auteur Camila Sosa Villada
Ouvrages chroniqués
Je suis une idiote de t’aimer
de
Camila Sosa Villada
2026
En neuf nouvelles, les femmes auxquelles Camila Sosa Villada donne vie manient la dérision, l’humour et la vengeance comme personne.
Dès la première page, la nouvelle doit déjà vous avoir brisé le cœur », résume Camila Sosa Villada dans un entretien. C’est bien le cas des neuf nouvelles qui composent Je suis une idiote de t’aimer, lesquelles, chacune à sa manière, nous embarquent dans leur univers singulier sans nous lâcher. Le recueil brasse les thématiques fondamentales du travail de la romancière argentine (Les Vilaines, 2021 ; Histoire d’une domestication, 2024), à commencer par la violence inhérente au quotidien des femmes, et plus particulièrement des femmes trans. Celle-ci constitue le fil conducteur du livre....
Histoire d’une domestication
de
Camila Sosa Villada
2024
Après l’inoubliable Les Vilaines, l’autrice argentine Camila Sosa Villada nous revient avec un roman corrosif, exposant les coulisses d’une famille.
L’héroïne de Histoire d’une domestication est une comédienne trans qui respire le succès. Elle a réussi à s’extirper de la pauvreté, de la violence et de la petitesse en travaillant avec acharnement. Elle est désormais adulée par les foules, poursuivie par les journalistes, désirée par les inconnus. Le récit s’ouvre alors qu’elle regagne en taxi son appartement dans un quartier cossu de Córdoba, après une représentation réussie de La Voix humaine de Cocteau, son dernier rôle. Chez elle l’attendent son mari et son fils. Le premier – « on aurait dit un cadeau du père Noël, une offrande des...
Les Vilaines
de
Camila Sosa Villada
2021
Bouillonnant de rage, d’onirisme et de violence, Les Vilaines est le premier roman de l’auteure argentine Camila Sosa Villada. Entre récit intime, manifeste puissant et légende explosive, il irradie, tout simplement.
Les Vilaines, ce sont une poignée de femmes trans qui se retrouvent chaque soir pour faire le tapin dans le Parc Sarmiento, à Córdoba, une ville du centre de l’Argentine, et qui « semblent faire partie d’un même corps, être les cellules d’un même animal ». Leur groupe gravite autour de celle qui est tout à la fois leur mère, leur modèle et leur béquille : Tante Encarna, 178 ans tout pile, les seins remplis d’huile de moteur d’avion, laquelle « passait son temps à essayer de sauver le monde, ce petit monde rose trans qu’elle avait construit pour envelopper sa solitude ». Du paysage urbain...



