auteur Maylis de Kerangal
A propos
Prise d'élan
Fille d’un marin au long cours, Maylis de Kerangal semble assoiffée d’explorations. Aussi bien dans le monde réel que dans l’écriture, celle-ci lui offrant une cartographie de tous les possibles. Faisant l’apprentissage de la littérature en écrivant, la romancière a trouvé le bon vent.
Depuis la parution de Corniche Kennedy, il y a deux ans, son nom s’inscrit au programme de nombreux festivals ou rencontres littéraires. Maylis de Kerangal y apporte le témoignage heureux d’une activité – l’écriture, la littérature – dont l’exploration ne cesse de l’enthousiasmer. Publiée pour la première fois (en tant que romancière), il y a tout juste dix ans, son parcours romanesque ressemble à un jeu d’arcades où chaque parution symboliserait le passage à un niveau supérieur. Accompagnée depuis le début par le même éditeur (Verticales) et rejointe en cours de partie par ses acolytes...
Chemins de la liberté
Venue à la littérature par la voie classique du roman à intrigue, Maylis de Kerangal s’est dépouillée de livre en livre des codes traditionnels de la narration qui lui servaient de carcan rigide. Pour contourner le désir autobiographique, mais surtout pour trouver une phrase capable de rassembler en elle tous les bruissements du monde.
Dans la petite chambre de bonne où elle écrit, le lit sert de plan de travail : s’y étalent des feuilles de papier, ce qu’on imagine être de la documentation, des livres. Sur la table de travail, le désordre semble bien organisé autour de l’ordinateur. Au-dessus de lui, scotchée au mur, la citation manuscrite de Borges qui ouvre Naissance d’un pont : « Mais tout comme les mers trament...
Écriture en chantier
Le nouveau roman de Maylis de Kerangal fonctionne comme l’illustration de son art poétique. Le maire de la ville de Coca, cité imaginaire qui emprunte son décor à la Californie, sa forêt à l’Amérique latine et son climat au nord du continent, revient d’un voyage à Dubaï avec le désir de marquer sa cité de son empreinte. Pour désenclaver Coca tout autant que dresser un nouveau paysage, il...
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Ouvrages chroniqués
Liste alphabétique des titres

Jour de ressac
de
Maylis de Kerangal
2024
Lmda N°257
Sous couvert d’une intrigue policière, la nouvelle héroïne de Maylis de Kerangal retrouve les traces de sa jeunesse au Havre. Jour de ressac est un roman autobiographique attachant qui fait réfléchir aux fictions dont sont faites nos vies.
Imaginez qu’on vous appelle pour reconnaître un cadavre dans une ville où vous n’avez pas mis les pieds depuis plus de dix ans. Ainsi s’ouvre le dernier roman de Maylis de Kerangal. Dix ans après le palpitant Réparer les vivants, c’est un retour au Havre, pour la romancière et ses lecteurs : une journée dans la vie non plus d’un cœur qui va être greffé à un autre corps, mais dans la vie...
Naissance des fantômes
octobre 2024

Seyvoz
de
Maylis de Kerangal
,
Joy Sorman
2022
Lmda N°231
Dans un court roman tendu entre deux époques, Maylis de Kerangal et Joy Sorman plongent dans la blessure d’une vallée condamnée sur l’autel du progrès.
Deux récits, marqués par deux couleurs d’encre différentes, s’imbriquent en alternance dans ce court roman coécrit par les romancières Maylis de Kerangal et Joy Sorman. Le premier fil narratif nous montre Tomi, ingénieur venu de Paris contrôler les installations hydroélectriques du barrage de Seyvoz. L’homme a conduit de longues heures avant d’arriver au barrage où personne ne l’attend. Il va...
Le mur de l’Atlantide
mars 2022
Canoës
de
Maylis de Kerangal
2021
Lmda N°224
En sept récits plus un, l’écrivaine cherche à saisir des voix de femmes en différentes étapes de leur vie, et recompose ainsi son propre paysage intérieur.
Canoë clair sur océan sombre ». C’est d’abord répertoriée sous ces cinq mots que la voix d’une des narratrices rejoint celles enregistrées pour la radio par les sœurs Klang – voix qui « ne sont plus des voix de métiers ou de savoirs, ni même des voix sociales ou géographiques, mais (qui) deviennent de pures matières acoustiques : elles sont basses ou aiguës, claires ou sombres, grasseyantes...
Les raccords de Maylis de Kerangal
juin 2021
Réparer les vivants
de
Maylis de Kerangal
2014
Lmda N°149
Dans Naissance d’un pont, Maylis de Kerangal s’intéressait au chantier d’un pont ; dans un nouveau récit haletant, Réparer les vivants, elle retrace l’élaboration – elle aussi collective – d’une greffe, et fait œuvre.
Vous partez prélever à l’hôpital du Havre. C’est un cœur, c’est maintenant. » Entre le corps de Simon Limbres, 20 ans, et celui de Claire Méjan, la cinquantaine, il y a la distance qui sépare Le Havre de Paris, la mer de la ville, la fin de l’adolescence du début de la vieillesse. De la mort du premier dépend la survie de la deuxième. C’est sur ce fil ténu qui pourrait servir à tisser aussi...
Révolutions du cœur
janvier 2014
Un monde à portée de main
de
Maylis de Kerangal
2018
Lmda N°196
Maylis de Kerangal nous ouvre de nouveaux chantiers, ceux d’une jeune peintre en décor. Plongée émerveillée dans un univers en trompe-l’œil, de Bruxelles à Lascaux.
Paula Karst, honneur à toi qui es de retour, décris tes conquêtes, raconte tes faits d’armes ! » Apprendre à imiter les reliefs, les textures et les couleurs, ceux du bois, de la pierre, des marbres et à désarçonner le regard du spectateur : voilà la bien peu commune aventure de Paula Karst, devenue reine du trompe-l’œil. Par rapport à ses précédents romans, Maylis de Kerangal semble prendre...
Matières à voir
septembre 2018
À ce stade de la nuit
de
Maylis de Kerangal
2015
Lmda N°168
Maylis de Kerangal livre un court et vibrant texte sur Lampedusa – le drame, l’île, le nom. Un témoignage à voix basse.
Lampedusa. Plus encore qu’un nom commun, un nom propre sédimente l’imaginaire, l’expérience, les affects. Lampedusa. Lumière, méduse. Promesse et naufrage. C’est de ce nom qu’a choisi de partir Maylis de Kerangal pour déployer un espace qui paraît pourtant saturé. Comment rendre visible un lieu qu’on ne veut pas voir, ou qu’on ne sait plus voir ? « Je me dis parfois qu’écrire c’est instaurer...
Zones de veille
novembre 2015
Corniche Kennedy
de
Maylis de Kerangal
2008
Lmda N°115
Quatrième livre de Maylis de Kerangal, Corniche Kennedy est un récit poétique et dense sur le vertige de l’adolescence.
Les skateurs appellent les lieux plus ou moins insolites et défendus qu’ils réquisitionnent pour s’adonner à leur passion les « spots ». Dans Corniche Kennedy, Le Lieu, « The Place To Be », est une corniche en front de mer squattée par des adolescents : « C’est là que ça se passe et c’est là que nous sommes. » Une bande de « p’tits cons » qui ne sont pas majeurs mais qui ont déjà des envies...
Le grand saut
juillet 2010




