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Ecritures contemporaines 1
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24.39 €


Article paru dans le N° 024
septembre-octobre 1998

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    Ecritures contemporaines 1

Publiée par la Librairie Minard (qui devrait réviser ses tarifs prohibitifs et ses bulletins d'abonnement incompréhensibles), Ecritures contemporaines consacre son premier numéro aux "Mémoires du récit". Dans sa précieuse introduction (précieuse car claire), Dominique Viart part du principe que nous assistons à un retour du récit dans la littérature. Retour qui n'est pas un simple mouvement de balancier et qui prend en compte les critiques radicales émises dans les années 60-70 sur cette forme. Citant aussi bien les auteurs de la Nouvelle Fiction que les parodies de romans de genre d'Echenoz, il montre que les enjeux du roman aujourd'hui se cherchent du côté de la mémoire. Il inaugure l'objectif de cette revue qui sera de construire "peu à peu un véritable "état critique" de la littérature contemporaine.
A sa suite, les travaux universitaires ici réunis s'attacheront à mettre en relief les procédés et les enjeux des oeuvres d'écrivains comme, entre autres, François Bon (par Valéry Hugotte), Claude Louis-Combet (Jean-Christophe Millois, de Prétexte), Gérard Macé (Françoise Asso), Pierre Michon (Adeline Wrona) ou Marie Redonnet (Marie Darrieusecq). Très bon outil de travail, didactique et intelligent, ce numéro met en appétit malgré une présentation pour le moins austère. On sent que la passion et le désir fondent chaque texte et l'on sait gré aux auteurs de vouloir nous faire partager leur plaisir. Les notes n'envahissent pas l'ouvrage et l'on se dit qu'avec Ecritures contemporaines, ce n'est pas seulement le récit qui fait son retour, c'est aussi peut-être la théorie, en tout cas la critique.
Ecritures contemporaines 1
-
195 pages, 160 F (!)
Librairie Minard 45, rue de St-André
14 123 Fleury/Orne
Mettre en vis-à-vis textes d'écrivains et reproductions en noir et blanc d'oeuvres d'artistes, tel est l'objet de Rehauts, semestriel bien présenté. Les deux artistes qui essuient les plâtres de cette première livraison sont deux femmes : Colette Brunschwig présente quatre lavis à l'encre de Chine qui dégagent un sentiment de puissance et de sérénité, malgré les ratures que le noir recouvre partiellement; Marie Alloy donne à voir quatre gravures plus tourmentées et plus organiques. Côté écrits, on notera le beau poème de François Cheng, le texte sensible et intelligent de Jean-Claude Schneider, les vers incisifs d'Antoine Emaz ("on avance// les pas/ dans un réseau de nerfs"), ceux de Jean-Pierre Chevais qui convoque ronce, araignée et épine sur les gravures de Marie Alloy, un poème correspondance de Jacques Lèbre pour la même ("Ta peinture, elle aussi, me semble bien participer d'une débâcle") et surtout, un très beau texte d'Henri Martraix, tout en pénombre, dans la nostalgie du mythe.
Rehauts N°1
- 55 pages, 65 FF -
abt : 110 FF
105, rue Mouffetard 75 005 Paris

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