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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • La voix qui crie dans le désert

    Lmda N°235 Quinze nouvelles de Franz Bartelt, lampadaire de l’absurde et détergent métaphysique : lumineux, corrosif.

    Souvenirs du théâtre des opérations

    Quinze tranches de vie à la première personne : à chaque fois et en quinze à vingt pages, un homme, une femme ou un enfant monologue. Le premier talent de Franz Bartelt est déjà dans sa ventriloquie, parce qu’il est un maître de la nouvelle dont il obtint le prix Goncourt en 2006 pour Le Bar des habitudes. Mais le plaisir que prend le lecteur à écouter ces quinze voix serait incomplet si...
  • Les Vieux Garçons

    Domaine étranger La mort lente Au printemps 1870, sous les yeux de son frère Edmond, Jules de Goncourt affronte le délire et l’aphasie : Alain Claude Sulzer scrute cette débâcle. Tout ce qui dans ces pages va nous être raconté pourrait peut-être s’intituler Histoire d’un déni. Lorsqu’il relate dans son Journal la mort de son frère, Edmond de Goncourt écrit en effet : « M’interrogeant longuement, j’ai la conviction qu’il est mort du travail de la forme, de la peine du style ». Depuis des années, ils travaillent ensemble à produire des romans qui s’efforceraient de rendre compte de la réalité mais avec une acuité...
  • Aby

    Domaine français Conjurer la peur Ou comment un roman parvient à approcher l’une des figures les plus fascinantes du XXe siècle, l’historien de l’art Aby Warburg. Il arrive qu’en dépit de la distance qui les sépare, deux corps soient ramenés sur un même plan d’existence. » Marie de Quatrebarbes remarque que, chaque soir, vers la fin de sa vie, Aby Warburg s’endort face à un portrait de Nietzsche qu’il a acquis. Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés mais l’un et l’autre ont fait l’épreuve de la folie et n’ont cessé, malgré l’effondrement intérieur, d’entretenir une vision vitaliste et...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Michou mi-chèvre

Affronter (Hollande). Chavirer (Lafon). S’adapter (Dupont-Monod). Pas dormir (Darrieussecq). Frappant, cette flopée de titres à l’infinitif ces derniers mois. Michel Houellebecq, en champion, ferme le ban. Anéantir, qui dit mieux ? Son ouvrage – couverture cartonnée blanche, élégant signet rouge – détonne au rayon livres. L’auteur semble bander les muscles dès la sortie du vestiaire. De la part de celui qui cultivait jusqu’alors un genre de dandysme débraillé, ce soin soudain porté à l’apparence surprend et paraît presque suspect. Difficile pourtant de critiquer Houellebecq. Si ça se...
Le Matricule des Anges n°230
Shubhangi Swarup

un auteur

Shubhangi Swarup

Chronique
Traduction

Muriel Morelli *

Dissipatio H.G., de Guido Morselli. Quand Delphine Valentin des éditions Rivages m’a proposé de retraduire Dissipatio H.G., j’étais ravie, mais un peu impressionnée. Guido Morselli, en Italie, est un auteur culte, archétype de l’écrivain maudit ignoré de son vivant, mais qui s’obstine à bâtir une œuvre rigoureuse, un style reconnaissable entre tous. Juste après sa mort, Adelphi publiera ses huit romans. Parmi les plus beaux, Le Passé à venir, une uchronie sur la Grande Guerre, Rome sans Pape, un roman d’anticipation sur l’Église catholique et Dissipatio H.G., un récit apocalyptique et métaphysique, sa dernière œuvre, sans...
Le Matricule des Anges n°234
  • Les Aquarelles de l’architecte Engel

    Domaine étranger Helsinki retrouvée Journal intime fictionnel de l’architecte allemand qui créa la capitale finlandaise au début du XIXe siècle, le sensible roman de Jukka Viikila entrelace destins de ville et d’homme. Dans ce roman qui a valu à l’auteur le prix le plus prestigieux de Finlande, il y a d’abord l’histoire d’une domination peu discutée chez nous. Élément exogène, l’Allemand Carl Ludvig Engel conçoit les églises, écoles, prisons, phares qu’il dessine pour ce qui était alors un grand-duché russe comme « les feuilles d’un arbre immense, l’arbre du tsar ». On y parle allemand et suédois dans les rues, finnois au-dehors. La Finlande apparaît à...
  • Temps permettant

    Poésie Ce besoin de concrétude Le pari de Christine Lapostolle : regarder par la fenêtre, tendre l’oreille vers le dehors et écrire, sur une année, la vie dans ses fluctuations arbitraires. Des lumières éparses clignotent dans le port/ personne n’a organisé cet éclairage/ selon des critères de beauté/ personne n’a cherché à en faire un spectacle ». C’est exactement ce à quoi la romancière Christine Lapostolle s’emploie dans son dernier opus : noter ce qui apparaît depuis sa fenêtre donnant sur la rade de Brest. Le monde extérieur tel qu’en lui-même, sans personne pour le mettre en scène, afin que jamais le réel ne se meuve en...
  • Cingria. L’extincteur et l’incendiaire

    Histoire littéraire Dans un alphabet vociférant Écrivain baroque à la spontanéité déflagrante, à la prose aussi somptueuse que capricante, Charles-Albert Cingria avait un sens inné de l’illumination continuelle. Un livre-album lui rend magnifiquement hommage. Que reste-t-il d’une vie ? Quelques traces, des objets, les fétiches d’une présence. Mais ce « presque rien » peut constituer le sésame ouvrant à la vérité intime de cette vie. C’est exactement ce que nous propose L’Extincteur et l’Incendiaire, un livre-album où Charles-Albert Cingria (1883-1954) prend corps et existence au cœur du paysage culturel qui fut le sien. Couronnant la publication des Œuvres complètes (à L’Âge d’homme), il permet...
  • Ce que vit le rhinocéros lorsqu’Il regarda de l’autre côte de la clôture

    Théâtre Une fable uppercut Les animaux d’un petit « zoo-en-noir-et-blanc du genre minable » nous interrogent sur notre capacité à agir et résister ensemble. Ce que vit le rhinocéros lorsqu’il regarda de l’autre côté de la clôture s’ouvre sur une séquence intitulée : « Imaginez un zoo ». Un zoo d’il y a longtemps, nous précise-t-on. Quatre narrateurs nous racontent un premier événement dramatique : la mort du rhinocéros du Bengale. Les narrateurs vont également jouer les animaux du zoo. Pour Papa Babouin : « la chose est claire comme de l’eau de roche : le rhinocéros s’est mêlé d’affaires qui ne...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Charniers et pigments

Aquafortiste symboliste, prosateur et poète, peintre de la Provence et des âmes, Valère Bernard le polytalentueux était « broyeur de noir ». Aussi célèbres que les ports d’Alger ou de Marseille par Albert Marquet, le « Débarquement d’oranges » ou « La rixe » de Valère Bernard sont des toiles que tous les amateurs de couleurs et de soleil connaissent. Plus rares sont ceux qui lisent Bernard, mais il y a fort à parier qu’un coup de projecteur sur ses gravures à monstres, créatures dévorantes et femmes à ongles devrait attirer à lui de nouvelles curiosités… Comme en 1988, l’exposition du musée des Beaux-Arts de Toulon avait permis de redécouvrir ce talentueux protéiforme, ce « symboliste au double visage : le peintre de...
Le Matricule des Anges n°168