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Domaine français Lalalangue (prenez et mangez-en tous)

octobre 2022 | Le Matricule des Anges n°237 | par Virginie Mailles Viard

Lalalangue (Prenez et mangez-en tous)

Sur la couverture, au premier plan, le dessin d’une petite fille qui tient une prothèse de jambe, derrière elle une femme haute et large à qui appartient la jambe manquante. Sur la poitrine, une croix. Un langage graphique inspiré de la ligne claire avec ses traits noirs épais et ses aplats de couleur, le bleu layette et le vert pomme lui donnent un air de publicité américaine des années 60.
Il y a déjà là, la démesure qui va hanter l’enfance de la narratrice, celle d’une mère toute-puissante et d’une religion catholique omniprésente. C’est que la mère, après avoir perdu sa jambe et ses jumeaux dont elle était enceinte, dans un accident de montagne, reviendra de ce drame et de son coma « regorgeant de créativité dans l’immonde » écrit Frédérique Voruz. Au sacrifice qui touche tous les moments de la vie – « Loin de nous bercer de rêves et d’histoires, elle nous rappelait constamment au concret d’une vie dévote, et appliquait les préceptes d’une existence sans excès. » – la mère est obsédée par le gâchis, jusqu’à récupérer le papier toilette usagé… Cet univers fou, désaxé, est le lit de l’imagination de la narratrice qui voit en sa mère et dans la cour des miracles qui l’entoure – les clochards qu’elle fait dormir dans la maison, l’obsession du Christ, le sacrifice permanent, la tentative d’exorciser la grande sœur punk – un monde de fantômes, d’ogres et de sorciers. Comme Voldemort et ses Horcruxes, les enfants ne seraient-ils pas des bouts de cette ogresse qui à travers eux s’assure de la survie de son âme ? « Nous étions des bouts, des lambeaux, des morceaux de notre mère… ses prolongements. Nous lui appartenions. Nous étions elle… sa jambe perdue ».
Après avoir travaillé avec Ariane Mnouchkine, la comédienne Frédérique Voruz s’est lancée dans ses propres créations. Elle a produit Lalalangue sur scène où défilent en toile de fond des photos de sa famille. Elle nous livre ici un premier roman saisissant.

Virginie Mailles Viard

Lalalangue (prenez et mangez-en tous)
Véronique Voruz
HarperCollins, 204 pages, 18

Lalalangue (prenez et mangez-en tous) Par Virginie Mailles Viard
Le Matricule des Anges n°237 , octobre 2022.
LMDA papier n°237
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