La contagion Pynchon
Le huitième roman de Thomas Pynchon, Mission de l’ombre, démarre sur les rives du lac Michigan comme un polar juteux et drôle et se poursuit en Europe, dans les années de la montée du nazisme, naviguant entre paranoïa et complotisme. Terrifiant, inventif et joyeusement déjanté… Devenu une légende vivante, l’énigmatique écrivain américain semble, à presque 90 ans, s’amuser comme un gamin. De quoi nourrir le soupçon alimenté depuis son premier roman, V (1963), selon lequel Thomas Pynchon n’existe pas. D’ailleurs, nous ne l’avons pas rencontré. Chacun de ses livres est un missile lancé au-dessus de nos têtes. Au lieu de chercher l’artificier, étudions de quoi ces obus sont faits.
« Ce sont des œuvres d’art ! Voilà pourquoi je recommande de lire deux pages de Pynchon chaque jour matin et soir jusqu’à ce que la fièvre retombe ! » (Nicolas Richard, traducteur de Mission de l’ombre)