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Antonio Lobo Antunes
Interview
Au plus près du coeur


Antonio Lobo Antunes

par Thierry Guichard



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Célèbre chez lui et célébré en Europe, le Portugais António Lobo Antunes bâtit une oeuvre monumentale où s'entend battre le pouls ténu des morts. Dans l'éblouissement d'une langue novatrice et puissante, ses romans mettent à nu l'émotion d'être vivant. Pour longtemps.

C'est le matin au terme duquel les jurés du prix Nobel attribueront leur fameux prix à Herta Müller. Paris s'accroche à l'été indien et les fenêtres sont ouvertes dans la pièce que les éditions Christian Bourgois ont réservée à la rencontre avec António Lobo Antunes. L'homme est là, en chemise bleue, se fend d'un large sourire qui vient contredire la tristesse qu'on voit dans ses yeux. L'écrivain sera durant tout l'entretien à l'image des voix qui hantent son nouveau roman traduit en français, Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone.

La voix grave, presque murmurée tant il articule peu, vient emplir l'espace autour de nous, comme portée par une forme de mélancolie. Habile à éviter de répondre aux questions qu'on lui pose, le romancier laisse la parole faire son chemin, de digressions en digressions, vers ce qui l'obsède inlassablement : l'écriture, la langue, le roman. Capable de citer en français les grands auteurs du passé, mais peu enclin à parler de ses propres livres, le Lisboète use d'un tutoiement qui souvent n'est qu'une autre façon de dire " je ". Comme s'il lui fallait s'effacer, encore et encore, et n'être plus qu'une voix. La sienne et celle de ceux qui l'habitent. Il faut le laisser aller ainsi, puisque c'est ainsi probablement qu'on approchera le plus de cette part incommunicable qui gît dans tous ses livres.

Comment est né Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone ?
Depuis longtemps je voulais écrire un livre sur comment la nuit se transforme en matin. C'est tout ce que j'avais dans la tête. Quand tu es petit, on te couche, il fait nuit et tout de suite, c'est le matin. Pour moi, ça continuait d'être mystérieux, cet intervalle entre la nuit le matin. C'est tout ce que j'avais en tête. Et puis, j'ai commencé à écrire des personnages qui sont dans cet état crépusculaire, proche de l'endormissement... C'était très intéressant de travailler la première version. Le problème, c'était de structurer tout ça.
Vous savez, depuis des livres et des livres, je n'ai rien dans la tête. Je suis aussi pauvre que les morts. Je commence sans rien. Mon nouveau livre sort actuellement au Portugal. Au moment de l'écrire, je n'avais que la phrase du titre et une phrase venue d'une histoire vraie. Une vieille dame m'avait raconté que lorsqu'elle était petite, sa mère l'emmenait voir sa grand-mère qui habitait une maison très sombre, avec de vieux meubles. La petite fille se disait : " comme cette maison doit être triste à trois heures de l'après-midi. " Je n'avais que cette phrase et le titre.
C'est toujours avec de petites choses que je démarre un livre. Au début, pour mes quatre ou cinq premiers livres, je faisais un plan très détaillé et je racontais des histoires. Mais les histoires, je m'en fous. Je ne veux pas raconter des histoires.
Il y a toujours ce noyau incommunicable à l'intérieur de nous et je voudrais avoir la capacité d'y entrer, de le communiquer.
Il y a quelques mois, j'ai été très malade ; je ne savais pas si j'allais vivre ou mourir, et là ce que je ressentais, ce n'était pas la peur, c'était un immense vide. C'est drôle parce que ce livre a été écrit avant la maladie et comme l'écrit Proust, tous les malades attendent avec anxiété l'arrivée du matin. Comme si le jour allait les sauver. À l'hôpital où je suis resté longtemps, je ne dormais pas, je regardais la fenêtre en attendant que le jour vienne... Parfois il y a quelque chose de prémonitoire dans l'écriture. J'ai écrit Exhortation aux crocodiles... Ma femme est morte de la maladie qu'une des voix du livre avait. Tout ce qui était dans le livre a commencé à arriver. C'est très étrange. Et pour Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone, c'était comme si une partie de moi que je ne connais pas savait ce qui allait arriver. Mais je l'ai écrit dans la joie. Ce n'est pas un livre triste ou angoissé parce que je suis dans le plaisir, le plaisir du mot juste. Depuis ce livre-là, j'ai écrit des livres beaucoup plus courts. Ce n'est pas un choix, c'est le livre qui commande.

