Le Matricule des Anges, magazine littéraire

   Le mensuel de la littérature contemporaine
acheter le Matriculeabonnementoffrir un abonnementanciens numeros
Pierre Autin-Grenier
Interview
L'écriture en marche


Pierre Autin-Grenier

par Thierry Guichard



Tous nos interviews

Rencontre entre Brigitte Giraud et Pierre Autin-Grenier, deux écrivains qui, à l'image du bar évoqué par le Lyonnais parviennent " quand même à faire tenir debout ensemble un certain nombre de vies. "

Ils publient tous les deux un roman cet automne, encore que la modestie de l'un ait voulu que le genre n'apparaisse pas au fronton de son livre. On savait que ces deux écrivains-là s'appréciaient. On a eu l'idée de les réunir sur la terrasse de La Salamandre, la maison de Pierre Autin-Grenier pour les faire parler entre eux de leur travail, de leurs attentes, leurs interrogations. Une discussion à l'heure de l'apéritif où s'est fait jour cette angoisse d'être incompris à quoi, semble-t-il, les écrivains d'aujourd'hui immanquablement sont confrontés. Et toujours, malgré tout, ce désir de changer le cours des choses...

Brigitte Giraud, Pierre Autin-Grenier, vous avez suivi tous les deux des voies différentes dans l'écriture de vos livres. Pour autant, ne partagez-vous pas quelques points de vue ?

Brigitte Giraud : Oui. Nos deux derniers livres s'ouvrent sur une citation de Louis Calaferte. Il ne me semble pas que nous ayons déjà parlé de Calaferte ensemble, alors j'aimerais bien que Pierre me dise ce que représente Calaferte pour lui.
Pierre Autin-Grenier
: J'ai découvert Calaferte tout à fait exceptionnellement par un article dans Le Monde alors que sortait Promenade dans un parc (1987). J'ai acheté ensuite Ébauche d'un autoportrait, puis Memento Mori. Je ne l'ai pas connu par Requiem des innocents. Après j'ai tout lu, y compris le Calaferte de la fin qui était un peu trop...
B. G.
: Mystique ?
P. A-G.
: Oui un peu trop pour moi. Ça a été une grande référence dans certains de mes textes, jusqu'à Je ne suis pas un héros (L'Arpenteur, 1993). C'était un grand bonhomme. Et comme je suis édité par le même éditeur, Gérard Bourgadier, ça rajoutait un lien. C'est un des rares à qui j'ai failli écrire pour le rencontrer. Il y a eu lui et Céline, mais Céline, évidemment, il y avait peu de risques que je lui écrive...
B. G.
: Moi j'ai lu Requiem des innocents quand j'avais une vingtaine d'années. C'est un des premiers livres qui m'est tombé entre les mains et je pense que je n'ai pas exactement compris ce qu'il y avait à comprendre dans ce livre du point de vue de la littérature. Mais ce roman m'a fait comprendre qu'on a tous le devoir de faire quelque chose de sa vie, d'où que l'on vienne, y compris de la classe ouvrière. Calaferte a vécu d'une façon plus que modeste.
J'ai ressenti un devoir envers soi-même, une exigence forte de faire quelque chose de sa vie et de garder un cap quoiqu'il arrive. C'était intuitif, je ne peux l'analyser que maintenant. J'ai lu tous ses livres y compris ses Journaux. Un particulièrement me parle énormément : C'est la guerre (1993), qui est magnifique.
P. A-G.
: Justement : on peut rapprocher ton dernier livre, J'apprends de C'est la guerre que tu cites en exergue. Dans la façon de mener le livre, il y a une parenté. D'ailleurs, aussitôt après t'avoir lue, j'ai relu C'est la guerre.
B. G.
: Ah oui ? En fait, j'ai cité Calaferte a posteriori après que le titre a été trouvé très tardivement, juste avant de partir à l'impression. Quand ce titre " J'apprends " est arrivé, ça faisait écho à quelque chose et je n'arrivais pas à savoir à quoi. C'était un écho très très fort. Évidemment, c'était la citation que j'ai alors rajoutée : " J'ai treize ans. Quatorze ans. Quinze ans. J'apprends l'homme. " Une phrase suit que je n'ai pas mise dans le livre : " L'homme est une saloperie. " Dans le contexte de J'apprends, cette phrase n'était pas nécessaire.
La parenté que tu vois, c'est peut-être l'idée de l'enfant qui s'exprime avec le recul, la distance due au fait qu'il est devenu adulte. Pour J'apprends, c'est une enfant qui parle mais ça n'aurait pas pu être écrit par quelqu'un de 20 ans ou qui vient juste de sortir de l'adolescence. Il fallait la distance de quelqu'un de 40 ans ou plus.
Je voulais aussi que tu me parles de Thomas Bernhard que tu cites aussi dans Friterie-bar Brunetti : " Il faut pouvoir se lever et partir de toute société qui n'est bonne à rien ". " Rien " et " inutile " sont des mots qu'on retrouve souvent dans tes livres...
P. A-G.
: J'ai lu tout Thomas Bernhard. Ça a été une grande découverte. L'exergue que j'ai mis rejoint Calaferte et son côté libertaire que j'aime beaucoup. Son esprit révolté.
B. G.
: Mais on est au-delà de la révolte, on est déjà dans le rien et l'inutile, dans le nihilisme, non ?
P. A-G.
: Ah non, je ne suis pas du tout un nihiliste.
B. G.
: Mais tu parles de Cioran aussi...
P. A-G.
: Pour moi Cioran n'est pas nihiliste ! Si j'ai le moral qui remonte à peine à zéro, je lis Cioran et ça va mieux, c'est roboratif et pas du tout nihiliste.
B. G.
: Tu commences Friterie-bar Brunetti par l'idée que te soufflent des amis que raconter cette histoire te soulagera. Qu'en est-il ?
P. A-G.
: Si ça m'a soulagé ? D'une certaine façon oui, sur une petite aventure précise, mais sur l'ensemble de l'existence, rien ne soulage. Je ne pense pas qu'on évolue tellement après 20 ans. Dans sa façon d'appréhender la vie, dans ses révoltes, ses espérances ou ses déceptions.
B. G.
: Oui, tout est donné d'emblée. À la fin du livre tu écris : " Rien de ce qu'on peut dire des frayeurs de l'enfance, des traques et des misères qui empoisonnent toute une existence jamais n'allégera l'âme de quoi que ce soit ".
P. A-G.
: Rien ne soulage vraiment. Mais de dire par l'écrit ce que tu as à dire, c'est une satisfaction tout de même.

