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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Chanter le Miserere

    Lmda N°233 Avec le tome III de Joyeux animaux de la misère, le beau retour posthume du rire de Pierre Guyotat.

    Depuis une fenêtre. Joyeux animaux de la misère III

    Travaillé entre 2016 et 2019, Depuis une fenêtre, bien qu’inachevé, clôt le cycle de Joyaux animaux de la misère, « comédie » ou « œuvre de détente » si l’on en croit Guyotat. Cinq fragments, par endroits commentés et résumés par l’auteur, et édités dans l’ordre chronologique de leur composition. Roland Barthes en 1970 le disait déjà d’Éden, Éden, Éden : « la critique (…) ne peut plus rien...
  • Le Festin

    Domaine étranger Le Cluedo dont l'arme est de calcaire Plantée sous une falaise branlante, une pension de famille anglaise vit ses derniers jours. Qui y restera enseveli ? Devançant d’une quinzaine d’années Le Chef d’Harry Kressing (Le Typhon, 2021), Le Festin de Margaret Kennedy (1896-1967), qui n’est certes pas aussi gastronomique, appartient à cette même catégorie de romans de mœurs à personnages multiples dont l’interprétation cinématographique paraît inéluctable : beaucoup de vie, des caractères trempés, un décor inoubliable, des dialogues tracés au cordeau, bref, des affaires fictionnelles menées de main...
  • Le Premier Rêve du monde

    Domaine français Aux racines de la beauté C’est autour de la splendeur brute des premières fois qu’Anne Sibran a organisé son nouveau roman. Une ode au pur sentiment d’exister et à la beauté sauvage et silencieuse du monde. Parce qu’elle ne doute pas de la possibilité de l’impossible, et qu’elle aime les paradoxes féconds de l’imprévisible, Anne Sibran, après Je suis la bête (2007) et Enfance d’un chaman (2017), n’hésite pas à associer dans Le Premier Rêve du monde, un grand artiste, un homme de science et une indienne aux pouvoirs chamaniques. Trois personnages qui par-delà leur amitié, et leurs différences, posent sur le monde un regard autre, transcendant le...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Le principal adjoint

Joie des réseaux sociaux : début septembre, un petit nombre de collégiens relaie sur TikTok un manifeste enjoignant à harceler les « 2010 ». Le millésime ciblé par la vindicte correspond aux enfants qui entrent au collège cette année (à l’ère de la Technique, les adolescents s’envisagent désormais comme des machines et se désignent par leur date de fabrication). Alerté, notre ministre de l’Éducation nationale endosse aussitôt son costume de super-surveillant général et réagit en postant sur le même canal un message vidéo à destination des chenapans. Un « appel à la bienveillance », appuyé...
Le Matricule des Anges n°227
Tiziano Terzani

un auteur

Tiziano Terzani

Chronique
Traduction

Jean-Pierre Orban*

Rêver en temps de guerre, de Ngũgĩ wa Thiong’o Maîtriser d’autres langues, c’est se renforcer. Mais abandonner sa langue maternelle, la langue de votre culture, c’est s’asservir. » Cette phrase de Ngũgĩ wa Thiong’o, l’écrivain kényan pressenti chaque année pour le prix Nobel de littérature, résume à la fois la position qu’il a adoptée il y a plus de trente ans pour ses écrits, le rôle central de la mère dans sa formation et le dilemme, sinon l’ambiguïté auxquels l’écrivain est confronté depuis. La mère d’abord : elle est au cœur des mémoires d’enfance que je viens de co-traduire avec Annaëlle Rochard. C’est elle qui donne au jeune...
Le Matricule des Anges n°232
  • Le Grand Barrage

    Domaine étranger De béton et d'acier Derrière la description d’un gigantesque chantier au lendemain de l’indépendance du pays, l’Indienne Kamala Markandaya analyse les rapports de pouvoir et de domination. C’était une ville d’hommes. » Voici les tout premiers mots du Grand Barrage, qui enserrent à eux seuls le baraquement construit en pleine jungle dans lequel les ouvriers, britanniques et indiens, résident. La géographie des différents bungalows est soigneusement hiérarchisée. Les anciens colons à la tête des opérations en occupent la partie la plus sophistiquée. Quant au reste des troupes, il se contente des habitations moins résistantes. Et...
  • Temps permettant

    Poésie Ce besoin de concrétude Le pari de Christine Lapostolle : regarder par la fenêtre, tendre l’oreille vers le dehors et écrire, sur une année, la vie dans ses fluctuations arbitraires. Des lumières éparses clignotent dans le port/ personne n’a organisé cet éclairage/ selon des critères de beauté/ personne n’a cherché à en faire un spectacle ». C’est exactement ce à quoi la romancière Christine Lapostolle s’emploie dans son dernier opus : noter ce qui apparaît depuis sa fenêtre donnant sur la rade de Brest. Le monde extérieur tel qu’en lui-même, sans personne pour le mettre en scène, afin que jamais le réel ne se meuve en...
  • La Ville de plomb

    Histoire littéraire Paris au noir Mêlant le roman d’anticipation à la chronique réaliste pour transfigurer le sombre Paris de 1947, Jean Meckert (1910-1995) invente avec La Ville de plomb un curieux – et enthousiasmant – objet littéraire. Fidèlement, les Éditions Joëlle Losfeld poursuivent leur réhabilitation de Jean Meckert : après six autres romans, nous avions pu découvrir, en 2020, le féroce Nous avons les mains rouges de 1947 (voir Lmda N°211). Meckert nous y plongeait dans la province française affrontant, au lendemain de la guerre, l’épuration que l’on a dite sauvage, en fait règlements de comptes entre héros et traîtres, salauds et idéalistes. Deux ans plus tard, en...
  • Les Hortensias

    Théâtre Dernière tranche de vie Les pensionnaires et le personnel d’une maison de repos vivent et revivent une histoire qui n’en finit pas d’être contée. Les Hortensias est une maison de repos et de résidence pour d’anciens artistes de la scène. Elle occupe une ancienne abbaye et possède une rareté : le tableau de Philippe de Champaigne représentant un sablier, un crâne et une tulipe dans un vase. Le temps, la mort et la fragilité des choses, comme le symbole de ce qui va se dérouler durant cinq actes. Il y a du monde aux Hortensias : les pensionnaires, ceux qui y travaillent, mais aussi les...
Intemporels
par Didier Garcia

Noirceurs des cœurs

Robert Margerit (1910-1988) plante en Auvergne un huis clos oppressant, pour nous plonger dans les profondeurs de l’âme humaine. Pour se rendre à Saint-Rémy-sur-Airain (bourgade imaginaire derrière laquelle se cache probablement Saint-Rémy-sur-Durolle), il faut prendre le train de Clermont-Ferrand jusqu’à Thiers, puis l’autobus de Thiers jusqu’à Saint-Rémy, et traverser ainsi une Auvergne pas toujours très hospitalière. Pour le lecteur, ce sera l’affaire de deux petites pages, mais pour Hélène, la protagoniste involontaire de ce roman, qui s’en vient de Paris, le déplacement aura été beaucoup plus coûteux, puisqu’il lui aura fallu préalablement abandonner une vie mondaine qu’elle ne détestait pas, épouser Gustave...
Le Matricule des Anges n°182