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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Dans la fabrique du monde

    Lmda N°272 Décédé le 16 janvier 2026, Valère Novarina nous a laissé une œuvre incommensurable. Désoubli peut servir de boussole à qui veut s’aventurer dans son univers ou penser la création.

    Désoubli

    Recueil de textes et d’iconographies, Désoubli est un guide pour pénétrer plus profondément dans l’œuvre magistrale de Valère Novarina en cela qu’il met au jour les sources même de la création, les réflexions de l’artiste, écrivain, dramaturge et metteur en scène qu’il fut, en même temps qu’il ancre son geste créatif dans un territoire, une langue et une histoire. L’éditeur a décidé de...
  • Je suis une idiote de t’aimer

    Domaine étranger Histoires d'une oppression En neuf nouvelles, les femmes auxquelles Camila Sosa Villada donne vie manient la dérision, l’humour et la vengeance comme personne. Dès la première page, la nouvelle doit déjà vous avoir brisé le cœur », résume Camila Sosa Villada dans un entretien. C’est bien le cas des neuf nouvelles qui composent Je suis une idiote de t’aimer, lesquelles, chacune à sa manière, nous embarquent dans leur univers singulier sans nous lâcher. Le recueil brasse les thématiques fondamentales du travail de la romancière argentine (Les Vilaines, 2021 ; Histoire d’une domestication, 2024), à...
  • Le Ciel a disparu

    Domaine français Guerre des étoiles Une fable exotique et science-fictionnelle se charge de brocarder les appétits d’Elon Musk. Quelle peut être la motivation d’un quidam résolu à tuer l’homme le plus riche du monde ? Orgueilleux désir d’apparaître au sommet des médias, abyssal ennui, fantasme saugrenu de justice sociale, jalousie, ou en d’autres termes ce péché capital que l’on appelle l’Envie… Un écrivain français nommé Ayann Ader, peut-être un double imaginaire de l’auteur, Alain Blottière, semble porter dans ses initiales un nouveau commencement. D’autant...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Passer ton basque

De nombreux collègues s’arrêtent au Matricule sur le chemin des vacances : les étals sont vides. Ou sinon le dernier Fabrice Caro. Et sous le manteau de la libraire, où sont d’habitude nichés les inédits de septembre, idem. Carrère, Mauvignier, les poids lourds, absents. – Mais si tu veux, j’ai ça. Marcher dans tes pas. L’usage de l’infinitif (le verbe quand il fait dodo, disent les écoliers du primaire), la deuxième personne du singulier (l’ami imaginaire) : grimace. – Nadège – mais si, l’institutrice – l’a lu et trouvé bouleversant. Le livre est signé Léonor de Récondo, et la colonne...
Le Matricule des Anges n°266
Maurice Pons

un auteur

Maurice Pons

Chronique
Traduction

Christophe Mileschi & Martin Rueff

Works, de Vitaliano Trevisan Christophe – Quand je traduis je m’absente. Me laisse traverser par la parole de l’autre, à qui je cède ma voix et ma langue française. J’ai un peu brûlé les planches : souvent j’ai cru sentir une proximité profonde entre ce qu’il advient de moi traduisant et ce qui arrive à l’acteur·ice incarnant quelqu’un·e qu’iel n’est pas. Qu’on traduise ou joue un rôle, les pièces dont on est formé se réagencent au service d’une interprétation. On objectera que l’acteur·ice fait ça surtout avec son corps, là où la traducteur·ice ne s’engage pas physiquement dans sa traduction. Ce serait scinder...
Le Matricule des Anges n°269
  • Chaque goutte est un cauchemar pour l’homme

    Domaine étranger Se défaire du regard Dans un recueil de nouvelles parfois fantastiques, parfois absurdes, toujours politiques, Megan Kamalei Kakimoto décrit le quotidien de femmes hawaïennes tentant, avec plus ou moins de succès, de s’émanciper. Megan Kamalei Kakimoto signe ici, avec Chaque goutte est un cauchemar pour l’homme, sa première publication. Jeune autrice née à Hawaï, connaissant et aimant son île, elle n’en reste pas moins lucide sur les inégalités qui y sont présentes. La plupart des nouvelles du recueil ont pour thème certaines formes d’aliénation mais aussi, a contrario, d’émancipation. Les personnages, des femmes autochtones hawaïennes, renouent le plus souvent avec...
  • Les Rois-Passants

    Poésie Songeries légendaires Dans une étonnante fiction rêvée par la langue poétique, Michel Dubret invente un monde perdu dans un passé immémorial où survivent les traces d’anciennes magies. Voici un livre aussi étrange qu’inclassable. Une fiction qui invente un temps incertain (un passé invérifiable, propice à la mécanique suggestive des légendes) et qui vibre dans ce riche espace où la poésie s’empare de la prose jusqu’à la retourner. Un texte, autrement dit, où l’écriture refuse drastiquement toute banalité, tout relâchement, chassant au loin le spectre du lieu commun, ennemi héréditaire de la littérature. Une langue qui...
  • Correspondance 1939-1966

    Histoire littéraire Breton-Gracq, ensemble et séparément Commencée en 1939, leur correspondance est la première à nous révéler le Gracq épistolier. Là où Breton rêve de liens « qui auraient seulement existé dans la chevalerie errante », Gracq, écrivain secret s’il en est, n’aspire qu’à être un ami fiable et une sorte de conseiller désintéressé. Quand, en mai 1939, Gracq, jeune écrivain quasi inconnu, fait parvenir son premier livre à Breton, c’est d’abord l’auteur de Nadja et de Poisson soluble qu’il veut atteindre, le « Grand Singulier » plutôt que le chef du groupe surréaliste. Ce qu’il aime dans le surréalisme – qu’il a découvert alors qu’il venait d’être reçu à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (1930-1934) –, c’est sa force native, l’« espèce de jet brutal de la...
  • Au nom du ciel

    Théâtre À hauteur d'oiseaux Le conflit israélo-palestinien au centre d’une tragicomédie où l’humour le dispute à l’émotion. Jérusalem, 2020. Dans la vieille ville, deux oiseaux vaquent à leurs occupations : un bulbul, espèce endémique paisible et casanière, et une drara, espèce invasive et volontiers agressive. L’un arrange son nid, l’autre cherche de la nourriture. Sur un écran est projeté le récit d’un drame qui a marqué la société israélienne et provoqué des manifestations de grande ampleur : alors qu’il se rendait au centre Elwin, une institution pour...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Travailleuse et badine

Au prix d’un grand labeur, Madame de Villedieu fut pensionnée par le roi. Une carrière éblouissante, des amants, une collaboration avec Molière et… l’invention d’un genre. Considérée comme la paire de Mademoiselle Scudéry et de Madame de La Fayette, Madame de Villedieu n’a certes pas leur notoriété. Elle eut pourtant de son vivant une production plus que conséquente, de très nombreux succès, et une vie aventureuse qui ferait aisément passer Colette pour une garde-barrière. Engagée dans son art, elle eut l’heur de plaire et de fréquenter ce que son siècle – un Grand Siècle dit-on – possédait de plumes émérites. De La Fontaine à Molière en passant par Tallemant des Réaux, ils sont nombreux à l’avoir côtoyée et à en avoir parlé, puisqu’elle était sujet...
Le Matricule des Anges n°261