Mais est-ce l'acte d'écrire qui soulage, dans la mesure où il permet de sortir du monde pour entrer dans un univers qu'on maîtrise ou tente de maîtriser ?
P. A-G.
: Oui, mais quand j'ai terminé un livre, je ressens quelque chose de bizarre : l'impression de communiquer par un truc de papier avec des gens que je ne connaîtrai jamais. Même si certains m'écrivent ensuite.
B. G.
: Je trouve que cette idée de maîtriser le moment de l'écriture est quelque chose d'important. L'écriture est le seul domaine sur lequel tu as une prise quasi totale, même si beaucoup de choses t'échappent. Tu peux construire ou reconstruire avec des mots ce que tu n'as pas choisi de vivre. C'est une vraie matière dont tu as la responsabilité alors que le reste de ta vie t'échappe en partie. L'écriture, c'est une façon d'avoir une prise et de pouvoir boucler une boucle, avoir un début, une fin, le sentiment d'une toute petite puissance à un moment par rapport au réel. Pas une puissance : une maîtrise qui est hors du réel. Pierre, tu parles de lecteurs qui te sont étrangers mais même le livre que tu as écrit peut te paraître étranger. C'est très étrange de voir ce qu'on écrit. C'est quelque chose qui est hors de soi, qui est à la fois intime et étranger.
P. A-G.
: Le problème d'écrire, c'est : écrire. Se mettre à sa table. Mais le livre fini, on s'inquiète pour tout un bazar de choses : est-ce qu'on va en vendre un certain nombre ? Aura-t-on de la critique ? De plus en plus de questions de ce genre deviennent des soucis que j'aimerais ne plus avoir.
B. G.
: D'autant qu'en général, la façon dont on rend compte des livres dans la presse me fait penser qu'on parle toujours d'un livre qui n'est pas celui qu'on a écrit.
P. A-G.
: Toi encore, tu fais du roman, mais moi avec les textes courts, les critiques ne savent pas quoi dire. Alors ils te mettent dans des catégories comme " rêveur ", " buveur de vin blanc ", et pour faire quinze lignes, l'affaire est réglée. Pour Friterie-bar Brunetti, je devine qu'on va parler de madame Loulou, madame Ginette, le bistrot ; tout le reste va être éludé. Ça m'énerve, mais c'est comme ça.
J'aimerais savoir ce que toi tu attends de ton lecteur ?
B. G.
: J'ai envie de dire que je n'attends rien de mon lecteur. Je ne le vois pas, il n'apparaît pas quand j'écris. (Un temps). J'ai failli appeler mon livre Le Plus Petit Dénominateur commun. Je crois que ça a à voir avec cette question. Avec l'idée d'être quelques-uns qui pensent qu'on peut encore sauver quelque chose. C'est une vision hyper romantique.
P. A-G.
: Non, non, je partage cette vision.
B. G.
: Que la littérature peut nous sauver de quelque chose. Chaque livre me sauve de quelque chose, comme certaines lectures. Mon lien avec le lecteur existe autour de ça.

