La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Poétique du Chat Noir (1882-1897) de Collectif
L’université s’empare du rire. Après Bergson, qui n’a jamais manifesté de propension à user du cotillon, les joyeux exploitants de la marque Paris-sur-Rire regroupés autour de Rodolphe Salis et de son célèbre Chat noir (journal et débit de boissons spectaculaire) font sujet d’études depuis longtemps. Le Chat noir, né à Montmartre en 1881, produisit durant quinze ans 690 livraisons de son...
Avaler les digitales
En 1973, au beau milieu des combats de l’antipsychiatrie contre la maltraitance, une jeune femme, Emma Santos (Marie-Annick Le Goff, née en 1943 à Paris) lançait un pavé dans la mare : La Malcastrée. C’est l’éditeur François Maspero qui publiait le brulôt. On n’aura aucun mal à prétendre qu’il est devenu l’un de ces classiques du mal-être qui sillonnent la littérature du XXe siècle comme...
Un auteur
Action-remémoration
Né en 1895, Marcel Sauvage fut l’un des rouages discrets du XXe siècle littéraire. Souvenirs de l’auteur des Mémoires de Joséphine Baker.
Selon Renée Dunan, Marcel Sauvage était un « homme charmant, timide et doux ». Elle le disait dans Clarté le 16 octobre 1920. Quelques années plus tard, Jean Maxe, le tenant des Cahiers de l’Anti-France trouvait lui aussi à cet « artiste pauvre et si bien doué » assez de talent. Et même s’il était libertaire à tendance individualiste, il n’avait pas aux yeux du nationaliste Maxe la fâcheuse...
Une femme, de Sibilla Aleramo
Sibilla Aleramo est en Italie le symbole de l’émancipation féminine et son livre de 1906, Une femme, d’abord traduit par Pierre-Paul Plan, le spécialiste de Rabelais, pour le compte de Calmann-Lévy (1908), n’a guère d’équivalent chez nous. Cette militante, esthète et femme moderne y décrivait la première de ses quatre vies. Puisqu’elle déclarait, à l’aube de son crépuscule, avoir déjà vécu...



