Editions Buchet-Chastel
2018
Pedro Mairal raconte les péripéties d’un écrivain mal-en-point qui tente malgré tout de retrouver une liberté ne pouvant que lui échapper. Etant en quelque sorte toujours coincé dans ce mardi, comme dans le film Un jour sans fin, je me le repasse, l’étudie, l’amplifie dans mon souvenir, je laisse les différents moments croître dans mon cerveau. » La trame de L’Uruguayenne est a priori trop simple pour ne pas frôler le cliché : un écrivain plus ou moins raté de Buenos Aires, dont le couple est au bord de l’implosion, traverse le...
Guillaume Contré
mars 2018
Le Matricule des Anges n°191

Poésie Christophe Manon

Vie & opinion de Gottfried Gröll Editions Dernier télégramme
2017
Le dernier opus de Christophe Manon est un grand éclat de rire (jaune). Son personnage est tout de guingois, dans son corps, dans la pensée et dans la langue. À en perdre les mots. Mon nom est Gröll. Gottfried Gröll. Je penche. » Premier vers d’un triptyque poétique, celui qui emprunte à James Bond son gimmick n’aura de cesse de causer, comme si c’était là tout ce qu’il savait faire, causer en empruntant les mots des autres, en déplaçant, en détournant des expressions, tendre clown blanc jongleur de mots : « gâchis parmentier/ mouche cousue/ blanc comme beige »… Le...
Christine Plantec
février 2018
Le Matricule des Anges n°190

Théâtre Laurent Gaudé

Et les colosses tomberont Editions Actes Sud-Papiers
2018
Laurent Gaudé met en voix le soulèvement des opprimés. Laurent Gaudé a écrit Et les colosses tomberont pour quinze élèves de la promotion 2018 du Conservatoire national supérieur d’Art dramatique de Paris. L’auteur précise : « Au cœur de la pièce, il y a la foule. Les hommes et les femmes qui descendent dans la rue et crient leur colère. Parfois, des personnages apparaissent, à l’occasion d’une scène ou le temps d’un dialogue. La trajectoire de...
Laurence Cazaux
juin 2018
Le Matricule des Anges n°194

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