La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Un livre
Cymbalum mundi
de
Bonaventure des Périers
Le tumulte et les passions
Auteur de Nouvelles récréations et joyeux devis truffées de sous-entendus et de facéties savoureuses, Bonaventure des Périers fut à l’origine d’un trouble qu’il crut bon de résoudre en se passant par le fil de sa propre épée aux alentours de 1540. Ce trouble, c’est le Cymbalum mundi (le Tintamarre du monde), un recueil de quatre dialogues qui chagrina François Ier au point que le monarche...
Un livre
Lectures de Pierre Véry
de
Pauline Picquet
La magie Pierre Véry
Il fit merveille dans le roman de mystère et le cinéma, l’éclectique auteur de Goupi-Mains Rouges est enfin le sujet d’un livre.
Il est toujours réjouissant de voir apparaître le nom de Pierre Véry sur la couverture d’un ouvrage. Qu’il en soit l’auteur ou le sujet, cet homme qui s’est fait beaucoup plus discret que Léo Malet n’a pourtant pas démérité en produisant quelques chefs-d’œuvre tels que Les Disparus de Saint-Agil, L’Assassinat du père Noël ou encore Goupi-Mains Rouges. Ses lecteurs assidus Thierry Picquet et...
Un auteur
Parisot l’activiste
Réputé chez les anglophiles et les amateurs du romantisme allemand, Henri Parisot fut un traducteur exceptionnel doublé d’un militant passionné.
C’est un marin très vieux :/ Avisant trois passants, il arrête l’un d’eux ». Les vers introductifs du Dit du vieux marin de S. T. Coleridge sont inoubliables. La version livrée par Henri Parisot en 1948 a bénéficié de plusieurs éditions mais elle atteindra au chef-d’œuvre lorsqu’en 1966, le Club Français du Livre l’orne des gravures fabuleuses de Gustave Doré. Henri Parisot a alors trente ans...
Pour en finir avec le brouhaha
Après le garçon de café de Jean-Paul Sartre (L’Être et le néant) et La Compagnie des zincs de François Caradec, Christophe David sert la traduction d’un texte probablement fondamental sur la vie des cafés comme la vie de château ou celle de bohème, la vie de café a des caractéristiques remarquables. On doit ces pages immortelles à l’Espagnol Max Aub (1903-1972) qui, réfugié au Mexique après...

