éditions The Hoochie Coochie
Ouvrages chroniqués
Dmpp N 9
2013
Retour au siècle dernier, quand les recherches formelles, en URSS ou en Italie, venaient se frotter aux enfants.
Revue annuelle et « polygraphique », DMPP consacre plus de cinquante pages d’un savant dossier à la redécouverte de Lev Youdine (1903-1941). On y apprend comment ce dernier passa de la peinture abstraite et cubiste au livre pour enfants, en même temps qu’on suit pas à pas l’évolution de la vie artistique soviétique des années 20-30. Dans les premières années de la révolution, les écoles avant-gardistes proliféraient, ainsi celle de Vitebsk où Youdine suivait l’enseignement de Malevitch voué au suprématisme : souveraineté des formes pures, des couleurs pures, des sentiments purs, et hop...
Le Fils de l’ours père
de
Nicolas Presl
2010
Le son coupé, l’image réglée jusqu’à sa plus grande intensité, Le Fils de l’ours père prend les formes du mythe.
Le chasseur trouve un ourson entre les arbres. Mais la mère est derrière lui, qu’il abat. Puis il prend l’ourson, l’attache à un piquet devant sa maison, appelle sa femme pour qu’elle voie. Ils vont garder l’ourson, l’élever en sorte d’enfant. On lui apprend des tours ; l’homme et l’animal se produisent devant le public des villages. Un jour, un petit spectateur a un geste malheureux : l’ours lui arrache la main. Les deux saltimbanques sont jugés, prison pour le bateleur, patte coupée pour l’autre. Tristesse de l’épouse, que l’ours console, et sans doute trop ; car une fois son mari...


