auteur Eduardo Halfon
A propos
La vérité sur signor Halfon
Guatémaltèque, juif et arabe, étranger partout et partout chez lui, l’écrivain abreuve ses fictions à la source de l’histoire familiale qui condense l’Histoire contemporaine. Avec délicatesse, humour et force.
En proposant une nouvelle traduction de son premier livre, les éditions de La Table ronde affirment leur fidélité à l’écrivain Eduardo Halfon, une des plus grandes révélations de ces quinze dernières années. Eduardo Halfon est né au moins deux fois (et mort une fois pour le moment). Nous l’avions rencontré en 2011, invité par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire au moment de la parution de Saturne à la MEET, dans une traduction de Françoise Garnier. Ou peut-être croyons-nous l’avoir rencontré au festival que la MEET organise chaque automne au sein de la...
L’écrivain et ses costumes
Taillée dans un matériau familial d’une incroyable richesse, l’œuvre du Guatémaltèque interroge la mémoire et ses inventions, l’héritage et le besoin de s’en défaire. Dans un style qui marie la grâce, l’humour et l’émotion.
Depuis Berlin où il vit, Eduardo Halfon propose que l’entretien se fasse en espagnol ou en anglais. Bien qu’il comprenne parfaitement le français. On décide de lui envoyer par mails nos questions en bilingue, auxquelles il répond via WhatsApp par l’oral, qu’il préfère, dit-il, pour la spontanéité. Et il y répond vite, avec une grande disponibilité et ce ton fraternel qui semble constituer la...
Vivre à en mourir
Il y a beaucoup de délicatesse, un apaisement d’après l’orage, la colère consumée. L’aveu peut-être de l’irréconciliable. Un fils écrit à son père. Le fils est sensible, le père est un monolithe, une signature sous un en-tête de lettre commerciale. Il est un chèque que le fils laisse tomber au sol pendant qu’il cherche dans le courrier qu’il vient de recevoir un mot, un sentiment, une...
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Ouvrage chroniqué
Deuils
de
Eduardo Halfon
2018
De la disparition mystérieuse d’un oncle encore enfant, Eduardo Halfon tire une histoire familiale où repose peut-être sa vocation d’écriture. Avec délicatesse et magie.
Il s’appelait Salomón. Il est mort à l’âge de cinq ans, noyé dans le lac d’Amatitlán. » Il est l’oncle disparu de l’écrivain guatémaltèque Eduardo Halfon (né en 1971). Deuils commence ainsi, par ce petit mort et ce lac impassible sous la pollution qui le ronge. C’est une phrase ténue et simple à comprendre, comme toutes les phrases d’Eduardo Halfon. Mais c’est une phrase tout entière mensongère qui cache un secret familial que l’écrivain va tenter de percer. Parti jeune avec sa famille s’installer en Floride pour fuir la guerre civile, l’écrivain revient voir la maison familiale au bord...





