La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Rattus bibliophilus
Le recueil d’essais de Jan Baetens tient autant de la critique littéraire que de la métaphysique du livre.
S’il y a un réflexe qu’on ne rédimera pas chez l’être humain, c’est bien celui d’exprimer le plaisir qu’il éprouve à parler de ses livres. Vous aurez remarqué d’ailleurs qu’il ne se passe pas un mois sans que la librairie ne s’enorgueillisse d’un nouvel étal au rayon Bibliophilie-logie-folie. Dans les formats les plus divers, de l’essai érudit à la flânerie désinvolte, lectrices-lecteurs,...
Des dangers du tourisme
Bien connu de Walter Benjamin et de Gabrielle Wittkop, Max Dauthendey connut le sort très exotique d’un bohème de Java, à son corps défendant.
On l’a surnommé le Gauguin allemand car Max Dauthendey était allé se perdre à Java. Précisément, il y était resté attrapé par les effets diplomatiques du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Sa présence en ces pages n’est pas tout à fait hasardeuse car Gabrielle Wittkop fut sa lectrice attentive, comme en témoignent ses Carnets d’Asie (Verticales, 2010), et en particulier de son...
Un auteur
« Inquiétante et endiablée »
Jeune libraire, François Rivière a rencontré Gabrielle Wittkop en 1976. Retour sur quelques scènes de genre.
Critique littéraire bien connu, spécialiste des littératures policière, populaire ou destinée à la jeunesse, François Rivière était libraire à La Mandragore, rue des Grands-Augustins à Paris, lorsque Gabrielle Wittkop fit ses premiers pas de romancière française avec Le Nécrophile.
Le futur biographe d’Agatha Christie, duchesse de la mort (Le Seuil, 1988) et de Frédéric Dard (Fleuve noir,...
Un auteur
Des femmes puissantes
Celles et ceux qui aborderont avec Hemlock l’œuvre de Gabrielle Wittkop la découvriront sous son angle le plus flamboyant. Et le plus généreux. Ce roman de 1988 publié par les Presses de la Renaissance était le cinquième volume de fiction publié par la bientôt sexagénaire. Après le succès d’estime du Nécrophile et un intérêt relatif pour ses productions suivantes, elle frappait un grand coup...