On a l'impression que tout le livre est une métaphore de la création littéraire : on attend le jour pour échapper à la mort et ce qui finalement nous conduit au matin, c'est l'écriture. Comme si elle était capable d'éloigner la mort ?
Peut-être le sens du livre n'est-il pas à l'intérieur du livre, mais tout autour comme dans une sorte de nuage. Tout ça a été une conquête très lente.
L'autre jour, on m'a envoyé une édition du Cul de Judas (son premier titre traduit en français, ndlr) ; je ne l'avais pas relu et j'ai été étonné. Tous les faits qui étaient écrits là, je les avais oubliés. Et en même temps, je pensais : " merde, je ne pourrais pas écrire comme ça ", ça n'avait rien à voir avec moi, ça a été écrit par un ancêtre à moi. Ma conception de ce que doit être un livre a tellement changé. Malgré ça, j'ai l'impression que tous mes livres forment un continent et qu'ils ont tous été nécessaires pour arriver là où je suis maintenant. En même temps, tu as toujours l'impression que tu n'as pas commencé à faire ton travail. Et je finirai ma vie sans doute sans l'avoir fait. Tu t'approches très lentement de ce que tu penses que doit être un livre. Il faut abolir les catégories : roman, nouvelle, récit, conte, musique, peinture... Même la création des mathématiciens est très proche. Ce n'est pas par un raisonnement qu'on y arrive, mais par une illumination.

Ça nécessite d'être dans certaines dispositions pour écrire ? Vous nous racontiez, il y a quelques années, que vous écriviez longtemps jusqu'à ce que la fatigue vous offre de bonnes lignes...
Oui, parce les mécanismes rationaux sont plus relâchés. La police politique intérieure se défait. Donc ça finit par couler de source et ce que tu écris vient d'une partie de toi que tu ne connais même pas. C'est une question que je me pose : à quel point est-on l'auteur de ce qu'on écrit ? Jusqu'à quel point n'est-on pas, sans le savoir, une voix de la tribu ? Est-ce toi qui parle ou est-ce tout le monde qui parle à travers toi ?
Chaque fois qu'on me donne un prix, je me sens un peu malhonnête... parce que, qui a écrit ça ? D'où est-ce que cela vient ?
Bien sûr qu'il faut beaucoup travailler, travailler, travailler et être patient. Mais plus le temps passe, plus tu deviens humble vis-à-vis du matériel. Tout dépend de la première version et des possibilités internes du livre. Je m'étonne qu'on publie toujours tant de romans parce que c'est si difficile d'écrire. Combien y a-t-il de grands romanciers dans le monde ? S'il y en a quatre ou cinq, c'est déjà pas mal. On est très loin de l'âge d'or du XIXe siècle où il y avait trente génies en même temps. Aujourd'hui il n'y en a pas tant : tu commences à lire un livre et tout de suite tu as envie de le corriger.

Une des voix du roman exprime le souhait que le livre fini, elle puisse continuer à vivre. Un roman servirait à ça ? Rendre immortel jusqu'au personnage ?
Je ne suis pas sûr que ce livre soit rempli de personnages. Je ne les vois pas. Je me demande si ce n'est pas une voix qui change, qui revient, qui repart.
Il y a cinq ans, mon père est mort et c'était très étrange parce qu'il a continué d'échanger avec moi, comme s'il y avait un dialogue sans parole entre nous. C'est très curieux le rapport d'un homme avec son père, parce que ton père, c'est quelqu'un qui est entre toi et la mort. Une fois qu'il est décédé, tu sais que la prochaine fois que la mort viendra sonner à ta porte ce sera à toi d'aller ouvrir. Mon père a continué à se transformer à l'intérieur de moi. Ça a duré trois ou quatre ans et maintenant je crois qu'on est en paix tous les deux.
Les bons livres sont comme ça. Ils continuent à l'intérieur de nous quand ils ont été importants pour nous. Il y a un an, j'ai commencé une collection pour faire publier des auteurs qui sont tombés dans le domaine public. On a appelé ça " bibliothèque Lobo Antunes ", parce que mon nom fait vendre... On a commencé par deux livres : La Mort d'Ivan Illich de Tolstoï et Sapho de Daudet qui avaient été publiés la même année. La première fois que j'ai lu Sapho, j'avais 14 ou 15 ans. D'un point de vue technique, c'est admirable. Daudet chemine sur la lame du rasoir sans jamais tomber dans le sentimentalisme, dans le pathétique ou le ridicule. C'est incroyable ce qu'il arrive à faire avec cette histoire d'amour si délicate. Ce livre a conservé sa force et sa fraîcheur. L'éditeur qui publie ma " bibliothèque " en a déjà tiré cinq éditions ! Pour un auteur que personne ne lisait avant au Portugal... Ensuite, on a publié un Balzac, un Svevo...

" C'est ce que je voudrais faire : arranger les mots de telle façon que les gens en aient le goût dans la bouche et pouvoir dire que l'oeuvre "survivra au temps, au fer et au feu" ".

