La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Des livres
La Grande Descente
de
Roger Riffard
Les Jardiniers du bitume
de
Roger Riffard
Chez Temporel. Célébration d’André Hardellet
de
Patrick Cloux
Mélancolies prolétaires
Roger Riffart réédité, André Hardellet plébiscité : la littérature du peuple ne disparaît pas du paysage éditorial.
À l’heure où l’on veut planter des verdures partout, la réédition des Jardiniers du bitume de Roger Riffard paraît couler de source. Ce livre de 1956 appartient à la très excellente récolte des éditions Julliard qui menaient alors la danse avec les éditions Denoël. Après Jacques Yonnet, Jean-Paul Clébert, André Vers ou Claude Seignolle, il était inévitable qu’on aborde enfin Roger Riffard, le...
Rodmoor de John Cowper Powys
Avec la reparution de Rodmoor, le grand roman de John Cowper Powys (1872-1963), Patrick Reumaux voit ses efforts de traducteur justifiés par le temps. Devant la force de son évidence, l’œuvre de l’Anglais accueille un lectorat toujours plus dense. Construction gigantesque, précise, prenante comme la plupart des romans de Powys, Rodmoor (1916) apparaît comme une tentative syncrétique de...
Chair à Dalstroï
Physicien russe brillant, Georgui Demidov n’évita pas le goulag. Non content d’y trimer, il trouva moyen de réinventer l’ampoule et de survivre.
Le Russe Georgui Demidov incarne mieux qu’aucun autre le phénoménal gâchis perpétré par la dictature stalinienne de sa propre population. En arrêtant opposants, intellectuels et tout individu coupable de crimes politiques imaginaires, et en profitant de cette quantité d’hommes et de femmes expédiée au goulag, le régime soviétique faisait d’une pierre deux coups : limiter drastiquement les...
Un costume d’être humain
Jean-Pierre Georges appartient à la catégorie des humains perplexes et lucides, donc sans illusion. Pour autant, il manifeste l’opiniâtre volonté de ne pas laisser passer les jours sans en noter les variations et les couleurs. Tout retraité qu’il est, il se vit préoccupé parce que la vie passe très vite (il nous prévient au passage qu’il n’aura pas le temps d’écrire son Adieu aux glycines, on...



