La rédaction Albain Le Garroy
Articles
Sciascia mène l'enquête
Avec La Disparition de Majorana, l’écrivain sicilien livre, en fin limier, une réflexion sur la science et la morale.
1938 : le jeune génie de la physique, Ettore Majorana, disparaît à Palerme. Faute de cadavre, la police fasciste conclut à un suicide. 1975 : Leonardo Sciascia revient sur l’affaire Majorana. L’enquête officielle ne le convainc pas et il va s’improviser inspecteur. Sa théorie ? Le physicien ne s’est pas suicidé mais a organisé sa disparition.
La Disparition de Majorana, aujourd’hui réédité (Les Lettres nouvelles/Maurice Nadeau, 1977 ; Allia, 2012), est donc le compte rendu de cette enquête. Ni vraiment un roman policier au sens classique du terme, ni vraiment un essai, le livre est un...
Un livre
On ne verra pas les fleurs le long de la route
de
Éric Pessan
Résistance et boîte de pizza
Sous couvert d’une fiction d’anticipation, Éric Pessan écrit une lettre d’amour pour la littérature.
Difficile de chroniquer un livre dont, a priori, au moins un tiers n’a pas été écrit par son auteur. Plagiat ? Non. Éric Pessan ne se cache pas. Chaque citation (1034 pour être exact) est référencée en notes de bas de page. Performance ? Indubitablement !
L’expérience de lecture perturbe dans un premier temps, l’on apprend vite à ne pas regarder les notes de bas de page à chaque citation, et...
Se défaire du regard
Dans un recueil de nouvelles parfois fantastiques, parfois absurdes, toujours politiques, Megan Kamalei Kakimoto décrit le quotidien de femmes hawaïennes tentant, avec plus ou moins de succès, de s’émanciper.
Megan Kamalei Kakimoto signe ici, avec Chaque goutte est un cauchemar pour l’homme, sa première publication. Jeune autrice née à Hawaï, connaissant et aimant son île, elle n’en reste pas moins lucide sur les inégalités qui y sont présentes. La plupart des nouvelles du recueil ont pour thème certaines formes d’aliénation mais aussi, a contrario, d’émancipation.
Les personnages, des femmes...
Quand l’autre n’existe plus
Dans un court roman d’anticipation, Martin Harniček brosse le portrait d’une société fondée uniquement sur l’égoïsme et l’arrivisme, une société qui pourrait être tout aussi bien la nôtre.
Vous aimez le pouvoir ? Vous aimez les personnages qui aiment le pouvoir ? Alors Albin est fait pour vous. Martin Harniček nous raconte ici les aventures d’Albin, un mégalomane sadique dont le seul but est d’arriver au sommet du pouvoir dans une société dystopique contrôlée par le Parti mondial. L’auteur, après la parution du livre en 1981, aura « quelques » problèmes avec le gouvernement de...



