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Domaine étranger Les Pleurs du vent de Medoruma Shun

janvier 2017 | Le Matricule des Anges n°179 | par Eric Bonnargent

Les Pleurs du vent

Au printemps 1945 a eu lieu à Okinawa la plus sanglante des batailles de la guerre du Pacifique : 80 000 soldats américains, 110 000 soldats japonais et autant de civils ont été tués. Pourtant, même au Japon, on ne se souvient plus vraiment de cela. Né en 1960 sur l’île martyre, Medoruma Shun tente de maintenir le souvenir. Après L’Âme de Kôtarô contemplait la mer, un recueil de nouvelles, les éditions Zulma proposent aux lecteurs français un très beau roman : Les Pleurs du vent. Ces pleurs, ce sont ceux que l’on peut entendre du haut des falaises mitraillées d’Okinawa lorsque le vent pénètre par les orbites du crâne abandonné d’un soldat à l’orée d’un vieil ossuaire. « Dans le village, où il était défendu de pointer du doigt un cimetière car cela risquait de porter malheur, il y avait des gens qui ne pouvaient pas même lever les yeux vers le crâne qui pleure, lequel depuis les vestiges de l’ossuaire en plein air continuait à regarder la mer. » Oubliée de la métropole, l’île vivait depuis des décennies avec ses superstitions, jusqu’à ce qu’une équipe de télévision débarque, avec à sa tête Fujii, un journaliste qui depuis des années réalise dans le monde entier des reportages sur la guerre. Son intention est claire : il veut filmer le crâne qui pleure et découvrir l’identité de celui à qui il a appartenu. Accueilli avec enthousiasme par les anciens du village qui voient là l’occasion de promouvoir leur île, Fujii va devoir faire face à Seikichi qui veut empêcher le tournage. Peu à peu, on comprend que ce n’est ni au nom de la tradition pour l’un, du journalisme pour l’autre que les deux vieillards s’affrontent. Chacun a ses secrets.
À l’aide d’une écriture épurée mais poétique, Medoruma Shun nous montre que les cicatrices de la Seconde Guerre mondiale ne sont toujours pas refermées et nous offre un roman où l’univers du conte entre en collision avec les drames de l’histoire.

Éric Bonnargent

Traduit du japonais par Corinne Quentin,
Zulma, 124 pages, 16,50

Les Pleurs du vent de Medoruma Shun Par Eric Bonnargent
Le Matricule des Anges n°179 , janvier 2017.
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