Est-ce à dire que pour chacun de vous, les livres que vous écrivez tentent de donner ses fondations à une communauté ?
B. G.
: Il y a sûrement quelque chose de ça, mais ça fait un peu rédemption...
P. A-G.
: Ça peut faire aussi résistance. Pas forcément vis-à-vis de la société.
B. G.
: Vis-à-vis de soi-même déjà. La première bagarre c'est celle avec les mots : pour pouvoir nommer au plus juste, au plus précis, le monde dans lequel on vit. On n'a pas beaucoup de temps à passer sur terre, et moi j'ai une grande attente face à la vie. J'attends tout, que tout soit magnifique, que tout soit parfait. C'est quelque chose d'orgueilleux, comme si j'avais droit à ça. Je veux ça pour moi et pour l'ensemble. Sinon, ce n'est pas la peine. Si c'est juste pour être là, passer sur terre, non ! Donc le premier combat, c'est la bataille avec la langue et pour moi l'écriture, c'est la justesse. C'est être au plus juste de ce que je ressens, de ce que je peux dire. On n'a pas le droit de ne pas vivre quelque chose de juste.
À un moment, tu écris que pour toi tout livre serait une simple fantaisie ou une histoire mythique.
P. A-G.
: Comme il faut mettre sur la couverture le genre du livre ; nouvelles, récit, roman, je voulais mettre " fantaisie " et Gérard Bourgadier me l'a fermement déconseillé. Je le voulais par fausse modestie et pour atténuer ou minimiser mes règlements de comptes...

