La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Un plaisant savant
Nous avons assez d’histoires tragiques qui ne font que nous attrister. Il en faut maintenant voir une qui soit toute comique, et qui puisse apporter de la délectation aux esprits les plus ennuyés ; mais néanmoins elle doit encore avoir quelque chose d’utile."
Charles Sorel lance sur ces mots l’Histoire comique de Francion, Un épais roman qu’il publie en 1623 puis corrige dans quatre éditions...
Sur une malle assis
Sa figure était celle d’un Méphisto rouge ardent, il avait un rire sarcastique et beaucoup d’esprit. Cela faisait contraste avec l’air grave de Baudelaire et la grosse figure réjouie de Babou.« Sous les mots colorés de Lemercier de Neuville se cache un personnage important de la République des Lettres : Auguste Poulet-Malassis. Affublé d’un patronyme qui offrait à son auteur et ami Baudelaire...
Du côté des anciens
Dans ses Derniers poèmes (Verdier, 1994), Yeats interpellait ses concitoyens d’un « Poètes, sculpteurs, mettez-vous à l’œuvre ». L’histoire ne dit pas si son injonction fut suivie d’effet, mais à en juger par l’audience des écrivains irlandais, elle peut a posteriori sembler superflue. Certaines mauvaises langues prétendent même que le meilleur de la littérature anglaise est irlandais… Il est...
La nouvelle vague verte
Ils étaient un peu plus de trente écrivains invités en France dans le cadre de l’Imaginaire Irlandais. Résultat : une forte inflation de traductions, de belles rencontres, des confirmations et quelques découvertes.
Pubs, vertes collines et lutte armée nous sont copieusement servis dès lors qu’il s’agit d’évoquer la production littéraire de l’Irlande. Il faut bien entamer le sujet, frapper fort avec peu de mots. Et mieux, faire dans la couleur locale. Pourtant, ceux qui se sont approchés un jour de ces lieux mythiques (Joyce est passé par là, Heaney repassera par ici), ont dû se faire à la désillusion....


