La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Facéties
Chevauchant un âne de son troupeau, un homme mène ses bêtes à l’étable. Il les compte, constate qu’une lui manque, revient sur ses pas et compte à nouveau. Il descend de son âne en se lamentant et découvre l’animal qu’il avait cherché partout.
Les Facéties sont des histoires courtes et des bons mots rédigés en latin dont le but affiché est de distraire. « Je ne veux être lu que par des...
Mes débuts
En 1933, Paul Morand publie Mes débuts, un petit texte où il fait le récit de ses initiations mondaines, littéraires et professionnelles. Diplomate à l’âge de 23 ans, il croise son collègue Alexis Léger (alias Saint-John Perse) « devenu le modèle des grands fonctionnaires » et fréquente les duchesses. « Je fus snob », confesse-t-il. Encore ébloui, il se souvient des soirées avec le noctambule...
Un livre
Les Mémoires de mon ami
de
Octave Mirbeau
Les Mémoires de mon ami
Auteur du fameux Journal d’une femme de chambre, Octave Mirbeau (1848-1917) n’a cessé de fustiger les turpitudes bourgeoises. Publiés deux ans après sa mort, Les Mémoires de mon ami s’en prennent à la mesquinerie de la petite bourgeoisie et des femmes à travers le récit d’un employé mal marié et soupçonné de meurtre. Baptisé « Goya de la plume » par Dorgelès, Mirbeau ne dépasse sa misogynie...
Tribune libre pour Barrès
Il est difficile d’imaginer aujourd’hui l’influence énorme dont bénéficiait Maurice Barrès entre 1890 et 1920. Apôtre des valeurs patriotiques et traditionnalistes, il était le maître à penser de la « génération de la revanche » obsédée par la défaite de 1870. Son œuvre elle-même, marquée au coin d’une lucidité morne et vouée au culte de « l’énergie nationale », a inspiré les plus grands...



