La rédaction Laurent Perez
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Que meure le poisson !
La première traduction française des Pêcheurs de Raul Brandão, classique de la littérature portugaise, entre lyrisme symboliste et précision naturaliste.
Les Pêcheurs commence « à la portugaise ». Le mot saudade figure, non traduit, à la première page du livre et Raul Brandão (1867-1930), en bon écolier du symbolisme, abuse d’abord des marines pittoresques et des motifs de la brume, des ténèbres, de l’irréalité. Ainsi, de la ria d’Aveiro : « Ici, la matière n’existe pas. » Et pourtant. Les notes et les souvenirs qui font celle des Pêcheurs (paru en 1923, six ans après son chef-d’œuvre Humus) dressent un tableau prosaïque, de moins en moins méditatif au fil des pages, du monde de la pêche sur la côte portugaise au début du XXe siècle.
Âpre...
Un livre
Historiettes
de
Johann Peter Hebel
Herbel, la malice du cosmos
Une nouvelle traduction remet en circulation les histoires d’almanach de Hebel, classiques en Allemagne, presque inconnues en France.
En Allemagne, Johann Peter Hebel (1760-1826) est un classique ; la France n’a pas son équivalent. C’est que l’art de Hebel, insiste Walter Benjamin, est le plus modeste de tous : des « historiettes », moralités, devinettes, longues de quelques lignes à quelques pages, écrites entre 1803 et 1819 pour l’almanach L’Ami de la maison du pays rhénan, vendu par colportage dans le pays de Bade. De...

