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Entretiens Des âges farouches

juin 2018 | Le Matricule des Anges n°194 | par Dominique Aussenac

En trois courts romans, l’Espagnol Andrés Barba ausculte le désir. Décapant, brutal et beau.

Août, octobre / Mort d’un cheval

La principale qualité de la littérature est peut-être celle de déranger, déstabiliser, déconstruire les certitudes, prendre à contre-pied. Elle permet de se confronter aux côtés obscurs, à ce qui n’est pas encore nommé. Dangereuse, pernicieuse pour certains, on peut lui en vouloir, ainsi qu’à ses auteurs ! Mais on ne pourra jamais reprocher à cette littérature sombre, amère, urticante d’être figée, convenue, industrielle, racoleuse. Elle permet de transcender, progresser, même si c’est à tâtons dans la nuit noire. Cette littérature, les auteurs ne la choisissent pas. C’est elle qui donne l’impression de les pénétrer. Ainsi de curieux textes, des thèmes improbables, des mondes, des convulsions surgissent dans le crâne, l’âme, le cœur, la plume de certains. Quel rapport ont-ils au réel ? À la fiction ? Aux sortilèges ? Pourquoi ont-ils été élus ? Sont-ils maudits, masochistes ?
Andrés Barba n’en a vraiment pas l’air. D’une beauté modeste, fragile, un visage presque lisse, le jeune quadra né à Madrid en 1975 a certainement bénéficié d’un milieu plus facilitant que d’autres pour écrire. Un père, prof de littérature. Des études de philo, un diplôme de philologie hispanique, lui ont permis à son tour d’enseigner aux États Unis et à l’Université de Madrid. Son œuvre, souvent primée, apparaît déjà comme conséquente. Plus d’une douzaine de romans (formateurs, initiatiques) plutôt brefs, et de recueils de nouvelles. Les familles éclatées, désunies par la folie, la misère ou la maladie foisonnent. Les différents âges de la vie, les tensions, les mutations d’un état à un autre, les situations en miroir forment des toiles de fond à des introspections, des désarrois, des émois énoncés de manière abrupte où le prosaïque, la violence sont mâtinés de poésie et de lyrisme. Parmi eux, La Sœur de Katia (Christian Bourgois, 2006) décrit les tentatives d’une adolescente pour apaiser une famille brisée. Père inconnu, grand-mère amnésique, mère prostituée, sœur strip-teaseuse et camée. Et maintenant dansez (2007) relate la déchéance physique et intellectuelle d’une septuagénaire qui régentait, unissait une famille. Versions de Teresa (2011) évoque les relations et sentiments générés par une adolescente handicapée auprès d’un couple. Andrés Barba a également écrit trois essais dont La Cérémonie du porno, encore non traduits. Des livres pour enfants. Un recueil de poèmes autour de la mort du père. Une douzaine de traductions : Moby Dick, Alice au pays des merveilles, Robinson Crusoé et des romans moins connus de Joseph Conrad, Henry James, Scott Fitzgerald, Dylan Thomas…
Le désir sous toutes ses formes, avoué, tu, inabouti, partagé, imposé est décliné dans ces trois récits assemblés en deux livres. Les Petites Mains présente un texte relativement court, introduit par un incipit, attribué à une berlinoise anonyme. « Quand la poupée fut tellement défigurée qu’elle cessa de ressembler à un bébé humain, alors seulement la fillette commença de jouer avec...

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