auteur Alexandre Labruffe
A propos
Hiver nucléaire
En deux ouvrages, Alexandre Labruffe dévoile par des nano-récits la fin de notre monde. Cauchemardesque, toxique, burlesque aussi.
Les livres, on ne le hurle pas assez ou à tort, renferment d’ahurissantes boîtes de Pandore. Impossible de trouver meilleure drogue, meilleur ferment de connaissances, meilleur démultiplicateur d’émotions, d’expériences, d’existence(s) que ces contenus libérés, mélange de fictions et de réel qui vibrionnent dans nos têtes, explosent, font évoluer les perceptions, les représentations, les conventions… Il en est ainsi d’Un hiver à Wuhan, difficilement dissociable de Chroniques d’une station-service (Verticales, 2019), deux volets d’un diptyque écrits par un Jedi armé d’un sabre à « haïkus...
Ouvrages chroniqués
Cold case
de
Alexandre Labruffe
2024
Du Canada en Corée, en passant par Paris, le cinquième roman d’Alexandre Labruffe poursuit des fantômes, en s’ébattant avec la langue.
Alexandre Labruffe a tout d’un sale gosse. Brillant, doué, fumiste, prônant le coq-à-l’âne, prenant les mots à la lettre, jonglant avec, il réussit à parler de gravité, tout en nous faisant sourire, comme s’il voulait et pouvait essorer ainsi le pathos. Les thèmes de ses romans qui peuvent nous entraîner très loin, égotiste autodérisoire et burlesque, il les cueille dans son proche immédiat, sa modernité. Chroniques d’une station-service, Un hiver à Wuhan, Wonder Landes (Verticales, 2019, 2020, 2021) : oui, il a été pompiste, attaché culturel en Chine et frère d’un dépressif, tragiquement...
Wonder Landes
de
Alexandre Labruffe
2021
Dans un style pop et alerte, Alexandre Labruffe nous mène en bateau sur un esquif familial, entre extrême gravité et espiègleries burlesques.
Il est des patronymes qui interpellent. Ainsi celui de Labruffe apparaît singulier. Originaire des Landes, occitan, il signifie quelque chose comme sorcier voire sorcière. Les patronymes influent-ils sur nos destinées, accompagnant notre quotidien d’atavismes aussi ténébreux que telluriques ? On peut légitimement se poser la question à la lecture des romans de l’Alexandre. Le premier, Battre Roger (Éditions d’ores et déjà, 2008), fut écrit à quatre mains en compagnie de Benjamin Limonet et évoque un joueur de tennis français très mal classé (pléonasme) aux allures de perdant plus ou moins...






