auteur Füruzan
Ouvrage chroniqué
Pensionnaire d’Etat
de
Füruzan
2010
C’est à celles que nous n’écoutons pas – domestiques soumises, enfants solitaires, vieilles épuisées – que Füruzan, dans ces nouvelles d’une apparente simplicité, donne une voix.
Istanbul, dans les années 60, est un univers hétéroclite : s’y mêlent les descendants des grandes familles ottomanes, les rescapés de la métropole cosmopolite qu’un génocide et deux guerres ont progressivement vidée, les émigrants de l’Anatolie profonde qui se construisent, en une nuit comme le nom l’indique, des gecekondu, abris précaires qui deviendront définitifs, dans des banlieues qui commencent alors, tentaculaires, à s’étendre. à l’horizon, la mer, qui donne à rêver des départs empêchés ou des exils subis, et, partout, l’élément liquide qui sépare et unit à la fois : le Bosphore et...
