auteur Esther Kinsky
Ouvrages chroniqués
Voir plus loin
de
Esther Kinsky
2024
Arpenteuse des confins, mêlant l’observation à la remémoration, Esther Kinsky nous propose une sorte de méditation voyageuse autour du cinéma, lieu et écran au cœur du XXe siècle.
Donner à voir, tel était le titre d’un recueil de Paul Éluard publié en 1939. C’était en effet un des mots d’ordre des surréalistes, cette année célébrés (ainsi dans la labyrinthique exposition du Centre Pompidou) à l’occasion des cent ans du Manifeste d’André Breton. Sans doute Esther Kinsky partage-t-elle avec eux ce qui apparaît bien aujourd’hui – encore plus qu’alors peut-être – comme une urgence : nous apprendre à voir ou, plus largement, à sentir. L’indique, dès l’abord, la belle épigraphe de John Cassavetes : « Il y a quelque chose d’important chez les gens, / quelque chose qui se...
Rombo
de
Esther Kinsky
2023
Dès l’abord, le titre nous intrigue : ce Rombo est-il un prénom ? Celui du personnage principal ? Nous trouvons en guise d’épigraphe un paragraphe étonnant – extrait d’une Histoire de la géognosie (sic) d’un Friedrich Hoffmann écrivant en 1838 – qui nous donne la réponse. Accompagnant les tremblements de terre, « on relève un vacarme tellurique singulier (…) évoquant un roulement sourd (…) en Calabre ce phénomène très redouté est désigné sous le nom d’il rombo ». Ce n’est cependant pas en Calabre que nous suivons Esther Kisnky mais dans les montagnes du Frioul, dans un village qu’un...
La Rivière
de
Esther Kinsky
2017
Promeneuse solitaire, l’Allemande Esther Kinsky chemine aux bords de rivières labyrinthiques, explore les espaces flous aux marges des villes et vagabonde parmi ses souvenirs.
Peu reconnu de son vivant, le photographe Eugène Atget fut redécouvert par les surréalistes, Breton en tête. Par l’entremise de Man Ray, l’Américaine Berenice Abbott parvint à acheter ses archives et se fit alors l’apologiste entêtée de son œuvre : d’autres purent alors trouver en lui un modèle, tel Walker Evans. Arpentant le Paris des quartiers – encore – populaires, s’aventurant dans les alentours misérables des fortifs ou les boutiques poussiéreuses du capharnaüm des Puces de Saint-Ouen, Atget ne cessait de photographier porches et vitrines, mannequins et façades, statues abîmées par...



