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La rédaction Thierry Guichard

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Thierry Guichard

Articles

Ceux qui trop supportent

de Arno Bertina
La guerre des classes a bien lieu Depuis quatre ans Arno Bertina suit la lutte des ouvriers et cadres de l’usine GM&S de La Souterraine (Creuse). Et recueille leurs paroles, leurs sourires et leurs larmes pour dire la violence tue d’un libéralisme de margoulins. Il y a des postures qu’on ne peut tenir longtemps. Arno Bertina avait coutume de dire que son engagement politique appartenait à sa vie de citoyen, pas à son rôle d’écrivain. Mais la pression du « plafond de verre » aura été trop forte : après la publication de Des châteaux qui brûlent, le citoyen Bertina rencontre les salariés de GM&S dont la lutte va les conduire sur les marches du festival de Cannes lorsque Lech Kowalski y présente On va tout péter son documentaire sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs. Et va commencer alors une forme de compagnonnage entre l’écrivain et les...
novembre 2021
Le Matricule des Anges n°228

Et pourtant ils existent

de Thierry Froger

Les armes rouillées

Le romancier Thierry Froger fait la radioscopie d’un siècle où l’engagement idéologique a fait place au seul consumérisme hédoniste. Avec, fiché au cœur de la mémoire, le souvenir d’élans magnifiques. Voici un roman qui sent le feu, la poudre et le sang. Une polyphonie de voix blessées ou exaltées, porteuses de rêves éteints ou qui brûlent encore. Ça commence par des phrases comme posées sur l’onde marine : on y voit Jaurès tomber sous deux coups de feu tirés par un homme qu’on ne voit pas, ou mal. Silhouette sortie de l’ombre qu’on retrouve dans la nuit d’Ibiza où, sur une plage...
octobre 2021
Le Matricule des Anges n°227

Résoudre l’énigme

En six romans, Thierry Hesse a dessiné un archipel romanesque où l’écriture sert de mode d’investigation. Comme un enquêteur, l’écrivain interroge ce qui échappe à notre compréhension du monde et de soi-même. On pensait le questionner d’abord sur son nouveau roman. Remonter ensuite vers la source. Mais l’écriture chez Thierry Hesse n’est ni un long fleuve tranquille, ni une voie de chemin de fer où les gares auraient pour noms les titres de ses six romans. C’est un peu même comme si chacun de ses livres contenait les cinq autres et que tous suivaient une même quête dans des directions...
octobre 2021
Le Matricule des Anges n°227

C’était toute une vie

Le roman que l’écrivain consacre à la mémoire de son grand-père interroge autant l’Histoire que la littérature : pour trouver peut-être comment parler aux morts. C’est à un travail de mémoire ténu que se livre le narrateur de Une vie cachée. Le souvenir d’une photo de son grand-père, retrouvée après la mort du père, le hante. Pas continuellement : l’oubli recouvre de son voile le portrait de Franz que le lecteur du livre découvre en couverture et retrouvera à la page 60, comme pour attester de deux choses : que ce roman-là ne repose pas sur la fiction...
octobre 2021
Le Matricule des Anges n°227

Entrer en littérature

Résolument ancré à Metz, depuis l’adolescence, s’est choisi une autre forme d’habitation : celle que lui offrent les livres et la littérature. Lire, écrire et enseigner : sa trinité profane. On l’a connu en 1996 lorsqu’est paru le premier numéro de la belle revue L’Animal qu’il a créée. Voix posée avec une forme de douceur, visage juvénile, regard grand ouvert sur le monde : Thierry Hesse, depuis, est devenu écrivain, impressionnant son monde dès son premier opus, Le Cimetière américain paru en 2003. Premier roman suivi désormais de cinq autres dont Une vie cachée qui vient de...
octobre 2021
Le Matricule des Anges n°227

Médiatocs – chronique

Pare-chocs du moi Écrite précipitamment dans l’absence de style, l’autobiographie de l’ancienne directrice du Monde des livres atteint à des abysses de pensée. Du moment que ça la soulage…. Elle était la directrice du Monde des livres jusqu’au jour (« un matin de janvier 2005 ») où on lui annonce qu’elle est démise de cette fonction pour redevenir une simple journaliste. Josyane Savigneau vit d’autant plus mal sa mise au placard (qui la vivrait bien ?) que celle-ci la renvoie à un complexe d’imposture qui l’habite depuis toujours et qu’elle va tenter de résoudre en écrivant ce Point de côté. On espérait une réflexion sur le métier de journaliste, une description des rouages de la critique parisienne ou au moins une véritable plongée dans les mécanismes intimes, inconscients...
novembre 2008
Le Matricule des Anges n°98

Miroir, joli miroir

Le Roman des Jardin est une pochade bavarde et complaisante qui aligne ses adjectifs comme une demi-mondaine ses bijoux. Le problème, c’est qu’ils sont en toc. À lire le « roman vrai » d’Alexandre Jardin, on a l’impression d’assister à une sorte de numéro de révérences. Le parquet est ciré, le bonhomme bien chaussé, la chemise est à jabots et hop, il nous fait une arabesque de mouvements avec les bras et salue. Puis recommence : trois mouvements du bras, le menton levé et salut. Puis recommence. Puis recommence. Chaque phrase est écrite pour lâcher...
novembre 2005
Le Matricule des Anges n°68

Anesthésie générale

La suite du best-seller de Marc Levy est écrite sur le modèle des rubans tue-mouches : grosse ficelle mielleuse plus insipide qu’un feuilleton allemand un dimanche de novembre. Arrivé à la page 338 de Vous revoir, le lecteur (shooté au café fort et aux vitamines pour tenir) se demande encore quand l’histoire va commencer. Jusque-là, il a eu droit à des résumés lourdingues de l’épisode précédent : Et si c’était vrai. Exemple, p. 86, Arthur à son ex rencontrée par hasard : « J’ai eu la chance de te quitter, puis de rencontrer la femme de ma vie mais elle était dans le...
juillet 2005
Le Matricule des Anges n°65

Courrier du lecteur – chronique

La preuve par huit Publié il y a treize ans aux États-Unis, « Surfiction » est un essai réjouissant. Clair et incitatif, il donne les bases d’une réflexion en mouvement. Constitué de huit textes vifs, Surfiction traverse une bonne partie de la littérature de création (« le roman expérimental ») des années 60 à aujourd’hui plus particulièrement aux U.S.A. Raymond Federman sait de quoi il parle, puisqu’il fut un des premiers de sa génération avec Quitte ou double (1971) à révolutionner le roman (dans la lignée de Cervantès, Sterne ou Joyce). Le bonhomme n’hésite d’ailleurs pas à se citer lui-même… Le texte inaugural est un « manifeste postmoderne » : écrit en 1973, ce texte programmatique n’a pas pris une ride, si ce n’est, peut-être, dans l’utopique part...
juillet 2006
Le Matricule des Anges n°75