La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Le Matricule des Anges

  • Magies cinéphiliques

    Lmda N°218 Didier da Silva raconte l’histoire improbable d’un chef-d’œuvre presque inconnu du cinéma des années 70 et de son réalisateur.

    Le Dormeur

    Où étiez-vous pendant l’été 74 ? » demande d’entrée de jeu Didier da Silva à ses lecteurs. Le réalisateur Pascal Aubier, lui, savait très bien où il était : il tournait un court-métrage qui était à la fois une œuvre d’une grande beauté plastique et un tour de force technique ; un seul plan séquence chargé d’essuyer les plâtres d’une nouvelle caméra révolutionnaire, la Louma. « De verts...
  • Walker

    Domaine étranger Plan séquence Sur les traces de Walker, vétéran, une traversée de l’Amérique, avec ses contradictions et cette mémoire dont le poids ne cesse de s’alourdir. New York. New York qui vit, bat, grouille : « Les métros sont des rivières souterraines, / en crue éclair toutes les cinq minutes, / sous la pulsation des gens. » New York pour se racheter, et tout recommencer, New York pour oublier. « Manhattan, c’est là qu’on se réinvente ; mobilité, anonymat, tout est possible. C’est ce que je suis venu chercher. Chaque rue est un théâtre, chaque théâtre met en scène le désir. » New York, jusqu’à en...
  • La Mesure de la Joie en Centimetres

    Domaine français Fuite mystique Un garçon qui parle avec Dieu et une fuite d’eau qui s’empare d’un immeuble. Avec ces ingrédients, Arno Calleja construit un roman subtil, qui est d’abord un bel objet poétique. Si l’on peut dire de La Mesure de la joie en centimètres que c’est un roman, on peut aussi affirmer sans se tromper qu’il s’agit d’un poème ; un poème en prose, certes, mais la coupure du vers n’est pas le seul garant de la poésie, celle-ci peut aussi se révéler dans le cadre d’un récit tout à fait linéaire, presque un conte en l’occurrence, celui qui nous parle d’« un garçon mystique, grandement mystique », « seul avec des grandes forces...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Le contentement

La paire de journalistes dépêchés par Paris-Match questionne l’artiste sur son confinement : « Carla et moi étions au Cap Nègre ; je me suis installé dans mon bureau et j’ai commencé à travailler. Carla m’a demandé : “Qu’est-ce que tu fais ?” Je lui ai répondu : “J’écris un livre.” Elle a souri en me disant : “Décidément, tu ne peux pas rester inactif.” » On pourrait croire à un extrait de Paludes, mais non, il s’agit bien d’une tranche de la vie conjugale radieuse des Bruni-Sarkozy. Et quand plus tard Nicolas – quatre consonnes et trois voyelles – lui dévoile son titre, Le Temps des...
Le Matricule des Anges n°216
Grégory Le Floch

un auteur

Grégory Le Floch

Chronique
Traduction

Julien Lapeyre de Cabanes

Requiem pour une ville perdue, de Aslı Erdoğan Les traducteurs, comme tout le monde, ont tendance à se voir plus beaux qu’ils ne sont. Le premier trait caractéristique de cette prétention, c’est de vouloir qu’on reconnaisse le traducteur comme égal, en dignité et en traitement, à l’auteur – puisqu’on ne dit plus « écrivain », ceci expliquant peut-être cela. Le traducteur en a assez d’être oublié comme un obscur transcripteur d’œuvres qu’il n’a pas écrites, dans l’ombre de l’écrivain, et de voir son nom en tout petit sur la couverture ; il veut qu’on reconnaisse sa part de « création » – s’il faut parler en ces termes. Dans cette...
Le Matricule des Anges n°214
  • Okuribi : Renvoyer les morts

    Domaine étranger Beaucoup de bõryoku De 1928 ou d’aujourd’hui, les romanciers Kobayashi et Takahashi déploient l’éventail des violences. Si l’on ne s’abuse, en japonais violence se dit « bōryoku ». Les habitants de l’archipel n’ont jamais pris de pincettes avec ce fait naturel et anthropologique. On sait avec quelle rigueur se polissait un acier de sabre, combien il était honorable de s’ouvrir le ventre et comment le guerrier est louable s’il succombe en emportant l’ennemi au royaume des ombres. De la violence civilisationnelle, traditionnelle, à la violence générationnelle,...
  • Monotononie - Les plioirs

    Poésie Descriptions sans domicile Représentant de la poésie concrète et plasticien anglais, Simon Cutts livre avec Monotononie un autoportrait minimal où les mots jouent le rôle d’un transfert spéculaire. Monotononie ajoute un « no » énigmatique au mot monotonie, qui titre le premier livre traduit de Simon Cutts en France, écrit entre 1967 et 2010 : que dit ce « no » redoublé, venu là s’insérer à la presque toute fin du mot ? Nie-t-il la monotonie elle-même que Cutts envisageait d’abord comme le ton traduisible de ses poèmes ? À qui ce « no » dit-il donc non ? Cutts n’en précise rien. On peut cependant y entendre la volonté de noter...
  • Vache tachetée et concombre fugitif

    Histoire littéraire Croquis explosifs Une sélection des récits et reportages plus ou moins fictifs d’Octave Mirbeau est l’opportunité de redécouvrir la finesse de son regard et de son humour qui frappe juste. Si, de son œuvre, l’on ne retient aujourd’hui qu’une poignée de romans (Le Journal d’une femme de chambre, Le Jardin des supplices…), Octave Mirbeau n’en fut pas moins un écrivain prolifique et tout-terrain sachant passer sans encombre du conte à la nouvelle, de la critique littéraire au pamphlet. Une habileté de plume qui n’a rien de surprenante, puisqu’il écrivait abondamment dans les journaux à une époque où, comme le rappelle Stéphane...
  • Théâtre L'effroi et l'envol Un magnifique parcours de femme porté par le battement du monde, signé Penda Diouf. Cela commence par une belle image. Une mère et son fils sorti de l’école mangent un bonbon, assis sur un banc. Il fait beau, du moins on l’imagine. Il est question entre eux de l’école, du repas du soir, de l’organisation familiale. Des rires sont échangés, tout va bien. Mais, « Ils se lèvent et repartent. Un des papiers de bonbon est laissé par terre et scintille au soleil. » Et ce papier de bonbon abandonné fait tout basculer. La police...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Un surréaliste natif

Syndicaliste révolutionnaire et ami de Simone Weil, Jean Duperray fut le romancier noueux du fait divers et de l’énergie populaire. Mines, Manufacture d’armes et club de foot ont fait l’essentiel de la notoriété de Saint-Etienne au siècle dernier. Le replet Catalogue de la Manu et les terrils désormais verdis ont même failli masquer une part non négligeable de la vie stéphanoise : la littérature. Avec Marc Stéphane (1870-1944) et Henri Simon Faure (né en 1923) en effet, le chef-lieu de la Loire a offert à la littérature du XXe deux auteurs fondamentaux - la nation éblouie finira par s’en apercevoir. Sans compter un troisième oiseau, vif de vif, original, productif, engagé et dense comme savent l’être les gars de la...
Le Matricule des Anges n°103