La rédaction Virginie Mailles Viard
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Un abri pour Lampedusa de Elsa Régis
Guiseppe Alde est architecte, il travaille sur un chantier dans la villa d’Armani, à côté de Rome. Il y rencontre l’écrivain Marco Serve. Autrefois chauffeur de taxi, il récupérait des « Hommes qui n’avaient pas le droit de sortir de la mer pour rejoindre le sable, puis la terre, et la route après elle. » À quatre heures de ferry, l’île de Lampedusa. « On sait les migrants qui foulent sa terre ; les migrants refoulés, on les devine aussi. L’Abri a d’original que ses occupants veulent eux-mêmes le quitter. » Il y a quelque chose de très viscontien dans ce premier roman, qui nous renvoie à...
La part manquante
Un pays, ça peut finir. Malgré la présence de la terre, des montagnes, du ciel, des hommes. En 1991, pour le jeune Nurlan, la disparition de l’URSS est impossible. Qui voudrait la fin de l’union, de la fraternité entre ces hommes, entassés dans ce bus en direction d’Alma-Ata, la capitale de la République socialiste soviétique au Kazakhstan ? « Des Russes, des Kirghiz, des Ouzbeks, des...
Ventre en liberté
Disons-le d’emblée, La Femme brouillon est un remède salvateur à la « littérature » d’experts en maternité, qui prétend combler la question de la parentalité. Parce que dans son genre hybride, le cinquième ouvrage d’Amandine Dhée dit la pluralité, la diversité des êtres, l’échec d’une parole qui prétendrait circonscrire ce qui est de l’ordre de l’indicible. C’est un récit intimiste sur le...
Converti au changement
Ne pas toucher un interrupteur le samedi, trier les viandes selon que les animaux ont les pieds fourchus ou fendus, savoir quelle bénédiction faire si l’on voit une montagne, si l’on mange une prune… Pour qui n’est pas versé dans les pratiques religieuses, Ma (dé)conversion au judaïsme de Benjamin Taïeb a tout d’un récit de science-fiction. C’est que la religion lui « tombe dessus », alors...
Scènes de ménage
Un village, des on-dit, des forains, un arrêt de bus, une maison. Dans la maison une vieille fille et sa très vieille mère. Le premier roman d’Olivia Resenterra, auteure d’un essai Des femmes admirables (PUF, 2012) est un fruit mûr que l’on pèle, de la peau à la chair, jusqu’au noyau. Où chaque couche ne peut se libérer de celle qui la précède ni de celle qui la suit. Le Garçon, scènes de la...





