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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Visions du corps

    Lmda N°209 La narratrice d’Hélène Giannecchini écume les musées d’anatomie et les textes littéraires et théoriques sur la mort tout en parlant à ses morts. Passionnant.
    Jusqu’à la dernière ligne nous resterons ignorants. Nous ne saurons pas qui sont ces morts à qui l’écrivaine s’adresse et qui la précipitent vers les écorchés d’hier et d’aujourd’hui. « Bizarrement vous n’avez jamais eu autant de corps que dans votre mort. » Pour son deuxième roman, Hélène Giannecchini poursuit le travail entamé dans Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud (Seuil, 2014)....
  • Kintu

    Domaine étranger Le chant des maudits Mêlant liens du sang, mythes et légendes, Jennifer Nansubuga Makumbi compose une ode puissante à son pays, l’Ouganda. Ma malédiction est un indémodable filon. Encore faut-il savoir y faire. Jennifer Nansubuga Makumbi a-t-elle lu Les Pêcheurs (L’Olivier, 2016), le beau roman de Chigozie Obioma, qui plante sa tragédie, comme on dresse sa tente pour la nuit, au bord du fleuve Omi-Ala ? En exergue de son livre, Obioma cite le poète sud-africain Mazisi Kunene : « Les enfants qui ont foulé les tombes de nos Ancêtres seront frappés de folie. Il leur poussera les...
  • Blues pour trois tombes et un fantôme

    Domaine français Liège en douces mesures Philippe Marczewski propose le récit de ses pérégrinations dans sa ville natale, sur laquelle il jette un regard tour à tour amoureux, mélancolique et affûté. On peut, tel un Bruce Chatwin, se convertir en écrivain globe-trotter et fatiguer la planète d’un bout à l’autre, en reconstruisant sous nos pas l’inconnu, la différence et ce que celle-ci nous fera découvrir (tout en confrontant l’expérience directe à la connaissance livresque, car il serait idiot de partir sans s’être documenté un minimum). Mais on peut également, sans être aussi radical que Pascal qui conseillait de circonscrire le...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Comme un goût de cendres

À l’entrée du grand magasin, au seuil de la zone dévolue aux marchandises culturelles, s’élève une pile de livres, presque un mur : le nouveau Marc Levy. On y range son chariot, circonspect. La cible semble facile, Busnel lui-même en médit. Une littérature indigeste, la lie des librairies. Chez McDonald’s, une nouvelle de l’écrivain est désormais offerte pour l’achat d’un menu Happy Meal (la lecture confère une touche de noblesse au plaisir fruste de la réplétion). Soupir. On vient à peine de terminer le dernier Musso. Le nom des deux auteurs se trouve souvent assimilé : mêmes records de...
Le Matricule des Anges n°204
#nom_prenom_manuel

un auteur

Yaël Pachet

Chronique
Traduction

La Fracture de Nina Allan, par Bernard Sigaud

1. C’est ce qui accroche – a peg to hang it on, disait Burroughs –, et sera répertorié. Pour The Rift, s’agissant de l’histoire parallèle de deux sœurs, nous étions partis sur Selena/Julie, titre inédit jusque dans sa typo. Courant 2019, le diffuseur et les représentants ont tiqué, la littéralité a gagné. 2. Le prologue est un teaser pour les critiques amis et une démo pour les subventions, et ça donne des idées – L’Été des carpes koï, pas mal non plus pour un roman qui sort en août, mais trompeur quand même. 3. Sûrement. Une lycéenne de 14 ans qui passe en douce ses après-midi de juillet...
Le Matricule des Anges n°206
  • La Vie négociable

    Domaine étranger Pile et face Dans son dixième roman, l’Espagnol Luis Landero relate l’histoire aussi édifiante qu’aberrante d’un égomane. Effets de miroir garantis. De moins en moins de romans surprennent par leur construction, leur architecture et les relations qu’elles entretiennent avec l’écriture. A l’instar des Villes invisibles d’Italo Calvino, certains pourtant présentent des allures prégnantes, incongrues. La structure narrative de celui-ci, autant récit de filiation qu’allégorie du ratage, est assez singulière. Elle prend la forme d’une sinusoïde. Une spirale noir argenté qui vrille les...
  • Quel avenir pour la cavalerie ?

    Une histoire naturelle du vers français
    Poésie Décasyllabe ou alexandrin ? Entretien à bâtons rompus avec Jacques Réda, exégète du vers lorsqu’il n’est plus. Commentaires sans faux-fuyant. Rencontrer Jacques Réda est une affaire toute simple : il convient de se placer devant une librairie et, d’un pas assuré, en franchir le vantail. Les livres de l’ex-directeur de la Nouvelle Revue française, figure vénérable de la maison Gallimard désormais, se dénichent dans le rayon « Poésie » ou au milieu des « Essais ». Là, deux options : essais musicaux ou essais littéraires ? Ici, ses livres sur le jazz dont il est fervent, là sur la...
  • Cité de la nuit

    Poches Visages et masques Saluons la réédition d’un météore, d’un chef-d’œuvre de l’errance du désir homosexuel : ode désespérée à la jeunesse éphémère, ce roman de John Rechy n’a pas pris une ride. Dans la touffeur texane d’El Paso, au début des années 60, un jeune homme est de retour dans sa ville natale. Il se remémore alors les courtes mais pléthoriques années qu’il vient de vivre : de New York à La Nouvelle-Orléans, en passant par Los Angeles, San Francisco et Chicago, il a vendu son corps. Étreintes furtives dans les toilettes des sous-sols des gratte-ciel, pipes accordées contre paiement dans des parcs publics, nuits rapides...
  • Nous, l’Europe : banquet des peuples

    Théâtre Entre espoir et utopie L’Europe n’en finit pas de naître d’un chaudron toujours bouillonnant. Laurent Gaudé nous met au banquet des peuples. Il y a chez Laurent Gaudé, dans les thèmes, dans les rythmes, dans la forme, dans les mots qu’il choisit, livre après livre, ce talent de nous emporter, de nous raconter des histoires, de faire qu’une fois ouvert le livre nous allons jusqu’au bout, jusqu’à la fin du livre qui n’est pas toujours la fin de l’histoire. Nous, l’Europe est un constat, un bilan, une épopée, un rêve et un espoir. Parcourant les siècles qui ont vu s’affronter les...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Un pauvre magicien

Proche de Supervielle, Felisberto Hernández était un oniriste mélancolique. Au cours de sa vie bancale, il avait pris l’habitude de fuir où personne ne pouvait le suivre. L’Uruguay est un pays plein de ressources, même si l’on en parle peu durant nos dîners. Nous lui sommes redevables d’auteurs aussi importants que Juan Carlos Onetti (1909-1994), Horacio Quiroga (1878-1937), Mario Benedetti (1920-2009) ou l’inestimable Mario Levrero (1940-2004), ça n’est pas rien. N’omettons pas Jules Supervielle, Jules Laforgue ou Lautréamont qui ont toujours été admis avec ferveur. Pour Felisberto Hernández, les choses ne se passèrent pas aussi bien. Né à Montevideo le 20 octobre 1902, il commença par être un musicien sans succès avant de devenir un écrivain dont...
Le Matricule des Anges n°175