La rédaction Anthony Dufraisse
Articles
Des livres
Rêve cette nuit. Carnets 2002-2024
de
Anne Serre
Sous les arbres, une prairie
de
Anne Serre
Attentive à vivre
Une réédition, des carnets inédits… l’occasion de toujours mieux connaître l’insaisissable Anne Serre.
Ses lecteurs fidèles sont gâtés. Après son récent roman-choral Vertu et Rosalinde au Mercure de France, revoilà déjà Anne Serre, et avec deux livres d’un coup, aux éditions Verdier cette fois. L’un, Sous les arbres, une prairie a paru la première fois en 1995 sous le titre La Petite Épée du cœur, l’autre rassemble des carnets sur la période 2002-2024. Vraiment passionnants, ces carnets. Anne Serre, qui affectionne les auteurs anglo-saxons, sait-elle qu’Henry James voyait dans les carnets la « nappe phréatique » de l’existence et de la fiction ? Retenons cette image pour les écrits d’Anne...
Mises en abyme
Jacques Abeille aime les portes dérobées, les tiroirs secrets, les miroirs sans tain. Bref, tout ce qui débouche sur autre chose, l’inattendu, l’invisible, l’inconnu. Dans ce recueil, qui laisse à tort suggérer quelque variation autour de la retraite, l’auteur des Jardins statuaires livre un « recueil de contes plus ou moins fantastiques », pour citer le narrateur de la nouvelle intitulée...
Prises de vie
Ressentir les images, c’est le quotidien d’Amaury da Cunha. Et ce mot, quotidien, peut s’entendre à plusieurs titres. Aux lecteurs du Monde ce nom n’est pas totalement inconnu en effet. Ce presque quadra travaille au service photo du journal. Mais il écrit aussi, preuve en est ce recueil de fragments, de brèves notations, sous-titré « petites histoires de photographies ». Quelle motivation...
Docteur ès pauvreté
Un économiste qui épingle des économistes. Tancrède Voituriez signe un roman sur fond d’argent et de (bons) sentiments.
Ils sillonnent le monde à la rencontre des plus démunis mais ils ne se déplacent qu’en classe affaires. Ils visitent les déshérités sans toit mais eux logent dans des palaces. Ils font risette aux affamés mais eux s’empiffrent de homard. Qui ça, « ils » ? Des économistes spécialisés dans le développement. Des spécialistes attitrés et accrédités, des « croisés » qui ont fait de l’éradication...
Enfer nucléaire
À la fin des années 70, Jean-Pierre Andrevon imaginait un cataclysme « de grande envergure ». Saisissant.
Pourquoi « Dyschroniques » ? Parce que le propre de cette collection est de superposer les époques. Philippe Lécuyer, qui la dirige : « elle exhume des nouvelles de science-fiction ou d’anticipation, empruntées aux grands noms comme aux petits maîtres du genre, tous unis par une même attention à leur propre temps, un même génie visionnaire et un imaginaire sans limites ». Une bonne quinzaine...