Vous ne vous sentez pas assez légitime de parler comme vous le faites et par conséquent, vous minimisez votre propos pour qu'il n'apparaisse pas outrancier ?
P. A-G.
: Ce n'est pas le minimiser. C'est rester dans ses limites. Entre minimiser et abuser d'une prétention extrême, j'espère me tenir au milieu mais à choisir je préfère minimiser. Dans ce livre, j'espère que des choses sont adoucies par une touche d'ironie ou d'humour, pour atténuer la dureté du propos.
B. G.
: C'est exactement ça ton écriture : il y a une gravité que tu transformes avec une langue qui moi m'a fait beaucoup rire. Une langue extrêmement singulière.
P. A-G.
: Si on écrit, il faut au moins avoir un tout petit ton à soi. Pour quelqu'un qui fait de l'écriture une part de sa vie, c'est primordial.
B. G.
: Ça me semble un minimum...
P. A-G.
: Est-ce que tu t'immerges dans le texte quand tu écris ou au contraire, est-ce que tu te tiens à distance ?
B. G.
: Ce qui m'intéresse, c'est le passage entre le dedans et le dehors. Ce n'est pas être dedans ou être dehors, c'est comment tu as une espèce de zoom qui fonctionne, comment tu t'approches, comment tu t'extraies. Ce n'est pas que dans l'écriture que ça m'intéresse, le passage, l'entre-deux. Quand je suis dans l'écriture, je suis extrêmement dedans, je ne peux pas écrire une phrase si la phrase précédente ne me convient pas. Il faut que les quelques mots qui sont agencés ensemble soient parfaits pour que l'énergie me soit donnée de passer à la phrase suivante. C'est vraiment une question d'énergie. J'écris dans une grande tension. C'est pour ça que je ne suis pas capable de faire de longues phrases. Il y a quelque chose de ramassé, de tendu avec la nécessité d'être au plus juste, au mot près...
P. A-G.
: Tu utilises beaucoup le dictionnaire ?
B. G.
: Non, pas du tout. J'aime bien l'idée que le langage qui me vient pour écrire soit un langage archi utilisé, archi quotidien, archi codé. Par exemple tu dis : " je traverse le hall d'entrée en culotte et je me regarde devant la glace ", cette phrase tu peux la visualiser. Voilà : quand j'écris, j'ai une visualisation absolue de chaque phrase. Chaque phrase passe par le regard.
P. A-G.
: C'est très différent pour moi. Tout passe par mon oreille, par le rythme.
B. G.
: Ce qui m'intéresse, c'est l'idée de basculer aussi, d'être toujours au bord du vide. J'apprends a une écriture plus fragmentaire que mes précédents livres et j'aime bien, à la fin de chaque paragraphe, être au bord du vide.
Je n'ai pas le culte de la phrase courte. J'ai toujours peur de quelque chose de doux. On m'a beaucoup parlé de douceur pour J'apprends et c'est quelque chose qui commence à m'énerver.
P. A-G.
: Je n'ai pas senti beaucoup de douceur, rassure-toi.
B. G.
: Il y a même une certaine violence.