Michelle Giudicelli, votre traductrice française a voulu donner dans une préface quelques éclaircissements sur le roman afin d'aider le lecteur à y pénétrer. Pourtant, ce n'est pas votre livre le plus compliqué, si ?
Pour moi, c'est tellement clair ! Je disais qu'il n'y a pas d'histoire dans ce livre, mais il y a des micro histoires de quelques lignes. On a sorti un immense dictionnaire sur moi, comme on en fait pour les morts, écrit par des universitaires : quand tu lis ça, tu as toujours l'impression qu'ils restent à l'écume des choses, qu'ils ne te lisent pas de l'intérieur. C'est ce qu'on appelle le lecteur commun qui te lit sans préjugés de formation et qui peut comprendre, sentir, jouir du livre.
Il est un peu tôt pour savoir ce que j'ai apporté ou non. Je travaille dans le noir. Quand tu écris tu es tellement occupé à régler les problèmes techniques que l'écriture te pose que tu ne réfléchis pas à l'ensemble. Tu chemines à tâtons comme un aveugle en essayant de résoudre tous ces obstacles qui se mettent sur ton chemin.
J'ai toujours peur de décevoir. J'ai très peur de faire un livre qui ne serait pas bien sans en avoir conscience. J'ai beaucoup de chemin encore à faire. Mais le temps nous est mesuré. Chaque livre est presque négocié avec la mort : " laisse-moi encore écrire un, deux ou trois livres ". Parce que tu bâtis toute ta vie en fonction de ça.

Vous évoquiez le fait que dans Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone, c'était peut-être la même voix qui courait. N'est-ce pas une même voix qui traverse presque tous vos livres ?
Oui, je suis tout à fait d'accord.
Vous allez voir les livres qui suivent. Ils sont très différents. On apprend avec le travail. C'est long, mais on apprend. De plus en plus, il faut que tu te donnes des défis. Écrire devient un défi : je ne vais pas me laisser vaincre par une feuille de papier, par des mots. De plus en plus j'essaie de parler de choses qui par définition sont indicibles, qui sont intraduisibles en paroles. Comment transformer en mots des choses qui sont antérieures aux mots ?
Il y a des écrivains qu'on ne peut pas bien traduire, comme Pouchkine qui en russe est un très grand écrivain. Quand Pouchkine emploie le mot viande, on a le goût de la viande dans la bouche. Mais le mot viande est toujours le même. Ça a à voir avec le mot placé avant et le mot placé après. On n'est jamais arrivé à donner ça dans les traductions.
C'est ce que je voudrais faire : arranger les mots de telle façon que les gens en aient le goût dans la bouche et pouvoir dire que l'oeuvre " survivra au temps, au fer et au feu. " L'oeuvre de Pouchkine a survécu.

Dans ce roman, plus que dans les précédents, vous coupez des phrases, vous les amputez de ce qui doit logiquement les conclure, que l'on devine cependant. Est-ce une façon d'aspirer le lecteur à l'intérieur du livre, en l'obligeant à combler, avec sa propre sensibilité, les parts manquantes des récits ?
J'aime bien au cirque ces Chinois qui font tourner des assiettes au sommet de longs bâtons. Ils en font tourner une, puis une autre, puis d'autres encore et doivent courir d'un bâton à l'autre pour les empêcher de tomber. L'écriture est ainsi.
Mais, d'autre part, c'est comme ça que nous fonctionnons à l'intérieur de nous, dans notre silence. Il y a des bribes de pensée qui viennent, tu les perds, tu les retrouves plus tard.
Des images te viennent et comment les transformer en mots ?

Et comment transformer les phrases en présence ?
Voilà ! Et comment leur donner du sang, de la vie ? C'est un travail apparemment impossible, mais si tu travailles beaucoup, tu peux y arriver... plus ou moins.
Je ne comprends pas quand on dit que mes livres sont compliqués. C'est tellement clair pour moi.
Ceux qui disent ça ont peut-être une grille de lecture seulement intellectuelle alors qu'il faut vous lire avec le coeur, non ?

