La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger British camarde

mars 2019 | Le Matricule des Anges n°201 | par Éric Dussert

L' Étreinte de glace : et autres histoires surnaturelles écrites par des Victoriennes

Il y a près de vingt ans, le traducteur Jacques Finné donnait une première anthologie consacrée aux Fantômes des Victoriennes (José Corti, 2000), un recueil de nouvelles rédigées par Elizabeth Gaskell, Mary Braddon, Amelia Edwards, Rhoda Brougthon, Elizabeth Linton, J.H. Riddel, Vernon Lee, Edith Nesbit, Clemence Housman, Violent Hunt, Margaret Oliphant et sa fameuse « fenêtre de la bibliothèque »… Toutes femmes de lettres anglaises et amatrices de ghost stories qu’on avait perdues de vue. Parallèlement à la réédition de ce volume désormais classique, José Corti propose une autre sélection de nouvelles où s’entend le sifflement de la faux fatale, signées par huit de ces écrivaines à relire. « Toutes les lumières sont éteintes et, une demi-heure plus tard, les gendarmes entrent avec une lanterne pour s’assurer que l’Opéra est bien vide. Un grand chien les suit – ils l’ont trouvé, hurlant à la mort, assis sur les marches du théâtre. Près de l’entrée principale, ils trébuchent – c’est le corps d’un étudiant, mort d’inanition, d’épuisement et de l’éclatement d’une veine du cou. »
Là, on meurt à tous les coups, mais selon des modalités variées – la camarde est vertueuse : elle ne s’englue pas dans la répétition. Cependant, elle reste intraitable : les épouses rejoignent les époux dans la tombe, l’amant est glacé par la mort, les sortilèges fonctionnent bien, les Gorgones quoique décapitées vous transforment toujours en bloc de pierre d’un clin d’œil, les salons sont hantés et les chambres mystérieuses le sont restées. Tradition oblige. « Rien. Rien vu, rien entendu, rien. À tous égards cette chambre est aussi belle que l’on pourrait l’espérer : vaste, claire, joyeuse, aérée… et pourtant, nul n’a jamais réussi à y dormir. Je ne comprendrai jamais, Sir. » Cette Étreinte de glace qui n’évoque jamais les gelati estivales est à l’histoire littéraire ce qu’une visite à la morgue est à la vie mondaine : des figures défuntes y revivent un instant et nous donnent des nouvelles.

Éric Dussert

L’Étreinte de glace et autres histoires
Choisies et traduites par Jacques Finné
José Corti, 293 pages, 23

British camarde Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°201 , mars 2019.
LMDA papier n°201
6.50 €
LMDA PDF n°201
4.00 €