La rédaction Anthony Dufraisse
Articles
Des livres
Rêve cette nuit. Carnets 2002-2024
de
Anne Serre
Sous les arbres, une prairie
de
Anne Serre
Attentive à vivre
Une réédition, des carnets inédits… l’occasion de toujours mieux connaître l’insaisissable Anne Serre.
Ses lecteurs fidèles sont gâtés. Après son récent roman-choral Vertu et Rosalinde au Mercure de France, revoilà déjà Anne Serre, et avec deux livres d’un coup, aux éditions Verdier cette fois. L’un, Sous les arbres, une prairie a paru la première fois en 1995 sous le titre La Petite Épée du cœur, l’autre rassemble des carnets sur la période 2002-2024. Vraiment passionnants, ces carnets. Anne Serre, qui affectionne les auteurs anglo-saxons, sait-elle qu’Henry James voyait dans les carnets la « nappe phréatique » de l’existence et de la fiction ? Retenons cette image pour les écrits d’Anne...
Un livre
La Lune dans le caniveau
de
David Goodis
Goodis le ténébreux
D’une écriture sans éclat, le romancier américain n’aura jamais peint que la noirceur des vies toutes entières vouées à la fatalité.
De deux choses l’une : soit les Français ont un flair hors pair, soit les Américains ont la truffe bouchée. Car enfin, depuis ses débuts, les Français ont vu en David Goodis (1917-1967) un écrivain authentique alors que ses propres compatriotes, pendant longtemps, ne virent jamais en lui qu’un romancier de gare et guère plus. En France, dès l’après-guerre, Goodis a été promu parmi les grands...
Un livre
L' Effort du monde au matin pour redevenir soleil
de
Christine Spianti
Sur la route
Quand on y pense et sans avoir à trop forcer son imagination, une voiture peut tout à fait se transformer en salle de cinéma. Où qu’on regarde, pare-brise, rétroviseurs, vitres, on a, au volant, l’œil sur toutes sortes d’écrans de cinémascope. Où que les yeux se portent, vers l’avant, vers l’arrière, sur les côtés tout aussi bien, sans interruption se déroule ici ou là un cinéma qui ne peut...
Un livre
Oeuvre poétique
de
Alejandra Pizarnik
Ténèbres argentines
Septembre 1972 : Alejandra Pizarnik se suicide. Intense et fulgurante, son écriture n’aura jamais compensé un tenace mal de vivre.
En avril 1972, Alejandra Pizarnik note fébrilement : « La mort se referme sur moi, elle est mon seul horizon ». Six mois plus tard, la menace est autrement réelle : « Je suis la nuit et nous avons perdu », écrit-elle cette fois, un tube de somnifères à portée de main. Ce sentiment de perdition a toujours présidé à sa vie. Le suicide du 25 septembre 72 n’est jamais que le point final d’une...
