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Théâtre Simplement humains

février 2008 | Le Matricule des Anges n°90 | par Laurence Cazaux

Je ne suis jamais allé à Bagdad

Maintenant, le mieux c’est qu’on se marie. Je ne déménage plus. " La première réplique de Je ne suis jamais allé à Bagdad donne le ton et l’humour de cette pièce, construite comme un huis clos à trois : un homme, une femme et une télévision. Gloria et Rogério déménagent pendant la Guerre du Golfe. Lui est obsédé par le fait de suivre les informations à la télévision. Elle doit se faire opérer prochainement, une opération qui semble lui interdire de pouvoir enfanter par la suite. Je ne suis jamais allé à Bagdad dure le temps de ranger l’appartement. La pièce est un curieux mélange : une bonne dose de quotidien avec des questions aussi graves que le fait de savoir s’il faut ou non cirer le parquet, des discussions plutôt vives à propos de la guerre et du monde tel qu’il va, des interrogations sur l’amour, la vie, la menace de mort qui plane sur Gloria et les morts de cette guerre se percutant fréquemment.
La pièce d’Abel Neves peut sembler bavarde, elle traite de petits moments de vie, rien de tonitruant, simplement le fait de traverser des épreuves et d’en sortir un peu plus humain. C’est en cela qu’elle est touchante. Face à la mort, le désir de poésie prend naissance, le désir de petites choses immobiles, simples à contenter comme le fait de rester assis auprès des bouleaux de son enfance, d’entendre la rivière, les cigales et les chiens : « J’aime beaucoup entendre les chiens les nuits d’été. On dirait que les étoiles se rapprochent de nous. » Deux rapports au monde au final s’affrontent, celui de l’information, du petit écran, et la sensation plus vaste de faire partie du cosmos.

Je ne suis jamais allé à Bagdad d’Abel Neves
Traduit du portugais par Alexandra Moreira Da Silva, Les Solitaires Intempestifs, 80 pages, 10

Simplement humains Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°90 , février 2008.
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