auteur Judith Schalansky
Ouvrages chroniqués
Le Bleu ne te va pas
de
Judith Schalansky
2025
Un récit « maritime » qui confirme une œuvre travaillée par la disparition, la perte et la recherche incessante des traces.
Entre l’orbite de Mars et de Jupiter, il existe un astéroïde (95247) dit astéroïde Schalansky, du nom de l’autrice, graphiste, éditrice allemande et depuis 2019, membre de l’Académie des sciences et de lettres de Mayence. Tout le monde n’a pas l’honneur d’avoir un astéroïde à son nom et encore moins le privilège de se rêver, non sans vertige, en petit corps céleste et flottant. Si les astéroïdes sont des restes très lointains (4,6 milliards d’années) de la matière primitive de notre système solaire, l’œuvre de Judith Schalansky est, elle aussi, pétrie de cette question des traces, des...
Inventaire de choses perdues
de
Judith Schalansky
2023
Capable aussi bien d’incarner des personnages passés, de raconter des souvenirs que de décrire des œuvres et des bâtiments de manière anatomique, Judith Schalansky ausculte les choses qui restent.
L’astéroïde 95247 porte son nom. Autrice exigeante et minutieuse, dont l’originalité profonde explique sans doute qu’elle soit traduite dans plus de vingt langues, l’Allemande Judith Schalansky se reconnaît à son érudition teintée de poésie mélancolique. Ses trois livres traduits en français (dont les deux premiers Atlas des îles abandonnées, 2010 ; L’Inconstance de l’espèce, 2013) convoquent chacun une ou des sciences, notamment la géographie, la biologie, l’anthropologie, l’architecture… Mais toujours, en premier lieu, l’histoire.
Née en 1980 en ex-RDA, Judith Schalansky est marquée...
L' Inconstance de l’espèce
de
Judith Schalansky
2013
Judith Schalansky élabore la démonstration tragi-comique que « science sans conscience » n’est que ruine de la femme.
Inge Lohmark, professeur de biologie et de sport dissèque ses élèves d’un œil d’éthologiste résignée. Persuadée que « les grands esprits se séparent » et que « la liberté est très surestimée », elle refuse de nouer lien avec le moindre membre du corps enseignant. Ses collègues ne récoltent que son mépris, étant à ses yeux de simple(t)s adolescents attardés « abonnés à un redoublement illimité » ; ses élèves ne reçoivent que son dédain, considérés comme de bavardes dindes de Russell ou d’impropres chiens de Pavlov. Sa famille, n’en parlons pas – elle en parle d’ailleurs le moins...









