Lmda N°272
Emmener son dabe en Java, tel aurait pu être le mot d’ordre de la revue : c’est-à-dire débaucher la poésie de son académisme flétrissant, pour poser une grenade dans la soie de ses mièvreries d’alors. Joies de faire péter le sérieux sérieusement. Déroulons-en les arguments.
La revue Java, tel qu’Yves di Manno, le poète et directeur de la collection Poésie/Flammarion, la définit avec justesse dans sa brève préface, aura mené au début des années 1990 « mieux que nulle autre en son temps – et avec le plus grand impact – l’examen reconduit de la question moderne, après les avant-gardes ». Vingt-huit numéros, en dix-sept ans, dans le contexte d’alors où brillaient...