Lmda N°266
Avec son dixième roman, La Maison vide, Laurent Mauvignier livre son récit le plus ample et le plus autobiographique, une histoire paternelle esquissée à partir de figures féminines, et une histoire française, faite d’espoirs, de honte et d’oubli.
Si l’on commençait par tenter de résumer ce livre, non seulement ce serait difficile, mais on ne ferait qu’effleurer sa beauté. Comme souvent avec Laurent Mauvignier, ce n’est pas tant le sujet qui importe mais la manière qu’il a de tourner autour, sa façon d’apprivoiser la mémoire, d’approcher les manques familiaux (« Je n’ai qu’un seul souvenir d’un récit direct de mon père »), de nouer...