auteur Lydia Flem
Ouvrages chroniqués
Que ce soit doux pour les vivants
de
Lydia Flem
2025
Vingt ans après Comment j’ai vidé la maison de mes parents (2004), Lydia Flem revient sur ce livre qui nous parlait du deuil de façon très matérielle : que faire des meubles et objets de nos défunts ? « Leurs morts, absolues, irrémédiables, scandaleuses, se diffractaient en centaines de séparations minuscules et répétées. » En 2024, quand elle écrit Que ce soit doux pour les vivants, Maurice Olender, son « compagnon-éditeur » qui lui souffla ce titre « quelque temps avant de disparaitre », n’est plus là depuis deux ans. « Le deuil qui accompagne l’écriture de ce livre, je ne souhaite pas...
Jérôme Delclos
février 2026
Le Matricule des Anges n°270
Comment j’ai vidé la maison de mes parents
de
Lydia Flem
2004
Lydia Flem aborde de façon singulière le travail de deuil, centré sur la circulation de ce qu’elle nomme les objets orphelins.
Le titre du livre de Lydia Flem connote ce qu’il faut de désinvolture pour atténuer la gravité du sujet abordé. La première partie de l’ouvrage s’apparente à un court essai, une tentative pour penser ce qui ne peut véritablement l’être avant d’avoir été vécu : la perte de ses parents et le bouleversement qu’elle introduit dans l’existence des « orphelins », quand « il n’y a plus personne derrière nous. Seulement, une double absence comme un terrible froid dans le dos. » C’est justement dans ce moment douloureux qu’il faut faire preuve d’un sens pratique dont le coût affectif redouble...

