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auteur Marie Cosnay

A propos

Juste quelqu'un de bien Grande lectrice précoce, Marie Cosnay aiguise son appétit du monde à une sensibilité aiguë. Son engagement de cœur trouve un écho dans l’ouverture à laquelle ses livres participent. Une disponibilité pour la vie qui ressemble, selon le mot de René Char à « l’amour réalisé du désir demeuré désir ». À marée montante, l’Adour replie ses eaux sous le pont Saint-Esprit de Bayonne, comme si le fleuve, lumineux dans sa largeur d’estuaire, rassemblait ses souvenirs avant de repartir à l’assaut de l’océan. Il se pourrait que les livres de Marie Cosnay agissent de la même façon. Depuis Que s’est-il passé ? son premier ouvrage publié en 2003, l’écriture de la romancière semble opérer un reflux similaire à ce que serait l’embrassement de l’horizon pris au sens propre : ouvrir les bras, et ramener à soi tout ce qui se trouve entre l’infini lointain et son propre cœur. En six ans à peine,...
avril 2009
Le Matricule des Anges n°102

Le récit impossible

Les livres de Marie Cosnay cristallisent en une prose hantée par le poème des scènes épiphaniques que l’écriture ne cesse d’interroger. Portée par un appétit de savoir, l’œuvre échappe à l’épanchement pour s’ouvrir à un questionnement ontologique. Avec une grâce rare et une vitalité joyeuse. L’interview idéale, pour Marie Cosnay, serait peut-être celle où elle n’aurait pas à parler. Plus exactement : pas à répondre. C’est l’autre qu’elle souhaite entendre d’abord. Lire en ses questions le cheminement que son interlocuteur a fait dans son œuvre. À condition qu’il l’ait lue, ce qui, à l’entendre raconter un précédent entretien avec une journaliste, n’est pas toujours le cas… La...
avril 2009
Le Matricule des Anges n°102

L’autre, le même

Les deux livres de Marie Cosnay qui sortent simultanément fouillent une même question, dans deux formes esthétiques presque opposées. Comme s’il s’agissait d’illustrer, dans cette variation formelle, l’idée que la différence conduit à la similitude. Noces de Mantoue est probablement le livre le plus étrange de la romancière. Ici, le « conte » fuit tout code narratif. Disons qu’il y est...
avril 2009
Le Matricule des Anges n°102

Ouvrages chroniqués

Aquero
de Marie Cosnay
2017
En ressuscitant la figure de Bernadette Soubirous, Marie Cosnay peint un tableau diablement impressionniste où la phrase coule comme rivière. Très vite on ne sait plus si on est dans la prose ou dans le poème. Dans le sommeil ou dans ce qui n’est pas déjà l’éveil et où s’attachent encore à la conscience des bribes de rêves. Celle qui parle est dans une forêt, tombe par une faille dans une grotte où s’agitent des bêtes, un chasseur qui tend tout à la fois une lance et son sexe vers l’animal qu’il va tuer. Celle qui parle voit bouger les bêtes sur les parois de la grotte et elle est aussi allongée sur le lit de l’infirmerie du collège, nous sommes aujourd’hui et nous sommes en 1974, la religieuse qui s’occupe d’elle lui donne à...
Thierry Guichard
juillet 2017
Le Matricule des Anges n°185
La Langue maternelle
de Marie Cosnay
2010
C’est une figure - de style tout d’abord, mais comme chacune, riche de vérités profondes - dont Marie Cosnay s’empare. Le père est mort, l’ouvrage s’ouvre sur un enterrement - est-ce le sien, ou celui inventé (secrètement espéré) ? Le père - ou plutôt, donc, sa « figure » - est (devrait être) cet absolu : ordre, autorité, interdits édictés, qui s’incarnent aux yeux d’une petite fille, et aussi, celui qui la conduit, la protège, la rassure, l’aide à grandir - tout simplement l’aime. « Si au jour de la mort de mon père j’avais toujours rêvé de connaître l’amour, je suis aujourd’hui...
Lucie Clair
juillet 2010
Le Matricule des Anges n°115
Déplacements
de Marie Cosnay
2006
Revenir au point de départ d’une errance, sur les lieux qui ont brisé ce qui paraissait être une trajectoire simple, nier le temps et l’entropie, ou vouloir les effacer dans un même geste se déplacer et devenir déplacé, ou prendre conscience qu’on l’est, et de qui l’on est. « Le déplacement renforce ou délimite, pour un instant, la connaissance d’être là. » Une jeune femme retourne dans une maison qu’elle a habitée dix ans auparavant, voudrait se souvenir, rassemble des bribes, réalise qu’un récit est plus qu’un assemblage, entraînée dans un périple étrange sans doute aussi parce...
Lucie Clair
février 2007
Le Matricule des Anges n°80
Villa chagrin
de Marie Cosnay
2006
Dessiner sa peine comme on écrit sur des nuages. « Villa Chagrin », le troisième livre de Marie Cosnay, confirme la présence d’un très bel écrivain. Il est loin, quelque part à l’étranger, en Bulgarie, mais aussi Barcelone, Tokyo, ou Milan. Elle, la narratrice, sur les bords d’un fleuve, en France, le cherche sur l’atlas, le pressent, renonce « aux géographies parfaites », et traverse le vivre avec cet espace, ce silence. « Je ne le vois pas. (Que faire de lui, que faire s’il n’y est pas, s’il y est trop, s’il est appelé à forte et haute voix ? Et que faire s’il disparaît ?) ". Vivre loin de l’homme aimé n’est pas seulement l’absence, le manque c’est déjà la perte, matérialisée. Cela demande du courage, de la force, de la foi, cela...
Lucie Clair
mars 2006
Le Matricule des Anges n°71
Adèle, la scène perdue
de Marie Cosnay
2005
Adèle fuit sur une route, dans un présent suspendu, au-delà déjà d’un futur improbable, impensé. Elle inscrit au compteur de sa voiture les kilomètres dont elle sait qu’ils ne suffiront pas à l’éloigner de sa souffrance, espace qui s’emporte avec soi, qui emporte le Soi et qu’un homme, surgi à un croisement, ne parviendra pas à apaiser. Cette rencontre pourtant, Adèle la reconnaît, et c’est sans doute pourquoi elle accepte de le suivre. Dans la voiture de l’homme s’ouvre un autre voyage. Peut-on être, par la grâce de l’amour, par la grâce de l’autre ? « Comment lier le soleil au cours de...
Lucie Clair
juin 2005
Le Matricule des Anges n°64
Que s’est-il passé ?
de Marie Cosnay
2003
Le premier livre de Marie Cosnay, née en 1965, est un long poème dans lequel une question lancinante, secrète, va être posée. Une voix, prometteuse, s’ouvre sur l’histoire d’un amour disparu, peut-on penser, lors d’un accident de la route. Le visage de cet homme ne reste là que dans le souvenir éclaté de moments, de gestes, jusqu’à même s’inscrire dans des sensations presque abstraites. On pense parfois, tant les temps narratifs sont croisés et cadrés telles des photographies, à La Jetée du cinéaste Chris Marker, ou encore, à cause de la lenteur sourde des questions (filiales,...
Emmanuel Laugier
juillet 2003
Le Matricule des Anges n°45