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Histoire littéraire Manifeste du roman populiste, de Léon Lemonnier

mai 2017 | Le Matricule des Anges n°183 | par Éric Dussert

Manifeste du roman populiste et autres textes

Si l’on se souvient bien du critique d’art belge Camille Lemonnier, on doit constater qu’il a fait de l’ombre à Léon Lemonnier (1890-1953), pédagogue de la Sorbonne et écrivain à la notoriété flageolante. À la fin des années 1920, il fut le fondateur avec André Thérive du « populisme », une école littéraire oubliée elle-même, et pas seulement à cause du choix malheureux de ses créateurs au moment de la nommer. Le plus notoire de leur action ? le premier prix Populiste attribué en 1931 à L’Hôtel du Nord d’Eugène Dabit (le prix existe toujours, il a été attribué à Hugo Boris pour Police en 2016). Un peu fragile côté théorie, le populisme tenait à illustrer le monde populaire en tant que décor à usage littéraire. Beaucoup trop candide à une époque où la vie politique se révélait tellurique, c’est l’histoire d’une initiative maladroite et à contretemps.
Né en 1890 à Rouen, mort en 1953 à Paris, Léon Lemonnier a laissé une flopée d’essais de vulgarisation qui n’étaient pas destinés à durer, et sept romans dont le nombre des lecteurs ne justifie toujours pas une réédition. André Thérive (1891-1967) est à peu près dans le même cas pour ce qui est de son œuvre littéraire. En 1929, il atteignait cependant à la notoriété en remplaçant Paul Souday au poste envié de critique littéraire au Temps, l’équivalent du Monde. On ignore ce qui pour ces deux hommes primait dans leur engagement très esthète, mais leur proposition littéraire fut reçue avec beaucoup de réserves. La concurrence à gauche du concept de littérature prolétarienne émis par Henry Poulaille (Nouvel Âge littéraire, 1930) effaça leur initiative. Et puis le mot « populisme » qui avait pris mauvaise allure depuis longtemps en Europe centrale finit par effacer les dernières traces de leur « mouvement ». S’il s’était un tant soit peu intéressé à la philosophie et à la sociologie politique de son temps, Léon Lemonnier aurait porté son choix sur « démotisme » qui, quoique plus obscur, l’aurait protégé des miasmes et lui aurait même valu une réputation de modernité indéniable. Éric Dussert

Manifeste du roman populiste, de Léon Lemonnier
Préface de François Ouellet,
La Thébaïde, 186 pages, 16

Manifeste du roman populiste, de Léon Lemonnier Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°183 , mai 2017.
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