RUBRIQUE Histoire littéraire
Les articles
Fils de chien (suivi de) Karl Marx de Vladimir Slepian
Belle idée des éditions du Chemin de fer de rassembler les textes de l’écrivain et peintre Vladimir Slepian (1930-1998) en un seul volume. Les amateurs de philosophie pourront enfin lire celui qui a influencé Gilles Deleuze et Félix Guattari lors de la rédaction de Mille-Plateaux. Toutefois, ce serait réducteur de ne le voir uniquement comme tel. D’ailleurs, le lecteur pourra commencer le recueil par le dernier texte. Ce court essai (1961) porte sur la pratique plastique de Slepian qu’il qualifie d’« art transfini ». Ses théories sont en rupture avec une vision classique de l’art : ce...
Un livre
Marcel Schwob ou les vies imaginaires
de
Sylvain Goudemare
Un conteur de merveilles
Il est juste qu’un libraire d’anciens soit le biographe de Marcel Schwob (1867-1905). Il avait assez dépensé de ses ors et de son temps dans les boutiques à reliures pour que la profession reconnaissante lui adresse un salut. C’est Sylvain Goudemare -Éric Holder en a fait naguère dans nos pages le sujet d’une Anachronique-, qui s’est attaqué au sombre granit de la vie de Schwob, le conteur...
Un livre
Correspondance presque complète
de
Érik Satie
Sourires de la poste
La Correspondance d’Érik Satie a beau n’être qu’incomplète, elle est épaisse comme un volume du Bottin. On savait l’oiseau épistolier, ce n’est donc pas une surprise, même si la légende laisse entendre qu’il n’a jamais ouvert une lettre reçue ni expédié ses propres lettres d’amour. Mais l’analogie de l’annuaire s’impose doublement car Ornella Volta, la grande prêtresse du culte satique, a...
Les Contes de canterbury
Grâce à Pasolini, Les Contes de Canterbury de l’Anglais Geoffrey Chaucer (1340-1400) sont bien connus des cinéphiles. La traduction complète du spécialiste de la littérature anglaise médiévale André Crépin vient remettre le chef-d’œuvre à sa place.
De ce long poème narratif en vers et en prose, on a souvent mis en exergue les passages les plus débridés. Leur allégresse et le souci de...
La vie hors-les-murs
L’Homme au T apostrophe est un titre diablement énigmatique. On imagine d’abord un héros de roman populaire, un Fantomas, un Chéribibi. Ce n’est pas du tout ça. Sous cet intitulé, l’aquarelliste Amandine Doré dédie un livre à son époux Albert t’Serstevens, écrivain mémorable issu de la vieille noblesse belge.
Né en 1885, t’Serstevens s’était laissé oublier depuis son décès en 1974. Des...



