auteur Andrés Barba
A propos
Des âges farouches
En trois courts romans, l’Espagnol Andrés Barba ausculte le désir. Décapant, brutal et beau.
La principale qualité de la littérature est peut-être celle de déranger, déstabiliser, déconstruire les certitudes, prendre à contre-pied. Elle permet de se confronter aux côtés obscurs, à ce qui n’est pas encore nommé. Dangereuse, pernicieuse pour certains, on peut lui en vouloir, ainsi qu’à ses auteurs ! Mais on ne pourra jamais reprocher à cette littérature sombre, amère, urticante d’être figée, convenue, industrielle, racoleuse. Elle permet de transcender, progresser, même si c’est à tâtons dans la nuit noire. Cette littérature, les auteurs ne la choisissent pas. C’est elle qui...
Ouvrages chroniqués
Le Dernier Jour de la vie antérieure
de
Andrés Barba
2024
Par un roman fantôme initiatique tout en clair-obscur, l’écrivain espagnol semble s’apaiser, mais le trouble persiste, brûlant.
La figure de l’agent immobilier hante nos télés, parfois jusqu’à la nausée. Il est plus que salutaire de stigmatiser impudeur, mercantilisme, bagout, vulgarité de ces marchands de biens. Pourtant ce même agent pourrait être perçu comme un être psychopompe qui accueille les vivants, accompagne les morts, sorte de Charon, d’Hermès, d’Orphée. L’appartement, la maison, faisant office de sas, de chaudron dans lequel des vies ont mijoté, des histoires infusé…
Andrés Barba, écrivain baroque, fantasque et fantastique se le permet, lui qui installe des ambiances troubles, cruelles, ambiguës...
Une république lumineuse
de
Andrés Barba
2020
Entre mythe vérolé de l’innocence infantile et violence de nos sociétés, s’ébroue le nouveau roman d’Andrés Barba. Pernicieux, somptueux.
Qu’une société soit effrayée par ses propres enfants n’augure rien de bon ! Les États-Unis ont découvert dans les années 70, du Flower Power au meurtre de l’actrice Sharon Tate par la secte de Charles Manson, que la jeunesse pouvait mettre cul par-dessus tête les valeurs fondatrices d’une nation. Sortirent une flopée de films d’horreur où les enfants possédés ou pas incarnaient les forces du mal. Que la prétendue innocence originelle de l’enfance puisse être niée remet tout en cause – le vivre-ensemble, la famille, la société, le présent – et hypothèque l’avenir. Pour Freud, le jeune...






