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La rédaction Thierry Guichard

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Thierry Guichard

Articles

La cause commune En donnant à la poésie un rôle utopique (sauver le monde), Pierre Vinclair ébauche les règles d’un art régénéré et profondément inscrit dans un contemporain à remodeler ensemble. Réjouissant. Théoricien parce que praticien de la poésie, Pierre Vinclair déploie une pensée de l’écriture à la fois joyeuse et ambitieuse. Depuis son premier roman jusqu’à la parution de La Sauvagerie et Agir non agir (dont la pandémie actuelle ne cesse de repousser la date de sortie chez José Corti), chaque livre a été à la fois l’expérimentation de l’écriture et une façon d’aiguiser une pensée l’essence même de la poésie, son rôle et, plus largement, sur l’injonction qui devrait être la sienne de changer le monde. Confinement oblige, cet entretien s’est fait exclusivement par une succession de...
mai 2020
Le Matricule des Anges n°212-213

Un météore dans le ciel de la poésie

Romancier, poète, essayiste, traducteur, globe-trotter, éditeur : à pas même 40 ans, Pierre Vinclair fait figure de surdoué dans le monde de la poésie. Où il entend apporter un peu de sauvagerie. Pour l’avoir rencontré à la dernière (en date) édition du festival Écrivains en bord de mer, on savait l’homme assez réservé, humble dans sa manière de plus écouter que parler. Avec sa gueule de héros de série américaine, sa casquette vissée sur un crâne ras, Pierre Vinclair dégage beaucoup de douceur dans sa voix et un appétit insatiable pour les discussions autour de la création. Très...
mai 2020
Le Matricule des Anges n°212-213

Blockhaus

de Mathieu Larnaudie

Nocturne normand

Venu sur la côte normande pour écrire, un écrivain saisit dans une langue magistrale l’épaisseur historique d’un lieu et le mystère de vies échouées là. D’un trait noir et lumineux. Le narrateur de Blockhaus est écrivain et c’est pour écrire qu’il a fui trois semaines la capitale pour Arromanches en Normandie. Il y débarque comme avant lui le narrateur du grand Pierre Michon débarquait du côté de la Grande Beune noyée de pluie, au bord d’une Dordogne où l’Histoire faisait remonter à la surface des silex venus de la préhistoire. Ici aussi l’Histoire a marqué le paysage....
mars 2020
Le Matricule des Anges n°211

L’ivresse de la fiction

Plus enclin à plaisanter qu’à philosopher sur sa propre œuvre, l’écrivain marseillais esquisse toutefois un art littéraire qui puise dans le plaisir sa raison d’être. Réjouissant. Ne comptez pas sur Mika Biermann pour entonner la complainte de l’artiste qui tire de ses souffrances l’or d’une œuvre rédemptrice. L’écriture, à l’entendre, est avant tout un plaisir qu’il espère contagieux. Mais on n’est pas obligé non plus de prendre pour argent comptant la désinvolture avec laquelle il parle de son travail. Il suffit de l’orienter vers la peinture pour voir à quel point...
février 2020
Le Matricule des Anges n°210

Enfant de bohème

Entre l’Allemagne et la Provence, la littérature et la peinture, Mika Biermann s’est taillé un parcours d’une liberté joyeuse. Ses livres en portent l’éclat et la fraîcheur comme une évidence. Il est des écrivains dont le nom s’échange aux porches des librairies dans une sorte d’enthousiasme fiévreux qui voudrait que l’interlocuteur auquel on offre ce sésame se précipite illico sur les livres du susnommé. D’évidence Mika Biermann en fait partie. Depuis la parution en 2013 de son roman Un blanc qui évoque une tragicomique expédition en Antarctique, les livres du plus marseillais des...
février 2020
Le Matricule des Anges n°210

Médiatocs – chronique

Pare-chocs du moi Écrite précipitamment dans l’absence de style, l’autobiographie de l’ancienne directrice du Monde des livres atteint à des abysses de pensée. Du moment que ça la soulage…. Elle était la directrice du Monde des livres jusqu’au jour ( « un matin de janvier 2005 » ) où on lui annonce qu’elle est démise de cette fonction pour redevenir une simple journaliste. Josyane Savigneau vit d’autant plus mal sa mise au placard (qui la vivrait bien ?) que celle-ci la renvoie à un complexe d’imposture qui l’habite depuis toujours et qu’elle va tenter de résoudre en écrivant ce Point de côté. On espérait une réflexion sur le métier de journaliste, une description des rouages de la critique parisienne ou au moins une véritable plongée dans les mécanismes intimes,...
novembre 2008
Le Matricule des Anges n°98

Miroir, joli miroir

Le Roman des Jardin est une pochade bavarde et complaisante qui aligne ses adjectifs comme une demi-mondaine ses bijoux. Le problème, c’est qu’ils sont en toc. À lire le « roman vrai » d’Alexandre Jardin, on a l’impression d’assister à une sorte de numéro de révérences. Le parquet est ciré, le bonhomme bien chaussé, la chemise est à jabots et hop, il nous fait une arabesque de mouvements avec les bras et salue. Puis recommence : trois mouvements du bras, le menton levé et salut. Puis recommence. Puis recommence. Chaque phrase est écrite pour lâcher...
novembre 2005
Le Matricule des Anges n°68

Anesthésie générale

La suite du best-seller de Marc Levy est écrite sur le modèle des rubans tue-mouches : grosse ficelle mielleuse plus insipide qu’un feuilleton allemand un dimanche de novembre. Arrivé à la page 338 de Vous revoir, le lecteur (shooté au café fort et aux vitamines pour tenir) se demande encore quand l’histoire va commencer. Jusque-là, il a eu droit à des résumés lourdingues de l’épisode précédent : Et si c’était vrai. Exemple, p. 86, Arthur à son ex rencontrée par hasard : « J’ai eu la chance de te quitter, puis de rencontrer la femme de ma vie mais elle était dans le...
juillet 2005
Le Matricule des Anges n°65

Courrier du lecteur – chronique

La preuve par huit Publié il y a treize ans aux États-Unis, « Surfiction » est un essai réjouissant. Clair et incitatif, il donne les bases d’une réflexion en mouvement. Constitué de huit textes vifs, Surfiction traverse une bonne partie de la littérature de création ( « le roman expérimental » ) des années 60 à aujourd’hui plus particulièrement aux U.S.A. Raymond Federman sait de quoi il parle, puisqu’il fut un des premiers de sa génération avec Quitte ou double (1971) à révolutionner le roman (dans la lignée de Cervantès, Sterne ou Joyce). Le bonhomme n’hésite d’ailleurs pas à se citer lui-même… Le texte inaugural est un « manifeste postmoderne » : écrit en 1973, ce texte programmatique n’a pas pris une ride, si ce n’est, peut-être, dans l’utopique...
juillet 2006
Le Matricule des Anges n°75