auteur Jean Malaquais
Ouvrages chroniqués
Journal de guerre (suivi de) Journal du métèque, 1939-1942
de
Jean Malaquais
2026
Dans son Journal de guerre, Jean Malaquais (1908-1998) ne mâche pas ses mots, sinon pour les cracher comme une chique à la gueule de l’Histoire.
Alors que grandit chaque jour un peu plus la rumeur d’une nouvelle guerre censément inéluctable, l’entrée de l’historien Marc Bloch au Panthéon vient à point nous rappeler ce que fut pour la France « l’étrange défaite » de 39-40. D’autres en furent les témoins privilégiés, parmi lesquels l’écrivain Jean Malaquais, dont reparaît aujourd’hui le précieux Journal de guerre.
Issu d’une famille juive laïque de la petite bourgeoisie polonaise, le jeune Wladimir Malaski arrive en France à la fin des années 1920, après avoir beaucoup bourlingué. La rencontre fortuite d’André Gide l’amène à écrire...
Le Nommé Louis Aragon ou le patriote professionnel
de
Jean Malaquais
1998
Aux commémorations du centenaire de la naissance de Louis Aragon (1897-1982) succèdent les mises au point. En ce qui concerne l’Aragon d’après-guerre, elles prennent justement la forme de pamphlets carabinés. L’auteur du Con d’Irène n’est pas en cause, c’est le chantre du Parti communiste, l’« ex-surréaliste (et) ex-lui-même », qui se voit rappeler ses turpitudes et son terrorisme intellectuel. Agressif et craint, il suscita dès 1945 des pamphlets de Georges Henein (Qui est Monsieur Aragon ?) et le fameux Déshonneur des poètes de Benjamin Péret. Moins connu, le texte de Jean Malaquais...
Planète sans visa
de
Jean Malaquais
1999
Fresque sociale et historique, Planète sans visa (1947) évoque la cité phocéenne durant les premières années de l’Occupation.
Il existe au moins deux manières différentes de lire ce livre. La première est la plus simple : elle consiste à se jeter dans ce roman sans intrigue et sans protagoniste, qui juxtapose (comme l’a fait l’Espagnol Camilo-José Cela dans La Ruche avec le Madrid de 1942) des séquences narratives de longueur variable, n’ayant souvent rien à voir les unes avec les autres, et qui concernent à chaque fois un nombre limité de personnages (sur la grosse cinquantaine que contient l’ensemble). La seconde a le mérite d’être moins superficielle, et partant plus proche de la réalité historique : le...