Oui, il faut développer les émotions. Tu dois lire avec le coeur. Mais ça a à voir avec les habitudes de lecture. Les gens vont lire un livre pour y trouver une histoire. Je n'ai rien contre : j'aime bien lire Simenon ou Garcia Marquez. J'en éprouve beaucoup de plaisir. Ce sont des auteurs que j'aime lire, mais je n'aurais pas aimé écrire leurs livres. Je les admire et je les respecte, mais ce n'est pas ça que je veux faire. Je veux apporter quelque chose de différent.
Quand tu écris, si tu es fidèle à toi-même, comme ton expérience est unique, tu vas apporter des choses nouvelles qui en même temps sont des choses que tout le monde ressent. Ce n'est pas du tout de l'écriture expérimentale, c'est essayer d'être plus près du coeur des choses.
Quand j'écris, je veux être plus près du coeur de la vie ; je m'en approche, mais je pourrai toujours être plus près. J'aurais besoin de je ne sais pas combien d'années pour arriver à faire ce que je veux faire. Mais " c'est peut-être ne pas y arriver qui fait notre grandeur " comme aurait dit Goethe. Ce n'est pas la grandeur qui m'intéresse, mais c'est d'être près des gens.
Mon tableau préféré, c'est peut-être " Les Ménines " de Velázquez. C'est un livre extraordinaire, c'est une symphonie : tout le tableau semble construit autour du portrait qui est au fond. C'est juste un détail. Le noyau d'un livre est construit comme ça ; à première vue, même pour l'auteur, c'est un détail qui n'a pas beaucoup d'importance et pourtant tout le matériel se cristallise autour de ça, toutes les émotions sont générées par un petit truc anodin. Au fond, tu n'as pas beaucoup de liberté quand tu écris. Tu ne diriges pas le livre, tu es à son écoute.
J'écris des chroniques pour la presse, parce qu'on me paie bien, mais c'est comme une piscine pour enfants : l'eau t'arrive à la ceinture, donc il n'y a pas de danger, tu ne risques pas de te noyer dans ces petits textes qui ne sont pas importants et qui sont faciles. C'est dans les romans que tu joues ta vie.
Quand tu écris un livre tu vis tout le temps avec lui, tu te couches avec lui, tu te lèves avec lui. Mes filles me disaient souvent : " tu passes tout ton temps à écrire et quand tu n'écris pas tu regardes le plafond. " Entre deux livres, tu te demandes si l'écriture va revenir, si ce n'est pas fini. Car ça vient de régions en toi que tu ne connais pas et dont tu ne sais même pas si elles t'appartiennent. L'écriture est peut-être une grâce, au sens religieux du mot.
On a vendu au Portugal un million de mes livres ! Pour onze millions d'habitants... Mais combien me lisent ? Peut-être faut-il que mes livres soient juste sur une étagère. Je suis devenu posthume...

Si vos livres étaient lus par un ou deux millions de personnes, vous pensez que ça pourrait changer peu ou prou le monde ?
Je ne sais pas. Le seul livre que je connaisse qui a changé quelque chose, c'est La Légende des siècles. Quand j'étais en Afrique pendant la guerre (guerre coloniale en Angola, ndlr), on était généralement bombardé vers 23 heures. Entre le dîner et les bombardements, ce temps d'attente était très angoissant. Ça commençait toujours par des tirs de mitraillettes qu'on appelait " la couturière " parce qu'elle faisait tac-tac-tac-tac-tac... Un jour, le capitaine a reçu La Légende des siècles en deux tomes. À la fin du dîner, il l'a lu à voix haute en français. Certains soldats peut-être ne comprenaient pas beaucoup de mots et pourtant, c'était extraordinaire. Ces garçons qui avaient été entraînés si longtemps à tuer ou à mourir écoutaient cette poésie. Soudain, alors que je croyais qu'un livre était plus inutile qu'un comprimé d'aspirine, j'ai compris que ça pouvait beaucoup nous aider. J'ai une infinie gratitude, une dette, moi comme les autres, pour Victor Hugo. C'est une expérience unique que je n'oublierai jamais. Donc, les livres ont quand même une utilité. Surtout la poésie.

Pour beaucoup, le prix Nobel de littérature aurait dû déjà vous revenir. Comment vivez-vous le fait de n'être pas couronné par Stockholm ?
Ça fait des années que je n'y pense pas. Les prix littéraires me sont arrivés quand je ne pensais pas les avoir. Le Jérusalem, le Camoens, le Rulfo, etc. mais finalement, les prix n'ont aucune relation avec la littérature. Comme je le disais, je ne me sens pas très honnête quand je reçois un prix, car qui a écrit mes livres ? Plus tu es sûr de ton travail, moins les prix ont d'importance.
Évidemment que le Nobel est le plus médiatique des prix. Mais qui l'a gagné, il y a trois ans ? Je ne m'en souviens pas. Il faut relativiser tout ça et ne pas y accorder beaucoup d'importance.
Tolstoï n'a pas eu le Nobel et c'était pourtant le plus grand. Si lui ne l'a pas eu...
D'avoir été malade m'a permis de beaucoup relativiser tout ça. Je sais qu'on va continuer à lire mes livres quand je serai mort. Mais à quoi ça me sert ? À rien.
Quand même, les très bons livres nous redonnent, à tous, une humanité et une dignité que d'ordinaire on n'a pas. Il faut en être fier. Les livres nous redonnent l'orgueil d'être hommes. Ils donnent un plaisir unique. Une joie.

Thierry Guichard

   

Revue n° 108
(Novembre-décembre 2009).
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