Mais une violence retenue. L'écriture serrée implique une rétention, non ?
B. G.
: Oui, on retient beaucoup. Pierre aussi, tu retiens beaucoup.
P. A-G.
: Heureusement ! (rires) Je me lâche plus quand un livre que j'ai publié suscite beaucoup de malentendus. Par exemple, pour Toute une vie bien ratée, on a parlé de moi comme d'un type qui boit du vin blanc, mange des andouillettes et se repose dans son hamac. Alors, en réaction, mais involontairement, j'ai écrit le texte sur Durruti (ode à l'anarchie, ndlr) qui ouvre L'Éternité est inutile. Je marquais le côté politique, révolte, d'une manière plus forte pour ne plus être assommé avec l'image du farniente, du vin blanc, etc. Là, avec Friterie-bar Brunetti, s'il y a encore malentendu, je pense que je vais être beaucoup moins conciliant...
B. G.
: Malentendu sur quoi ?
P. A-G.
: Qu'on ne voie que le côté " alcoolos au bistrot "
B. G.
: Je ne pense pas qu'il puisse y avoir de malentendu. C'est le livre où tu dis le plus nettement, sans retenue, ce que tu as à dire du monde. Et tes personnages, leur fonction essentielle, c'est de sauver l'humanité...
P. A-G.
: Il me semble que dans tes livres, tu n'utilises pas l'arme de l'humour. Que tu ne mets pas de distance...
B. G.
: Oh, tu me fais de la peine ! Si, il y a de l'humour dans Nico. Il y a de l'ironie et dans ce livre-là, l'ironie a été une arme qui m'a permis d'écrire. J'ai encore en tête le moment où j'écrivais la scène au début où le père pique sa crise alors qu'il prend l'apéro. Il a son ventre qui passe par dessus la ceinture Pierre Cardin, il balance tout alors qu'il y a Casimir à la télé. Bon peut-être que ça ne fait rire que moi... Il me semble que cette distance-là donne une énergie incroyable pour écrire.
P. A-G.
: Ton écriture est autobiographique même si les scènes sont voilées. Envisages-tu de continuer sur cette veine ?
B. G.
: Je n'ai jamais tué mon père ! Ça ne m'intéresse pas tant de mettre en scène ce que j'ai pu vivre. J'ai un livre qui est vraiment autobiographique : À présent (2001, il évoque la disparition accidentelle de son mari, ndlr).
Sur les autres livres, ce qui m'intéresse, c'est de mettre en scène une tension intérieure si forte que je ne peux pas faire autre chose qu'un livre. Chacun de mes livres a pour base quelque chose qui depuis longtemps m'empêche de vivre, me perturbe ou me donne le sentiment d'être hyper vivante. Vivante, c'est être traversée par un flux de vie qui est très difficile à canaliser. Tout est tellement contradictoire : tu peux aller très bien en même temps que tu vas mal. J'ai vraiment l'impression d'être traversée par des flux qui à la fois me mettent parterre et peuvent m'élever très haut. Le malaise que j'éprouve, je vais le mettre en scène à partir de choses que j'éprouve dans ma vie. L'écriture te permet de distordre la réalité et de reconstruire quelque chose à partir d'un vrai malaise qui t'appartient. Ce qui te traverse parfois te dépasse et l'écriture est un bon moyen de faire le tour du propriétaire...
P. A-G.
: Tes cinq livres tournent tous autour de la perte, d'une fracture, d'un refus de grandir ou d'accepter l'âge adulte, non ?
B. G.
: Je trouve que les adultes sont souvent des salauds. Ce qui me révolte vraiment c'est leur pouvoir face à l'enfant. Ils ont le pouvoir de le grandir, d'en faire un être magnifique ou celui de le briser. Plein d'êtres que l'on côtoie sont des êtres brisés à l'intérieur parce que des adultes n'ont pas pris soin d'eux. C'est quelque chose qui me bouleverse.
P. A-G.
: Je suis d'accord avec toi. Mais on peut étendre ça au pouvoir que certains adultes ont sur d'autres adultes.
B. G.
: Oui, tu le dis dans ton livre : on vit dans un monde où on n'est plus dans la conscience de prendre soin de son prochain. Bon, dit comme ça, ça fait un peu curé (rires). On vit dans un monde qui ne nous donne comme modèles que des mecs qui mentent à longueur de journée, qui se comportent de manière ignoble, qui transgressent la loi en permanence mais qui ont le pouvoir...
À un moment, page 32 de Friterie-bar Brunetti, tu parles du don de soi : " C'est un esprit d'une tout autre envergure, voyez-vous, madame Loulou, toute sa noblesse lui vient du don de soi, c'est un tempérament, croyez-moi, une pointure qui ne se pique d'art ; oh la la, non, c'est une artiste ! " Écrire un livre, ça a à voir avec ça ?
P. A-G.
: Comme tu le disais, on écrit pour changer les choses. Mais on se heurte à une organisation politique et sociale qui fait que ce qu'on peut espérer ne tient que du rêve. Si tu ne te révoltes pas, tu ne donnes pas de sens à ta vie.
B. G.
: Tu penses que la Révolution peut encore avoir lieu ?
P. A-G.
: Mais elle va avoir lieu !

Thierry Guichard

   

Revue n° 068
(Novembre-décembre 2005).
Commander.

Pierre Autin-Grenier   agrandir


Livres sur le site
( signale un article critique) :

Toute une vie bien ratée
Histoires secrètes
Légende de Zakhor
L' Éternité est inutile    
Jours anciens
Le Poète pisse dans son violon
Les Radis bleus    
Friterie-bar Brunetti    
Toute une vie bien ratée
Toute une vie bien ratée
Une histoire Vol.1, Je ne suis pas un héros
Là-haut
Un Cri
L' Ange au gilet rouge    
C’est tous les jours comme ça    
Le Poète pisse dans son violon (version symphonique)
Elodie Cordou, la disparition
Histoires secrètes

 

© Le Matricule des Anges et ses rédacteurs

accueil l Le Matricule l courrier l forum l l articles l auteurs l vidéos