La rédaction Virginie Mailles Viard
Articles
Un abri pour Lampedusa de Elsa Régis
Guiseppe Alde est architecte, il travaille sur un chantier dans la villa d’Armani, à côté de Rome. Il y rencontre l’écrivain Marco Serve. Autrefois chauffeur de taxi, il récupérait des « Hommes qui n’avaient pas le droit de sortir de la mer pour rejoindre le sable, puis la terre, et la route après elle. » À quatre heures de ferry, l’île de Lampedusa. « On sait les migrants qui foulent sa terre ; les migrants refoulés, on les devine aussi. L’Abri a d’original que ses occupants veulent eux-mêmes le quitter. » Il y a quelque chose de très viscontien dans ce premier roman, qui nous renvoie à...
Lalalangue (prenez et mangez-en tous)
Sur la couverture, au premier plan, le dessin d’une petite fille qui tient une prothèse de jambe, derrière elle une femme haute et large à qui appartient la jambe manquante. Sur la poitrine, une croix. Un langage graphique inspiré de la ligne claire avec ses traits noirs épais et ses aplats de couleur, le bleu layette et le vert pomme lui donnent un air de publicité américaine des...
Ils vont tuer vos fils de Guillaume Perilhou
Quand Guillaume déclare à la juge que son père a un comportement déviant, on lui répond que c’est normal pour un père de laver son enfant. Mais quand il s’habille comme une fille, a des crises d’angoisse, on l’envoie dans un foyer, puis dans un hôpital psychiatrique. Il rejoint les figures tutélaires du roman d’aventures et de l’enfance brisée, avec Antoine Doinel dans les Quatre cents coups...
Sa préférée de Sarah Jollien-Fardel
Elle doit ressembler à son père, malgré elle. Elle le sent venir. Elle sait esquiver. « Mon corps est un radar. » Contrairement à sa mère et à sa sœur, elle ne prend jamais de coups directs. Jusqu’au jour où, du haut de ses 8 ans elle s’adresse à lui avec un « cher ami ». Elle l’avait entendu dans la bouche du médecin du village, le gentil docteur Fauchère. Ce « cher ami » déclenche « la...
De notre monde emporté de Christian Astolfi
Dans les années 70 Narval entre aux chantiers navals de La Seyne-sur-Mer. Comme son père et tous ses compagnons, Narval « est des Chantiers » comme « on est d’un pays, d’une région ». Au sein de la Machine qui les unit, le surnom est la règle : il y a Barbe, Mangefer, Cochise, ou encore Filoche le calorifugeur qui « débarque dans la Machine avec de grands sacs de jute contenant les rouleaux...





