auteur Didier Castino
Ouvrages chroniqués
L' Application des peines
de
Didier Castino
2025
Avec L’Application des peines, Didier Castino nous montre comme la privation de liberté agit sur un corps, une psyché.
On n’arrête pas les hommes qui nagent dans la nuit. » C’est l’une des dernières phrases du livre, et probablement la plus forte de ce roman, le cinquième de Didier Castino depuis Après le silence, en 2015, année qui a vu cet enseignant né en 1966 apparaître sur la scène littéraire. Castino est un auteur que l’on pourrait dire engagé, quelqu’un qui se nourrit du réel, des parcours, souvent chaotiques, d’autres vies que la sienne, qu’il restitue-recompose avec le secours de l’imagination pour boucher les trous. Son écriture, d’une tonalité plutôt socio-documentaire, sait aussi vagabonder du...
Boxer comme Gratien
de
Didier Castino
2023
Une impressionnante enquête historique sur un combat de 1922, un essai très personnel de sociologie sportive, une biographie romancée qui sort de l’oubli Gratien Tonna « le démolisseur » ou encore le récit d’un retour sur le ring… quatre livres autour de la boxe comme autant de leçons de vie.
Si la boxe n’était que de la boxe, ça se saurait. Elle est bien plus que ça, une évidente métaphore de la vie ; il n’est pas d’existence qui, tôt ou tard, ne soit une lutte, un combat, un corps-à-corps. C’est en quoi les moins amateurs voire les détracteurs de la chose pugilistique peuvent, mais si, mais si, y trouver matière à leçon et, qui sait, à admiration. Ceci ayant été dit, appelons successivement, tel un speaker à la voix de stentor sur le ring, nos quatre auteurs de livres très différents, ce qui fait d’ailleurs tout le sel de les réunir ici. Intéressons-nous d’abord à Christophe...
Après le silence
de
Didier Castino
2015
Après le silence, de Didier Castino, est une chronique ouvrière et familiale qui questionne sans concession la transmission.
Les premiers romans ne manqueront pas en cette rentrée littéraire, comme d’habitude. Gageons, ou espérons, que celui-là aura l’attention qu’il mérite. Signé Didier Castino, né en 1966, dont on nous dit qu’il est prof de lettres à Marseille, ce roman, autobiographique semble-t-il, est très touchant, vibrant même, par moments. C’est une chronique ouvrière et familiale qui passe sans cesse de la dureté à la fragilité. Aux trois-quarts il s’agit du monologue de Louis Catella qui s’adresse au plus jeune de ses trois fils. Il lui fait le récit de sa vie d’homme, commencée à l’usine, à 13 ans,...



