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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • La faim du monde

    Lmda N°238 Le reporter Jean-Paul Mari court la planète depuis des décennies. En la racontant, il se raconte aussi.

    Oublier la nuit

    Il y a bien des années, de passage au Nouvel Obs pour visiter un confrère, on l’avait aperçu en coup de vent dans un couloir de la rédaction, belle tête romaine : Jean-Paul Mari est de longue date une signature reconnue du service étranger de l’hebdomadaire. Sans doute était-il alors en partance pour l’un ou l’autre de ces coins de « la planète souffrante » où l’on se tire dessus sans...
  • Aucune terre n’est la sienne

    Domaine étranger Au-delà des frontières Le recueil de nouvelles de Prajwal Parajuly nous fait pénétrer dans la réalité kaléidoscopique du sous-continent indien. Aucune terre n’est la sienne est le deuxième ouvrage de Prajwal Parajuly à être traduit en français par Benoîte Dauvergne, après Fuir et revenir (Emmanuelle Collas, 2020). Originaire de l’État du Sikkim dans le nord-est de l’Inde, entre le Népal et le Bhoutan, l’auteur ancre son œuvre littéraire dans une géographie marquée par la délimitation, l’identité et l’ailleurs. La nouvelle éponyme se déroule ainsi dans un camp de réfugiés saturé de...
  • L' Apparence du vivant

    Domaine français Vieilles peaux, jeune sang Sensuel, cru, noir, le premier roman de la Liégeoise Charlotte Bourlard a l’amère, l’exquise douceur de la morbidezza. L’Apparence du vivant cache bien son jeu. Subtil roman d’apprentissage sous les airs d’un thriller, il a sa propre et très troublante vitalité vénéneuse, celle-là même du couple que forment une jeune femme et une vieillarde qui « ressemble à une grand-mère innocente ». Le décor, morbide mais que l’on découvrira sensuel en diable, est celui de l’ancien funérarium et son logement, celui des Martin, avec « Monsieur » réduit sur son lit à un...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Gossophobie

Preuve que la censure médiatique ne muselle pas la communauté poutinophile en son entier, François Busnel convie Gérard Depardieu sur le plateau de « La Grande Librairie ». L’animateur attaque fort : « Selon vous, la littérature vaut mieux que le cinéma ? » Oui, répond sans hésiter le gros homme, car « lire, c’est se faire un film dans sa tête ». Passée cette fulgurance liminaire, le niveau de l’échange décroît lentement jusqu’au moment où l’acteur avoue sa déception devant la médiocrité des productions contemporaines : « Les livres aujourd’hui racontent des petits mois… J’ai feuilleté...
Le Matricule des Anges n°232
Yves Ravey

un auteur

Yves Ravey

Chronique
Traduction

Jean-Pierre Orban*

Rêver en temps de guerre, de Ngũgĩ wa Thiong’o Maîtriser d’autres langues, c’est se renforcer. Mais abandonner sa langue maternelle, la langue de votre culture, c’est s’asservir. » Cette phrase de Ngũgĩ wa Thiong’o, l’écrivain kényan pressenti chaque année pour le prix Nobel de littérature, résume à la fois la position qu’il a adoptée il y a plus de trente ans pour ses écrits, le rôle central de la mère dans sa formation et le dilemme, sinon l’ambiguïté auxquels l’écrivain est confronté depuis. La mère d’abord : elle est au cœur des mémoires d’enfance que je viens de co-traduire avec Annaëlle Rochard. C’est elle qui donne au jeune...
Le Matricule des Anges n°232
  • Le Sourire de Mariam

    Domaine étranger Les larmes de l'exil Avec Le Sourire de Mariam, l’écrivain Iranien Ghazi Rabihavi déploie une lancinante complainte sur le désir et la perte. Hésitation, indécision. Source de tous les maux que j’endure maintenant. » Voici ce qui tourne en boucle dans l’esprit d’Ozra, enfermée dans la solitude étouffante de son appartement. Son époux, Issah, éveille en elle tout un tas de sentiments contrastés : jalousie, rancœur, tristesse, pitié. Ils ont tant vécu ensemble qu’ils ne parviennent plus à se dévisager, à s’écouter. « Moi, j’étais en colère à cause de Mariam, le pauvre petit être...
  • L' Arrière-Pays

    Poésie Trois coups de gong pour Snyder Avec L’Arrière-pays, premier livre paru en français (1977) du poète et militant de l’écologie profonde, l’expérience du Japon et de l’Orient, dans ses traditions zen, devient celle d’une véritable conversion. Est-elle réelle/Est-elle réelle/Cette vie que je mène ? » Ces trois phrases scandées, extraites d’un chant tlingit (peuples autochtones d’Alaska) que cite Gary Snyder dans son Journal de Lookout (1969), pourraient synthétiser tout autant l’élan des voyages de L’Arrière-pays que celle de sa propre vie. De sa première ascension du mont Saint Helens à 15 ans (au nord-ouest des États-Unis) au guetteur d’incendie qu’il sera, au fin fond de la...
  • Poches Jeunes filles au bord de la crise Réédition d’une des grandes réussites de l’Écossaise Muriel Spark, ironiste subtile dans la meilleure tradition des lettres d’outre-Manche. De 1957 à 2004, Muriel Spark a publié 22 romans ramassés, non dépourvus d’humour noir, dans lesquels une galerie de personnages extravagants (les uns naïfs ou exaltés, les autres manipulateurs) interagit dans une trame narrative dense et complexe dont la logique secrète, parfois dramatique, se révèle peu à peu, lorsque les pièces de son puzzle commencent à s’emboîter. Spark ne s’encombrait pas de psychologie et son œuvre entière est un...
  • Animaux extraordinaires

    Théâtre Poème de particules Pour Jean Cagnard, le chemin du deuil c’est comme « revenir d’un voyage avec une valise vide ». La mort, on y pense souvent de façon un peu abstraite. Elle est là, on la côtoie régulièrement, dans les informations quotidiennes, les maladies, les guerres, les accidents, les catastrophes naturelles… Et puis un jour, la mort frappe un proche. Et devient un puissant révélateur. Dans son texte Animaux extraordinaires, Jean Cagnard met en jeu un homme, un fils, qui parle après la mort de la mère. « La nouvelle de la mort arriva sans...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Être, dit-elle…

Pour sortir de son rôle de femme au foyer, Jocelyne d’Agostino (1943-2007) tenta une issue via la porte Littérature. Au moment où Annie Ernaux faisait ses débuts, nombreuses étaient les aspirantes romancières tentées par les promesses de la littérature. Du prestige social de la littérature s’entend, puisque les ors n’ont jamais été qu’exceptionnellement au rendez-vous. Depuis la guerre, le niveau d’éducation des populations occidentales avait nettement progressé et le monde de l’édition, de traditionnel qu’il était avec ses magasiniers en blouse grise et ses armées de correcteurs, versait lentement au « marché ». Et un marché qui s’ouvre, on l’a vu encore récemment avec l’informatique, c’est un...
Le Matricule des Anges n°183