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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • La colère qui monte

    Lmda N°226 Quatre ans après Article 353 du code pénal, Tanguy Viel nous livre une version au féminin des rapports sociaux. Un roman nerveux et presque noir.

    La Fille qu’on appelle

    C’est, de prime abord, désarmant de simplicité. Laura a besoin d’un logement. Or elle est la fille de Max, chauffeur du maire. Donc elle obtient un rendez-vous avec le maire. Mais le maire n’a que des désirs, lui. Que croyez-vous qu’il s’ensuit ? À partir de cette mince trame dont on se demande très vite comment l’auteur va réussir à la filer sur deux cents pages, le narrateur déploie ses...
  • Rien à perdre

    Domaine étranger Conduite intérieure Noirceur et rédemption : l’Uruguayen Roberto Montaña nous embarque avec brio dans une road-story sauvage et tendre. Les éditeurs français de polars étrangers ont hérité de la Série noire, époque Duhamel, une sale habitude. Ils escamotent le titre original et vous en font une boulette qu’ils jettent au caniveau. Puis ils vous remplacent cette inutilité par le titre le plus passe-partout possible. Parce que ça n’est que du polar, que le lectorat est réputé tremper jusqu’aux lunettes dans l’idiotie culturelle, et qu’il y a la maquette de la collection, la...
  • Ma mère n’a pas eu d’enfant

    Domaine français Point à la lignée Généalogie sauvée de l’oubli, ce récit de Geneviève Peigné est une fine et poignante saga familiale. La dernière fois, c’était en 2015, nous avions quitté Geneviève Peigné avec L’Interlocutrice, un livre paru au Nouvel Attila, et dans lequel il était question, déjà, du travail de la mémoire et de l’oubli. Aujourd’hui on retrouve cette ex-prof de lettres ayant vu du pays (elle a été en poste en Pologne, aux Antilles, en Algérie), avec un récit dont le sujet n’est peut-être pas des plus originaux – la filiation, la succession des générations…...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Une histoire de rachat

Franz-Olivier Giesbert prévient qu’on l’a échappé belle. N’était sa ténacité, ce livre « n’aurait jamais dû exister ». Initialement, le journaliste devait tenir la fonction de prête-plume pour le compte de Bernard Tapie : dépêché par les éditions Plon, il avait pour mission de recueillir ses souvenirs pour en renouer ensuite le fil dans un volume de Mémoires. Assez vite, les deux hommes s’étaient déchirés sur la matière du texte à venir : l’écrivain comptait « débiter de belles tranches de vie bien saignantes » quand le chef d’entreprise, refusant de s’épancher, souhaitait plutôt exposer...
Le Matricule des Anges n°225
Jean-Christophe Bailly

un auteur

Jean-Christophe Bailly

Chronique
Traduction

Rose Labourie

Baiser ou faire des films de Chris Kraus Après avoir consacré un an à la traduction de La Fabrique des salauds, c’est avec une impatience particulière que j’ai retrouvé la plume de Chris Kraus pour Baiser ou faire des films, récit intime dont l’auteur a puisé l’inspiration dans sa propre jeunesse. Le titre de la version française, bien éloigné de la poésie de l’original (Sommerfrauen Winterfrauen, littéralement « Femmes d’été femmes d’hiver ») et choisi par la maison d’édition, a le mérite d’être fidèle à l’esprit déjanté et ironique du texte. Baiser ou faire des films ? Au long des quelque trois cents pages de ce roman, le...
Le Matricule des Anges n°220
  • Pages du Journal d’un fou

    Domaine étranger Coup de foudre à Saint-Pétersbourg Une nouvelle traduction est l’opportunité de relire un texte fondateur, première expression littéraire de l’aliénation du travail bureaucratique. J’exige de la nourriture – de cette nourriture qui rassasierait et réjouirait mon âme », s’exclame à un moment donné le « fou » que Nicolas Gogol invente en 1835 pour qu’il incarne une figure alors peu abordée par la littérature, celle du rond-de-cuir à la vie terne, une sorte d’enterré vivant qui trouvera plus tard, chez Kafka ou Walser, une vie littéraire intense. Ce hiatus entre la vie menée et les aspirations (forcément immenses,...
  • André du Bouchet, une écriture en marche

    Poésie Exacte nudité du jour Essayiste et critique, Michel Collot rassemble ses essais sur André du Bouchet. Éditeur des carnets du poète, il en restitue l’expérience de transcription. Les deux premiers livres qu’André du Bouchet publie, Air (1951) et Sans couvercle (1953), disent d’emblée un élément invariant à toute sa poétique : celle d’être exposé, ou de s’exposer, non à ce que l’on ignore de soi et de ses propres tourments, mais au dehors, à sa seule souveraineté. Maurice Blanchot entendait par dehors une force non-cernable, non-atteignable. Penser le dehors, en faire l’expérience, suppose pour lui une impossibilité...
  • La Danse du feu

    Poches Un drame urbain Cette réédition du dernier roman de l’Argentin Roberto Arlt est l’occasion de redécouvrir son talent pour décrire la ville comme un espace aliénant où grouillent les vies mornes. Quatrième et dernier roman de son auteur, publié en 1932, La Danse du feu conclut un cycle entamé en 1926 avec Le Jouet enragé et poursuivi dans le diptyque Les Sept Fous/Les Lance-flammes, dans lesquels des personnages idéalistes, pusillanimes et angoissés subissent l’aliénation d’une grande métropole urbaine que Roberto Arlt, en Argentine, aura pour ainsi dire inventée littérairement. Buenos Aires, bien entendu, ne l’avait pas attendu pour...
  • Fanny-

    Tapuscrit 146
    Théâtre La prouesse de la nuance Fanny est le portrait d’une femme qui, à 55 ans, ne veut plus s’absenter du désordre du monde. Mon combat d’autrice, c’est de revendiquer la nuance et la bienveillance », explique Rébecca Déraspe, jeune dramaturge et scénariste québécoise, découverte en France en 2018 avec Ceux qui se sont évaporés, une pièce évoquant la pulsion profonde de fuite et de disparition. Son nouveau texte, Fanny, est une œuvre singulière, lumineuse et drôle sur l’émancipation féminine. C’est une pièce dense, l’autrice prend le temps de nous faire entrer...
Intemporels
par Didier Garcia

Le chant du cygne

Dans Vers l’abîme, Erich Kästner (1899-1974) ausculte la société allemande de l’entre-deux-guerres. Avec le regard d’un moraliste. Nous voici dans le Berlin du tout début des années 1930, autrement dit à la fin de la république de Weimar et avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir en janvier 1933. Au début du roman, Fabian, protagoniste tout juste trentenaire, est encore employé par une agence de publicité. Mais ce confort professionnel ne dure pas : quelques pages plus loin, le jeune homme apporte malgré lui sa contribution aux millions de chômeurs que l’Allemagne s’emploie alors à créer. Libéré de toute contrainte sociale et profondément désabusé, il se laisse emporter par la vie bien plus qu’il ne se raccroche à elle,...
Le Matricule des Anges n°193