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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Perec, mise à jour perpétuelle

    Lmda N°268 Un inédit et trois nouveaux volumes de la collection « Perec 53 », comme pour rappeler que l’auteur de La Disparition est toujours parmi nous.

    La Machine

    Conçu entre 1967 et 1968, autrement dit à l’époque où Georges Perec (1936-1982) était coopté par l’Oulipo, mais publié aujourd’hui pour la première fois en français, co-écrit par Perec et par celui qui a traduit presque toute son œuvre en allemand (Eugen Helmlé), La Machine est un texte assez déconcertant. Il présente l’analyse à la fois statistique, linguistique, sémantique, critique et...
  • Trois enterrements

    Domaine étranger L'exil et la décapotable rose vif Un premier roman surprenant qui mêle les genres, du tragique au cocasse. Une histoire de migrations très documentée, de l’autre côté de la Manche. Il est gonflé, Anders Lustgarten ! Pour son premier roman, il se permet tout. Certes, il n’est pas un débutant en écriture. Depuis quinze ans, ce Britannique compose des pièces de théâtre. L’une, Lampedusa, a été jouée dans quarante pays. Ce n’est pas la première fois qu’il écrit sur la crise de l’accueil des réfugiés. Et il n’est pas le premier à choisir ce thème d’actualité brûlante. Mais un tel roman, qui mêle à ce point les genres,...
  • Vertu et Rosalinde

    Domaine français Effet de Serre Avec Vertu et Rosalinde, Anne Serre signe un roman exquis à entrées multiples et sous le signe d’une subtile fantaisie. Comme en classe, faisons l’appel des personnages : Lucie, Bénédicte, Hanna, Thérèse, Annelise, Eva, Alice, Odette, Sylvia, Maud, Mira, Sue, Mariette, Cécile… et la liste n’est pas exhaustive ! Il y a même une Iphigénie, sans oublier les Vertu et Rosalinde du titre. Pas d’hommes du tout dans ce livre ? Si, mais bien peu en comparaison de ces femmes de tous âges qui trustent la plupart des premiers rôles. « Plus on vous lit, plus on a...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Un beauf idéal

Mis sous pression par les progrès de l’intelligence artificielle, le chroniqueur se trouve contraint d’affiner ses enquêtes : en plus de Tout le monde aime Clara, il dépose au fond du chariot deux autres volumes de l’étagère Foenkinos, Le Potentiel érotique de ma femme (2004) et La Délicatesse (2009). Commence par le plus ancien. Le titre, original et intrigant il y a vingt ans, semble suspect aujourd’hui. Davantage encore, depuis l’affaire Mazan. Pourtant rien à voir, il s’agit d’un récit loufoque (funky ?) et joyeusement digressif, dont le personnage principal, Hector Balanchine,...
Le Matricule des Anges n°262
Philippe Forest

un auteur

Philippe Forest

Chronique
Traduction

Vincent Raynaud

La Récréation est finie de Dario Ferrari Le 21 mai 1980, Margaret Thatcher, Première ministre du Royaume-Uni, s’exprimait devant des adhérentes au parti conservateur qu’elle dirigeait. C’est à cette occasion qu’elle prononça une formule passée depuis à la postérité : TINA. There is no alternative. Il n’y a pas d’autre voie. Ce qu’elle voulait dire, c’est que l’économie de marché et le capitalisme mondialisé ne sont pas des états transitoires qui seront un jour dépassés : ils constituent un point d’arrivée et leur triomphe est une forme de transcendance à embrasser avec bonheur. Ce faisant, elle enterrait de façon lapidaire des...
Le Matricule des Anges n°267
  • Les Remplaçants

    Domaine étranger Folies et vertiges de la jungle Pour son quinzième roman, le Brésilien Bernardo Carvalho offre un jeu de miroirs luxuriant, ambigu, inquiétant, entre père et fils, fils et amant, dictatures et peuples premiers. Baroque, vous avez dit baroque ? Mais de quel baroque s’agit-il ? De celui qui enserre une réalité, de celui qui la cache ? Ou de celui qui crée pour continuer à vivre une illusion ? Le baroque de Bernardo Carvalho fait surgir d’étranges réalités, tapies derrière des leurres, des miroirs aux alouettes, des faux-semblants. Celui qui se plaît à écrire des éloges débridés à la fiction, fut journaliste, correspondant de la Folha de São Paulo à...
  • Carnet d’Yport

    Poésie De la craie à la création Dans un livre qui fait entrer le pays de Caux dans la parole, Jacques Moulin chante les lieux de son enfance. En croisant prose poétique, vers libres et rondels. Enfant des vagues et du cri des mouettes devenu arpenteur de falaise, marcheur de grève et dévaleur de pente herbeuse, Jacques Moulin est né, en 1949, dans le pays de Caux, en Normandie maritime. Si la vie l’a conduit à vivre en Franche-Comté à partir de 1985, le lieu de l’enfance ne l’a jamais quitté. Et à force d’y revenir et de le reparcourir, il a fini par acquérir, à Yport, une « maison secondaire qui est maison temporaire ». De ce...
  • Les Fils de Shifty

    Poches Ce qui tue le temps Le deuxième volet de la trilogie de Mick Hardin, le dur-à-cuire de Chris Offutt. Du speed sous les lenteurs dans le Kentucky. Dans les seventies à l’université de Missoula, le cours d’écriture du poète Richard Hugo a formé les Crumley, Welsh, Kittredge et Cie qui ont sorti le polar de la ville pour lui aérer les poumons dans le Montana. Le genre a fait école. Depuis trois décennies, Chris Offutt, lui, situe ses romans et nouvelles dans le Kentucky. Il y est né, s’en inspire de façon libre, témoin « le comté d’Eldridge » dans Les Fils de Shifty  : imaginaire comme...
  • Théâtre Graines de violence Dans un huis clos familial au sein d’une exploitation agricole, Clément Piednoel Duval dénonce la similitude existant entre la domination des femmes par les hommes et la surexploitation de la nature. Clément Piednoel Duval est un jeune auteur, né en 1998. Avec sa pièce Et dire que j’ai ton sang dans mes veines, il livre une autofiction sur son enfance et sa famille. Une enfance gouvernée par le silence. Et la violence. La violence des hommes envers les femmes et les enfants, et envers la terre elle-même. Il met en scène un personnage, le fils-auteur, qui revient dans sa famille écrire sur ce qui a été tu. Le déclencheur de l’écriture...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Des sens à combler

Auteure-phare de la littérature sentimentale d’après-guerre, Anne-Marie Desmaret s’est vu refuser l’accès à la notoriété post-mortem. Une injustice. On ne voudrait pas peiner nos stars de la vente de masse, mais nous sommes contraints de les informer de la perverse attitude des scores commerciaux : ça ne sert à rien dans la durée. Si l’on considère ce qui est arrivé à Dekobra, Colette ou Soubiran… – voire, pour ceux que la Critique vouait aux Alpages, c’est-à-dire Mauriac, Montherlant et consorts –, tout ça est très lié à la temporalité, et la versatilité du public. Autre exemple : Marie-Anne Desmarest. Après les débuts tonitruants de son roman Torrents (Denoël, 1938), elle enchaîne après la guerre les best-sellers, au point que l’on...
Le Matricule des Anges n°182