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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • La guerre des classes a bien lieu

    Lmda N°228 Depuis quatre ans Arno Bertina suit la lutte des ouvriers et cadres de l’usine GM&S de La Souterraine (Creuse). Et recueille leurs paroles, leurs sourires et leurs larmes pour dire la violence tue d’un libéralisme de margoulins.

    Ceux qui trop supportent

    Il y a des postures qu’on ne peut tenir longtemps. Arno Bertina avait coutume de dire que son engagement politique appartenait à sa vie de citoyen, pas à son rôle d’écrivain. Mais la pression du « plafond de verre » aura été trop forte : après la publication de Des châteaux qui brûlent, le citoyen Bertina rencontre les salariés de GM&S dont la lutte va les conduire sur les marches du festival...
  • Quality Land

    Domaine étranger Utopie sans qualités Dans une satire divertissante, Marc-Uwe Kling épingle notre monde ultra-technologique. L’Autrichien Robert Musil avait publié dès 1931 L’Homme sans qualités, roman réaliste qui mettait en scène un personnage dont les caractéristiques s’effaçaient au-devant d’une société spéculative. Avec l’Allemand Marc-Uwe Kling (né en 1982) l’homme, dans tout ce qui fait son individualité et son libre arbitre est définitivement vaporisé. Nous sommes cette fois dans un roman de science-fiction, quoiqu’il soit bien proche de nous : Quality...
  • Le Fils de l’homme

    Domaine français La pitié et la terreur Tout en perceptions sensorielles et sens de la fatalité, le cinquième roman de Jean-Baptiste Del Amo nous plonge dans le vertige mortel d’un homme aux prises avec une ascendance gangrenée par la violence. Après Règne animal (Gallimard, 2016), son roman réquisitoire sur la souffrance animale, c’est le thème de la transmission que s’attache Del Amo dans Le Fils de l’homme, à la façon dont, du père au fils, se transmet la violence. Et très symboliquement les protagonistes n’ont pas de nom, ils incarnent les figures génériques de la cellule familiale, à savoir le père, la mère et le fils. Un modèle d’organisation sociale qui date des origines...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Une histoire de rachat

Franz-Olivier Giesbert prévient qu’on l’a échappé belle. N’était sa ténacité, ce livre « n’aurait jamais dû exister ». Initialement, le journaliste devait tenir la fonction de prête-plume pour le compte de Bernard Tapie : dépêché par les éditions Plon, il avait pour mission de recueillir ses souvenirs pour en renouer ensuite le fil dans un volume de Mémoires. Assez vite, les deux hommes s’étaient déchirés sur la matière du texte à venir : l’écrivain comptait « débiter de belles tranches de vie bien saignantes » quand le chef d’entreprise, refusant de s’épancher, souhaitait plutôt exposer...
Le Matricule des Anges n°225
Olga Tokarczuk

un auteur

Olga Tokarczuk

Chronique
Traduction

Chloé Billon

Baba Yaga a pondu un œuf de Dubravka Ugrešić La complexité de l’écriture de Dubravka Ugrešić est liée à sa manière de concevoir son œuvre littéraire, à la croisée de plusieurs genres : autofiction, fiction, et réflexion socio-politique. Baba Yaga a pondu un œuf en est une claire illustration, puisqu’il est divisé en trois parties, correspondant presque exactement à cette subdivision, qui abordent chacune à leur manière un thème central : le vieillissement, particulièrement celui des femmes. Presque, parce que les frontières sont floues, les motifs se répondent, les personnages passent d’un récit à l’autre sans se soucier des genres...
Le Matricule des Anges n°222
  • Pages du Journal d’un fou

    Domaine étranger Coup de foudre à Saint-Pétersbourg Une nouvelle traduction est l’opportunité de relire un texte fondateur, première expression littéraire de l’aliénation du travail bureaucratique. J’exige de la nourriture – de cette nourriture qui rassasierait et réjouirait mon âme », s’exclame à un moment donné le « fou » que Nicolas Gogol invente en 1835 pour qu’il incarne une figure alors peu abordée par la littérature, celle du rond-de-cuir à la vie terne, une sorte d’enterré vivant qui trouvera plus tard, chez Kafka ou Walser, une vie littéraire intense. Ce hiatus entre la vie menée et les aspirations (forcément immenses,...
  • Duende

    Poésie L'œil écoute Jean de Breyne suit le chant impersonnel du poème, basse fréquence murmurée qui l’ouvre à tout ce qui, du temps, reste peut-être chantable. Poète discret (né en 1943), photographe, fondateur de la galerie-librairie l’Ollave à Lyon, puis éditeur d’essais d’artistes ainsi que d’un « Domaine croate/poésie » depuis 2012 avec Martina Kramer, Jean de Breyne mène de front toutes ces activités sans suffisance ni prétention. L’homme conduit sa barque lente depuis le Luberon où il vit depuis trente ans. Il sait la volonté nécessaire et cette invitation régulière que l’écrivain se donne,...
  • Arthur Cravan, la terreur des fauves

    Histoire littéraire Arthur Cravan, le poète immodéré Un recueil mélangeant documents, correspondance amoureuse et biographie est l’opportunité de redécouvrir la vitalité et la pertinence d’une figure fondamentale du pré-dadaïsme. Dans l’histoire de la boxe, on connaît la place particulière réservée à Arthur Cravan, le poète-boxeur », celui qui affronta « el gran Jack Johnson, campeón del mundo » lors d’un combat plus ou moins truqué à Barcelone en 1916 (qu’il perdit), celui encore dont « personne n’ignore le goût poétique pour les coups de poing, réels ou littéraires, qu’il pouvait asséner aux écrivains ou aux peintres dont il voulait se payer la tête » et qui fit...
  • La Dernière Nuit du monde

    Théâtre Tuer la nuit Laurent Gaudé nous plonge dans un monde où l’humanité, en s’affranchissant du sommeil, s’aveugle de lumière. C’est rare que Laurent Gaudé nous immerge dans une dystopie. Nous sommes très vite happés par cette pièce, La Dernière Nuit du monde, que nous parcourons fébrilement. L’épopée politique se doublant d’une histoire d’amour comme pour mieux nous tenir en haleine. Le tout porté par un souffle lyrique et poétique dont l’écrivain a le secret. C’est troublant de ressentir comment ce monde inventé tend un miroir à notre société aux prises avec une...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Le barde des Maures

Chantre de la Provence, Jean Aicard (1848-1921) connut une carrière soutenue par la chance et la reconnaissance. Trop peut-être. On se penche rarement, dans le cadre de cette rubrique, sur le sort des académiciens disparus dont l’œuvre dort d’un sommeil mérité que la postérité se garde bien de troubler. Irait-on s’inquiéter du sort de la littérature d’un Marcel Prévost ? Il s’en faut pourtant que les chenus du quai Conti aient toujours été de piètres auteurs. Un habile mélange d’écrivains en vogue et de vraies plumes a toujours prévalu sous la coupole, comme le démontrera, peut-être, ce qui suit, puisque Jean Aicard fut de cette compagnie en un temps où elle comptait encore. Jean Aicard est peut-être né coiffé, le...
Le Matricule des Anges n°113