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Éditeur Les polyphonies du Capucin

mai 2005 | Le Matricule des Anges n°63 | par Marc Blanchet , Nadia Chevalerias

Installée dans le Gers, Catherine Coustols, 57 ans, a imposé depuis 1998 un catalogue original aux maquettes somptueuses où se mêlent la poésie et la prose, l’art et l’histoire littéraire, avec en point d’orgue la réédition de l’œuvre d’Armel Guerne.

Qu’il s’agisse de la collection petit format rouge, de publications de la dite « blanche » avec ses grands caractères et son encre bleue ou de la série des Correspondances, les livres des éditions Le Capucin séduisent de suite par la qualité de leur réalisation. Peu nombreux sont en effet les éditeurs qui donnent la nette impression d’avoir « inventé » quelque chose en matière de mise en page. Inventer, c’est-à-dire hériter d’une certaine tradition du livre et de la typographie tout en apportant des perspectives, des audaces, des tentatives nouvelles. En découvrant les parutions du Capucin, on pense ainsi aux beaux livres du Temps qu’il fait, de Fata Morgana ou de GLM. Le catalogue présente autant de nombreux auteurs méconnus mais néanmoins confirmés, souvent disparus : Vincent La Soudière, proche de Michaux, et déjà publiés par Fata Morgana et Arfuyen, Michel Fardoulis-Lagrange dont les proses, parues notamment chez Corti, oscillent entre rêveries et fantasmes ; et d’autres auteurs, qui restent pour le lecteur à découvrir : Brigitte Guilbaud, à situer quelque part entre Nerval et Louis-Combet, Michel de Smet, poète des éléments et des saisons, Jean-Théodore Moulin, dont la poésie musicale semble regarder vers Maurice Scève et se situe dans les voisinages de Louis-René des Forêts. Et que dire des poèmes délirants de Mounir Hafez, publiés dans les années trente, de la prose déchargée à la mitraille de Florian Mor, dont on ignore s’il est un mercenaire ou un revenant de toutes les guerres ?
En six ans, les éditions Le Capucin, sises à quelques kilomètres de Lectoure, dans le Gers, ont décliné ce goût de la découverte que confirme à sa manière la demeure, une chartreuse, de Catherine Coustols : multiplicité d’images, de tableaux, d’objets, et bibliothèques remplies à craquer où les livres de poésie côtoient les ouvrages d’art, où des parutions récentes d’éditeurs littéraires n’empêchent pas l’émerveillement devant les livres d’images de la littérature de jeunesse. Il semble que le livre « dans tous ses états » soit bien la passion de Catherine Coustols, avec le désir de penser le livre, en confrontant un texte aux métamorphoses toujours infinies d’une maquette, d’une collection ou d’un projet éditorial. En publiant des poètes méconnus, d’hier ou d’aujourd’hui, de remarquables essais d’Andrea Mario Rigoni sur l’Amérique et sur Leopardi, des correspondances inédites, ou l’œuvre d’Armel Guerne, Catherine Coustols a fait des éditions Le Capucin une aventure singulière.
Catherine Coustols est née (ce n’est pas un vain mot) sous le signe d’un certain cosmopolitisme : études secondaires à Châteauroux, à l’époque base de l’OTAN, début d’une ouverture sur l’étranger et le monde de l’édition que confirme l’activité d’un grand-père historien (« j’entendais déjà parler d’épreuves, de problèmes ou conflits avec les éditeurs… »), et la présence à la maison de livres consacrés à l’histoire, aux beaux-arts et à la littérature. « Jamais je n’avais...

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