auteur Denis Podalydès
Ouvrages chroniqués
L' Ami de la famille. Souvenirs de Pierre Bourdieu
de
Denis Podalydès
2025
Nous sommes en 1983, un jeune homme intelligent et timide fait sa rentrée à Henri-IV, pour sa « deuxième année de khâgne ». Son échec à Normale-Sup n’a fait qu’accroître la tendance, qu’il sent en lui, à « l’autodénigrement ». Parmi ses condisciples, un Emmanuel sort du lot : « Je le jugeais supérieur à la plupart et sa supériorité n’était justement pas supérieure ». Tous comprennent vite que cet Emmanuel Bourdieu est le fils de Pierre Bourdieu – et le jeune étudiant, se révélant le meilleur ami du fils, devient alors « l’ami de la famille ». Poursuivant son entreprise autobiographique...
Thierry Cecille
février 2025
Le Matricule des Anges n°260
Fuir Pénélope
de
Denis Podalydès
2014
Remettant ses pas dans celui qu’il fut à 25 ans, Denis Podalydès raconte le tournage de son premier film avec une tendre drôlerie. Et dans l’amour incandescent des mots.
Il est ici Sarkozy et il est Sartre là. Il donne ses traits à Harpagon, sa voix à Matamore. Il lit pour un public conquis Novarina, Echenoz, Fabre ou Montalbetti. Il met en scène Tchekhov, Rostand ou Mauvignier. Il écrit sa vie de comédien, son afición errante et parfois hagarde et quand il évoque les voix aimées, ça lui vaut un prix Femina essai. On savait que Denis Podalydès était un stakhanoviste du théâtre (lire Scènes de la vie d’acteur – 2006, Seuil-Archimbaud), mais au fil des livres qu’il publie on se rend compte que c’est de la vie tout entière qu’il est le stakhanoviste. Sa...
Peur matamore
de
Denis Podalydès
2010
Aficionado compulsif, le comédien Denis Podalydès évoque sa passion vive pour la corrida, sa fascination pour la peur, le lieu ultime où le rêve rencontre la vie.
On aurait dû s’en douter. À le voir sur les scènes de théâtre ou jouer dans les films, porter cette fragilité de l’enfance de l’œil à la hanche, trouver d’une réplique la position exacte du corps, instantanément, on aurait dû deviner que Denis Podalydès puisait à la tauromachie autant qu’à la littérature cet art d’habiller ses rôles ; de les toréer, donc.
Plus proche ici, dans son troisième livre, de Scènes de la vie d’acteur qui inaugure son œuvre littéraire que de Voix off, La Peur Matamore enchâsse deux textes de fiction (deux monologues théâtraux ou romanesques de toreros traversés...







