La rédaction Virginie Mailles Viard
Articles
Un abri pour Lampedusa de Elsa Régis
Guiseppe Alde est architecte, il travaille sur un chantier dans la villa d’Armani, à côté de Rome. Il y rencontre l’écrivain Marco Serve. Autrefois chauffeur de taxi, il récupérait des « Hommes qui n’avaient pas le droit de sortir de la mer pour rejoindre le sable, puis la terre, et la route après elle. » À quatre heures de ferry, l’île de Lampedusa. « On sait les migrants qui foulent sa terre ; les migrants refoulés, on les devine aussi. L’Abri a d’original que ses occupants veulent eux-mêmes le quitter. » Il y a quelque chose de très viscontien dans ce premier roman, qui nous renvoie à...
Dans la ville de Elodie Fiabane
Élodie Fiabane est autrice de documentaires. Ce premier roman, fruit de son immersion dans les maraudes parisiennes, est le parcours initiatique d’une femme qui rejoint l’Institution et ses bénévoles. Chaque nuit, ils viennent au secours des sans-domicile qui se nichent « dans les replis de la ville ». Il y a Mohammed qui travaille et dort dans sa voiture. Il y a Tatiana, une vieille dame...
Patagonie de Carolina Schutti
La Patagonie, c’est Carlos Sorín, réalisateur de Bombón el perro, ou Historias mínimas et ses personnages en quête de rédemption. Le cinéaste argentin a fait entrer ce bout du monde, ces paysages immenses et désertiques, dans les salles de cinéma ; leurs routes plongeant dans un horizon barré de montagnes qui touchent le ciel. Ici aussi, dans ce roman de Carolina Schutti, le vent souffle sur...
Justin Coudure de Adrien Girault
James Dean portait un blouson rouge dans La Fureur de vivre, il lui collera à la peau pour l’éternité. Justin Coudures, lui, transporte sa fureur et son adolescence sur son vélo, zigzaguant chaque été sur une île, entre la caravane de ses parents et la maison de son ami, Brian. « Mon gars, sûr, c’est Brian. (…) On avait dix ans. Il m’avait serré la main avec un air très sérieux, je m’en...
La Colère et l'envie de Alice Renard
Être pompier ou grimper au plus haut des plus grandes tours de verre de Paris ne donnent pas forcément les moyens et la force d’affronter une enfant qui ne parle pas. « Jamais un mot ». « Elle n’a pas voulu apprendre à parler. Elle n’a pas voulu apprendre nos noms. (…) Jamais un mot, aussi petit soit-il, qui ait du sens, ou qui nous soit adressé. (…) je me demande comment elle fait pour vivre...





