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Domaine étranger Sur la plus haute branche

novembre 2003 | Le Matricule des Anges n°48 | par Emmanuelle Bal

L' Arbre du père

Judy Pascoe raconte l’histoire d’une petite fille, Simone, 10 ans, qui vient de perdre son père et imagine qu’il lui parle, du haut de l’arbre, un flamboyant, du jardin de la famille. Sa mère se prend au jeu, elle-même très affaiblie par cette perte, et se met également à parler avec l’arbre. Son regard d’adulte la met toutefois à distance de l’invention de sa fille, ce que celle-ci prend comme une trahison. Car pour Simone, très lucide malgré les apparences, ces discussions avec le père sont le moyen de faire son travail de deuil.
Avec une éblouissante finesse, Judy Pascoe réussit à restituer dans L’Arbre du père ce parcours de vie des yeux d’une enfant, qui s’exprime à la première personne, avec celui de l’adulte qu’elle est devenue, capable d’analyser son comportement dans la souffrance, et celui de son entourage. On perçoit comme une auto-analyse dans ce texte, qui se présente pourtant comme un conte fantastique, où les racines de l’arbre poussent au rythme de la colère du père, où une branche « langue de vipère » vient se coucher dans le lit à côté de la mère, marque de la jalousie du père et de la culpabilité de la mère qui se raccroche à la vie en laissant naître un amour avec un autre homme.
La profondeur du discours n’exclut pas l’humour, bien au contraire, qui devient même grinçant pour décrire les visites impromptues des vieilles dames du quartier, comparées à des « fourmis soldats ».
Le plus émouvant est peut-être de voir grandir Simone sous nous yeux, et d’apprendre avec elle que c’est de sa douleur qu’est née sa vie d’adulte.

L’Arbre du père de Judy Pascoe
Traduit de l’anglais (Australie) par Anne
Berton, Autrement, 196 pages, 14,95

Sur la plus haute branche Par Emmanuelle Bal
Le Matricule des Anges n°48 , novembre 2003.