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Domaine français Le Sourire de Gary Cooper de Sophie Pujas

avril 2017 | Le Matricule des Anges n°182 | par Eric Bonnargent

Le Sourire de Gary Cooper

Il n’y a guère que les plus cinéphiles d’entre nous qui se souviennent du nom de Clara Bow, à laquelle Sophie Pujas consacre ce beau roman. S’il s’agit bien d’un roman et non d’une biographie, c’est parce que l’auteure a une approche impressionniste de son personnage. Son but étant « d’assembler les fragments d’un être pour en tisser un caractère », elle n’hésite pas à émettre des avis, mais tout en respectant les faits : « Je ne fais que traverser cette histoire, chercher l’écho d’une voix enfuie, je ne peux en modifier les contours. »
Née en 1905 à New York, Clara fuit la misère et débarque à Hollywood, ce « vaste casino, sans pitié, où chacun mise son âme et où les essorés sont légion », en 1923. Son succès est immédiat : en dix ans, elle tournera dans une cinquantaine de films, muets, puis parlants. C’est d’une jeune femme hantée par son enfance, rongée de mélancolie et aussi sulfureuse que naïve que S. Pujas parvient, grâce à l’élégance de son style, à tracer le portrait. À la fois femme fatale et garçon manqué, Clara incarne si bien ces femmes des années 20 que Fitzgerald écrira à son sujet qu’elle « est la quintessence de la flapper  : jolie, impudente, d’une superbe assurance. » Éprise de liberté, elle est la première victime de la presse à scandale qui révèle ses liaisons avec Victor Fleming ou Cary Grant ou lui en prête d’autres avec Bela Lugosi, Chaplin ou encore John Wayne et l’accuse même d’orgies et de zoophilie ! « Visage des Années folles, elle tombera avec elles » en se réfugiant tout d’abord dans le ranch de son mari, puis dans la solitude d’un bungalow à Los Angeles où elle mourra en 1965. On comprend la tendresse de l’auteure pour cette femme au destin tragique qui a fait valoir ses droits au bonheur contre un puritanisme dont les relents se font aujourd’hui sentir de nouveau. Comme toute femme, Sophie Pujas peut donc écrire : « je bénéficie de la liberté réclamée par Clara. »

Éric Bonnargent

L’Arpenteur, 108 pages, 11,50

Le Sourire de Gary Cooper de Sophie Pujas Par Eric Bonnargent
Le Matricule des Anges n°182 , avril 2017.
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