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Vu à la télévision
La chronique de François Salvaing
Les articles
Un auteur
Retours sur guerres
Mon Dieu que la campagne est belle ! Détrompons aussitôt le lecteur : Timothée, en fait de campagne, ne s’extasie pas, ce soir-là, sur l’électorale, mais sur les combes et les causses du Lot tels que filmés par Edouard Bergeon dans Les Fils de la terre (France 2). Une ferme près de Figeac saisie en toutes saisons, par brume, neige ou grand soleil. Et ses servants, le père, la mère et le fils Itard, suivis pendant plus d’un an dans leurs hauts et leurs bas – ces derniers plus fréquents et plus accentués que les premiers.
Christian Bergeon, le père du réalisateur était, lui aussi,...
Monstres à gogo(s)
Ne le peignons pas plus noir qu’il n’est, cependant constatons : Timothée raffole des faits divers. Autant il n’apprécie pas qu’on ouvre par eux les journaux télévisés, et que parfois on ne trouve rien d’autre à dire sur le monde pendant un gros quart d’heure (voire plus si calamités), autant il goûte, ce n’est pas ce qui manque, les émissions où l’on dissèque des horreurs perpétrées par des...
Jeunes cibles
On parlait toujours de l’impatience de la jeunesse. Sa patience, plutôt, frappait Timothée. Tant de choses concouraient à faire d’elle cette Oisive jeunesse / À tout asservie qu’à 17 ans pointait l’Arthur. Tant de choses… dont sa représentation à l’écran. Un jeune, raillait Thibaut, 24 ans, dans 20 ans, le monde et nous, documentaire vu au printemps, un jeune, ça glande rien, ça se masturbe...
Tout le monde sur le pont !
Timothée, inguérissable lecteur de Kundera, lit, dernier Kundera paru, Une rencontre, et rencontre ceci : « L’horreur chez Bacon provient du caractère accidentel (souligne K.), subitement dévoilé par le peintre, du corps humain. Qu’est-ce qui nous reste quand on est descendu jusque-là ? Le visage ; le visage qui recèle ce trésor, cette pépite d’or, ce diamant caché qu’est le moi infiniment...
Unhappy ends
Comme tous les étés, Timothée a emporté des livres et, comme tous les étés, il en a lu d’autres. Achetés au hasard de la librairie balnéaire. Ou retrouvés dans la bibliothèque de la maison familiale. Il y eut ainsi l’été Nabokov, l’été Faulkner, quelques étés Simenon. L’été dernier fut noir. Ah Jim Thompson ! Ah Charles Williams ! Ah David Goodis ! Même le Tour de France (pourtant Dieu sait -...

